18 avril 2018

Nidegger au Conseil d'Etat

IMG_5106.JPGJe ne sais si ce billet l'aidera à accéder enfin au CE, mais c'est pour moi une question d'honnêteté. J'ai besoin de dire à quel point et pourquoi je voudrais que Yves Nidegger accède au Conseil d'Etat genevois.

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04 avril 2018

Discours d'Emmanuel Macron sur l'IA

Emmanuel_Macron_140-w.jpgPour une fois qu'un élu français s'exprime parfaitement dans la langue de Shakespeare, je ne boude pas mon plaisir et vous propose de prendre connaissance de son message et de l'interview qu'il a donnée à Wired.

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05 mars 2018

Oxfam, par Edouard Cuendet

66042034.jpgJuste quelques mots sur le dernier billet de M. Cuendet qui n'est pas ouvert aux commentaires.

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06 février 2018

Ma liste favorite pour le Conseil d'Etat 2018

J'ai ouvert ce blog lors de ma candidature en tant qu'indépendant au Conseil d'Etat 2013. J'ai fait preuve d'une conviction à la hauteur de la naïveté d'une telle démarche. Mais j'ai appris, en accéléré.

Aujourd'hui que nous connaissons tous les prétendants, je ne résiste pas à balancer mes favoris. Mais pas seulement. Je choisis en fonction des équilibres entre les forces en présence et leur chances objectives de gagner. Disons que je pratique l'art du consensus avec moi-même par pragmatisme. Je tente l'approche réaliste et vous les propose par ordre de préférence.

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14 novembre 2017

Je me suis fait violer

Aucune photo ne peut traduire valablement l'histoire que je vais vous raconter.

Elle fut ma première cliente ce dimanche 12 novembre 2017.

Je vais tenter de reproduire la scène.

Et je vous laisse en tirer les conclusions qui vous semblent les plus pertinentes.

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12:51 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Genève, Viol | Lien permanent | Commentaires (223)

24 octobre 2017

Bodyworlds

-1.jpg- Dis papa, tu m'accompagnerais à l'exposition sur les corps plastifiés ?

- Mouais... pourquoi pas. Je suis curieux.

 

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30 juin 2017

Les gens du voyage

-1.jpgET moi qui pensait me faire plus rare ici, me voilà à réagir. Encore.

Mais j'ai fait la paix avec les trolls et autres cassés de la vie qui ont besoin d'un endroit où ils peuvent causer librement.

Je me suis fait une raison et je renonce à faire de mes billets le motif principal des divers déversements. Alors, n'hésitez plus. Défoulez-vous. Essayez juste de ne pas dépasser les limites qui impliqueraient presque inévitablement la fermeture de la plateforme.

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16:48 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Feeling, Politique | Lien permanent | Commentaires (366)

09 juin 2017

La fin du libéralisme

images.duckduckgo.jpgL’idéologie du capitalisme triomphant validé par l’ensemble des nations, ouvertement ou non, repose sur un pré-requis questionnable : L’individu.

Qui suis-je, si ce n’est un ensemble de particules et d’atomes assemblés selon un schéma hasardeux qui mélange un héritage génétique et un acquis culturel ?

La liberté individuelle, si chère aux libéraux et autres libertaires, suggère que l’individu est le mieux placé pour savoir ce qui lui est favorable.

En face, on a la gauche au sens large qui estime que le bien général passe avant celui de la personne et qu’il est donc nécessaire de renforcer l’Etat et les règles qui permettent une distribution équitable des ressources.

A mon avis, les deux tendances sont à côté de la plaque ce qui semble d’ailleurs se confirmer par les récentes sanctions populaires avec l'élection d'un président français, ni de gauche, ni de droite, ou la renaissance des formations dites populistes pour dénoncer l’incurie du système partisan.

Le salut viendra vraisemblablement de la technologie et de la science qui ont d’ores et déjà tué Dieu et qui permettent de comprendre les raisons de nos limitations.

Dans son dernier ouvrage, « La révolution transhumaniste », Luc Ferry fait la moitié du chemin en espérant sauver ce qui peut l’être, notamment en tentant de ridiculiser Jeremy Rifkin qui annonçait déjà la fin du travail il y a vingt ans.

Mais d’autres, un peu plus pointus et actuels comme Yuval Noah Harari avec son « Homo Deus » nous offrent une analyse non complaisante qui déconstruit tout le mythe libéral et sa main invisible si chère aux tenants de la doctrine.

La question du libre arbitre est plus que jamais ravivée à l’aube de l’intelligence artificielle qui promet de surpasser à relativement court terme la suprématie de l’homo sapiens et fait écho aux premiers doutes relevés par Benjamin Libet dans les années 80 lorsqu’il a pu mesurer la latence entre une décision et la validation par le cerveau.

Qu’on le veuille ou non, l’avenir proche confirmera la supercherie du soi et toutes ces écoles qui fleurissent pour favoriser le développement personnel, ou tous ces psys qui prétendent, ou tentent désespérément, de nous guérir de maux que nous nous sommes construits, en suivant des modes ou des courants de pensée obsolètes.

Reste juste à espérer que la gauche ne récupérera pas ces révélations pour venir nous infliger son idéologie de répartition équitable, aussi insupportable que celle de l’inégalité inéluctable.

 

PS. Luc Ferry donne une conférence à Hermance samedi prochain à la Fondation Brocher.

 

09 mars 2017

Arbeit macht nicht mehr frei

-1.jpgTout va vite. Très vite même si nous considérons le tempo antérieur.

Ce qui est inquiétant ce n'est pas tant la mutation profonde que nous traversons avec la quatrième (ou plutôt troisième, selon) révolution industrielle, c'est la déconnexion entre la réalité du terrain et nos décideurs qui semblent largués.

Non, je ne vais pas cette fois vous abreuver de liens révélateurs. Finalement vous êtes assez grands pour utiliser les outils disponibles afin de vous déniaiser.

Il parait qu'on a que ce qu'on mérite. Soit. Je ne vais donc ni m'offusquer, ni espérer voir un jour un élu refléter les préoccupations de notre temps. La politique m'apparait comme une distraction quand elle ne contribue pas directement à la dégénérescence. Il n'y a pas si longtemps, je pensais encore un peu naïvement qu'elle était l'art d'accommoder les restes. Aujourd'hui je réalise qu'elle ne fait que reculer une échéance inéluctable. Je ne connais pas un seul candidat ou formation qui ne promette pas le plein emploi et le retour de la croissance.

Demain il n'y aura plus de travail pour personne. Les taxis furent les premiers à subir le phénomène transitoire d'ubérisation de la société. Ce bref intermède touche bientôt à sa fin. Le disrupteur du disrupteur arrive plein pot.

La blockchain et les applications décentralisées mettront un terme définitif aux intermédiaires. Je ne boude pas mon  plaisir de voir ces voyous qui se profilent sur l'économie de partage pour s'engraisser en exploitant les esclaves des temps modernes, sombrer devant la puissance de la communauté.

Bien sûr, ils vont résister. Un moment. Goldman Sachs est la première banque à avoir créé un département bitcoin pour ne pas se faire déborder. Mais la logique qui sous-tend cette révolution est imperméable à la récupération.

Vivement le jour où les plus pointus auront assez de voix pour se faire entendre et permettre au monde de profiter enfin de l'abondance en bonne intelligence.

28 novembre 2016

La mondialisation pour les nuls

mondialisation.jpgComme tout ce que je raconte depuis quelques années sur ce blog, ce sujet ne fera pas exception. Je ne suis pas un expert. Dans aucun domaine. Mais j'ai un avis. Sur à peu près tout. Qui est forcément subjectif.

Les mouvements tectoniques du monde, qui suscitent pas mal d'émoi dans les consciences et qui se traduisent par des guerres géopolitiques, dont les tenants et aboutissants nous échappent, semblent très complexes et nombre de spécialistes s'expriment à longueur d'année sur les divers médias et autres publications pour nous aider à les décrypter.

Mais personne ne semble capable, ou manifeste l'envie, de synthétiser. D'aller à l'essentiel. Pourtant, il me semble que toute cette affaire est finalement assez simple. Elle se divise en deux visions diamétralement opposées entre les chantres du libéralisme économique qui visent rien moins qu'une gouvernance mondiale et le repli identitaire des nationalistes, souvent rattachés aux "populismes" dont les forces inquiètent et qui reflètent les craintes d'une bonne moitié de la population.

Ils ont les deux raison. En fait, tout le monde à toujours raison. Tout n'est que question de point de vue et le mieux que nous puissions faire c'est de tenter de relativiser celui qui nous séduit à priori le plus pour essayer de comprendre l'autre.

Les premiers, les mondialistes donc, ont bien sûr raison de relever l'évidence de la neutralisation des conflits armés entre des nations qui font du commerce en toute bonne volonté, grâce à des accords transnationaux qui passent outre les juridictions locales. Ils font en revanche fausse route lorsqu'ils prétendent que, grâce à leur théorie fumeuse dite de "ruissellement", ils permettent de diminuer la pauvreté dans le monde. C'est pourtant vrai pour la minorité qui vit dans une précarité inconcevable pour nous. En revanche, il est aujourd'hui clair que le fossé se creuse dangereusement entre les nantis et la classe moyenne dont le niveau de vie a radicalement chuté.

Les autres font preuve d'une réaction presque animale, véritablement instinctive, pour freiner cette évolution bien trop rapide pour être valablement intégrée. Ils demandent de la prudence, de la sécurité, de la protection et donnent donc de gros moyens aux Etats pour affirmer leur souveraineté. Ils vont jusqu'à plébisciter des figures fortes qui restent pourtant humaines et dont les dérives ne sont plus à démontrer. L'Histoire nous abreuve d'exemples à ne pas suivre. L'homme sage devrait comprendre qu'il n'est pas fait pour centraliser un tel pouvoir.

Alors on fait quoi ?

Eh bien rien. Car tout ce qu'on fera ne servira qu'à alimenter ces deux fronts et une guerre permanente entre deux tendances qui ont toute leur raison d'être et autant d'individus pour les soutenir. Indéfiniment.

La solution pourrait venir de la technologie dont nous peinons à mesurer l'avancement spectaculaire. Aujourd'hui, lorsque quelqu'un vous parle de "blockchains", rares sont ceux qui ont une vague idée de quoi il s'agit. Et pourtant, cette technologie, qui n'est qu'une conséquence logique de l'évolution de l'internet tel qu'il était conçu à ses début, permet une décentralisation si spectaculaire que tous nos concepts risquent bien d'être obsolètes dans moins de dix ans.

Alors relax Max. Inutile de s'exciter. Nous ne ferions que brasser de l'air en se prenant bien trop au sérieux.