22 mai 2013

Revenu de base inconditionnel

Initiative_salaires_0.pngJe ressors à l'instant d'une table ronde organisée à UNI Dufour par l'association Basic Income Earth Network (BIEN) Suisse avec la participation du philosophe et économiste Philippe Van Parijs et Martine Brunschwig Graf, ancienne conseillère nationale PLR, Anne-Catherine Menétray-Savary, ancienne conseillère nationale Verts, Guy Mettan rédacteur en chef de la Tdg et député PDC au Grand Conseil genevois, Marco Salvi économiste et chef de projet chez Avenir Suisse ainsi que Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan.

L'idée d'un revenu de base inconditionnel et universel m'a immédiatement interpellé et séduit. Notamment par sa simplicité qui permettrait de substantielles économies à l'Etat puisque les diverses subventions et autres aides sociales disparaitraient ainsi que les contrôles y afférents.

L'initiative fédérale, qui a déjà récolté 100'000 signatures, prévoit un revenu de 2500.- pour toute personne majeure vivant légalement en Suisse et 1250.- pour les mineurs dès leur naissance. Les avantages sautent aux yeux tant qu'on ne parle pas de financement. D'ailleurs ce sujet sera évité lors de cette présentation.

Comment ne pas souscrire à ce changement de paradigme qui permettrait à tout un chacun de choisir de travailler pour le plaisir ou pour s'offrir des extras. Quelle libération pour les femmes qui ne dépendraient plus du salaire de leurs conjoints. Et quel bel encouragement à des activités associatives et bénévoles.

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01:15 Écrit par Pierre JENNI dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8)

Commentaires

"Nul n'est prophète en son pays", hélas.

Écrit par : Mère-Grand | 22 mai 2013

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Je partage avec vous cette vision: "Celui qui a compris qu'il n'a pas besoin de plus que nécessaire pour vivre...", y compris le reste de la phrase. Et je souscris dans l'ensemble à votre analyse lucide.

La vraie révolution viendra de l'intérieur, j'en suis aussi convaincu. Elle prendra plus longtemps mais elle sera ancrée dans une prise de conscience et non provoquée par contrainte - fut-ce une contrainte "positive" comme il y a des discriminations "positives".

Je découvre seulement aujourd'hui votre deuxième blog! Et je me demande toujours comment font certains, comme vous, pour illustrer la page de leur blog (cf votre bandeau du haut). J'ai déjà tenté de bidouiller dans la présentation avancée pour mettre ne serait-ce qu'une couleur, mais les lignes de codes m'en veulent et me boudent! :-)

Écrit par : hommelibre | 28 mai 2013

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Vous citez comme argument de Myret Zaki et Martine Brunschwig-Graf : "il était amoral et contreproductif d'obliger une partie de la population d'entretenir l'autre.".

Tout à fait d'accord, il est amoral et improductif que 99% des citoyens aient accordé, sans le savoir, 231 milliards de francs suisse de création monétaire à quelques banquiers en 2012, sans aucune condition en compensation. Le revenu inconditionnel existe déjà, pour les banquiers : partageons le.

Écrit par : Bernard | 04 juin 2013

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Pierre Jenni a écrit : "Il est en outre particulièrement piquant d'observer que le système ne fonctionne que grâce au capitalisme et à la création de richesses que les défenseurs de l'initiative dénoncent pourtant si vigoureusement.".

C'est faux : le système ne fonctionne pas, il conduit à des crises par sa structure. La grenouille dans l'eau qui chauffe peut dire que tout va bien, mais le système la fait cuire de manière sûre. Ce n'est pas le capitalisme qui fait dire que le système fonctionne, c'est l'inconscience de son fonctionnement réel.

Écrit par : Bernard | 04 juin 2013

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Bernard, j'aurais dû préciser que j'utilise ici le mot "système" pour parler du revenu inconditionnel de base et non pas du système au sens large.
Mais d'ailleurs, existe-t-il un système au sens large ?

Écrit par : Pierre Jenni | 04 juin 2013

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Ne jamais utiliser un mot comme "système" ou "inflation" sans définir sa portée ;-)

J'ai interprété comme "système économique actuel" car justement le principe du revenu inconditionnel est par définition à l'opposé du capitalisme que vous citez dans la phrase, puisque le capitalisme accorde une revenu seulement à ceux qui ont un capital financier, alors que le revenu inconditionnel est accordé... sans condition, à tous les humains :-)

Écrit par : Bernard | 04 juin 2013

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Vous avez raison. Mea culpa.
Je précise donc ici ma réflexion. Le revenu de base inconditionnel repose sur le capitalisme par la perception de l'impôt. Ce n'est que grâce aux créateurs de richesses et de valeur ajoutée que l'on pourra distribuer à tous un revenu de base.

Écrit par : Pierre Jenni | 04 juin 2013

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Tout d'abord, merci de votre ouverture à la discussion.

Et désolé, car je ne suis pas d'accord non plus :-) Ce qui créée les richesses à partager, ce sont d'abord les dons de la Terre, et ensuite effectivement le travail des humains qui transforment ces richesses.

Ce qui confisque ces richesses à la plupart des humains, c'est le fait qu'ils acceptent le mécanisme perverti des monnaies actuelles. Certains reçoivent la création monétaire sans contrepartie, ils l'utilisent pour acheter le travail des autres, assez inconscients pour accepter.

En 2012, certains ont reçu au moins 231 milliards de Francs suisse, sans aucune condition, ni travail ni impôts. On peut acheter quoi avec cela ? Le travail de ceux qui n'ont reçu aucune part de la création monétaire, et aucun impôt ne peut rectifier cela.

Écrit par : Bernard | 04 juin 2013

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