10 juin 2013

Indemniser les détenus ?

trois-detenus-envoient-deux-videos-menacantes.jpgComment ne pas être indigné par une telle proposition ?

Pourtant la loi semble claire. Il faut pouvoir garantir 4 m2 à chaque détenu. Un peu comme les crèches avec 3 m2 par bambin. Et l'Etat ne peut pas violer la loi.

La première piste à investiguer, c'est la coopération inter cantonale puisque les prisons de Suisse alémanique sont sous exploitées. Ceci dans l'urgence, pour limiter les dégâts. Car en fin de compte, les criminels ne font pas cas de frontières cantonales et ils sont très mobiles. Ce n'est pas parce que Genève fait des efforts payants pour traquer cette population que nous devrions en subir seuls les effets collatéraux.

Ensuite, pourquoi ne pas entrer en matière sur ces demandes d'indemnisation ? Je trouve que c'est une excellente idée. Pour autant que ces montants aillent directement vers les victimes dont les assurances ne couvrent de loin pas les préjudices tant matériels que moraux.

Ainsi le droit est respecté et les indemnités bien utilisées. Allez, les élus, un peu d'imagination que diable !

17:21 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

07 juin 2013

Quizlet

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Ma fille Maya est en première année du Collège. L'autre jour elle est venue vers moi, toute enthousiaste, me montrer la dernière trouvaille du "geek" de sa classe.

Andreï a concocté un petit menu personnalisé pour tous ses potes de classe sur l'application Quizlet. Il a téléchargé la version PDF du bouquin d'allemand et fait des copier-collés des chapitres à connaitre pour la trim de fin d'année.

Résultat, tout ce petit monde pianotait sur son clavier de smartphone pendant la récréation pour battre leur record de temps de réponse aux questions de vocabulaire.

Quand Maya m'a fait la démonstration j'étais totalement sous le charme. Imaginez nos fameuses cartes que l'on découpait dans un papier cartonné pour écrire le mot en français d'un côté et en allemand de l'autre. Et bien d'un glissement de doigt sur la vitre la carte se tourne et une voix nous dit le mot avec un accent parfait, au singulier et au pluriel. On peut, bien entendu, choisir le sens. Le jeu qui a été mis en place permet de battre son propre record. Tout le monde craque et s'amuse.

C'était mon rêve et ma grande frustration à l'école. Apprendre en s'amusant. C'est dorénavant possible et de plus en plus.

Je savais que la rénovation de l'enseignement viendrait tôt ou tard. Pas seulement parce que les profs en ont marre de remplacer les parents dans un rôle de tuteur disciplinaire, mais parce que l'on a de plus en plus besoin de sens pour être motivé dans l'apprentissage, quel qu'il soit.

Les premières tentatives se sont avérées infructueuses. L'abandon des notes a déstabilisé tout le monde par la perte de repères. Et le monde d'aujourd'hui suit toujours un modèle compétitif où la concurrence internationale est acharnée.

Ce n'est pas grave. Nous y viendrons, nous y sommes déjà mais nous ne le savons pas encore. L'école de demain sera radicalement différente et accessible à tous, gratuitement. Nous pourrons choisir nos profs en ligne, les contenus des cours seront très rapidement adaptés au monde réel, à l'économie, bien sûr, mais pas seulement.

La souplesse et la flexibilité qui sont devenus des must dans la vie professionnelle vont enfin trouver leur écho dans la formation. Une révolution douce est en route. Elle se fera tout naturellement, sans effort, de manière évidente et incontournable.

Quel bonheur !

22:39 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Conseil d'Etat, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3)