03 juillet 2013

La plage Cramer

ATT00001.jpgJe suis prêt à parier que le WWF ne communiquera pas le nombre de défections au sein de sa section genevoise si un journaliste voulait bien se pencher sur la question.

Je ne partage pas le pessimisme ambiant et reste persuadé que cette plage se fera. D'ailleurs, ce contre-temps permettra d'affiner un nouveau projet qui tienne compte de la traversée de la rade. Elle sera proposée à la population avant 2015 et devrait être réalisée dans les 6 ans qui suivront son acceptation.

Les remblais seront alors largement disponibles sur place.

J'imagine que le WWF s'opposera aussi à la création de ce tunnel qui devrait avoir des conséquences autrement plus dévastatrices sur la faune aquatique. Et pourtant, le recours sera sèchement rejeté cette fois pour des questions d'intérêt prépondérant et de proportionnalité. On mesure ici le degré d'incohérence d'un tribunal tatillon présidé par un ancien du WWF. Si le formalisme et la lettre de la loi sont des garants d'impartialité, l'esprit reste important et traduit la substance du texte.

Cessons de pleurnicher et rassemblons les bonnes volontés pour avancer. Le projet de la plage s'insère parfaitement dans une vision du mieux vivre en ville. La traversée de la rade permettra de vider le centre des véhicules parasitaires et il sera enfin possible de développer les zones piétonnes. Les citoyens genevois et les visiteurs prendront un réel plaisir à se déplacer à pied ou à vélo dans l'hypercentre.

 

 

11:54 Écrit par Pierre JENNI dans Conseil d'Etat, Genève, Mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Ben dites donc, Pierre Jenni, j'admire votre esprit positif, mais vous allez rudement déchanter quand vous serez au Conseil d'Etat ;-)

Écrit par : Mikhail Ivanovic | 03 juillet 2013

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Mikhail, je vois que nous sommes deux optimistes !
Tout dépendra de l'équipe en place. Espérons que le souverain privilégiera les candidats rassembleurs.
Un exécutif travaille de manière collégiale. Il serait donc avantageux de choisir des candidats non pas en fonction de leur appartenance partisane, mais plutôt sur leur caractère, leur vision et leur capacité d'écoute.

Écrit par : Pierre Jenni | 03 juillet 2013

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Le WWF perd du crédit. L'écosystème localement perturbé se recréerait ailleurs. Au début je pensais que ce projet était un gadget de l'ancien C.E. et puis au final je trouve que l'idée est bonne et agréable pour tous ceux qui habitent en ville particulièrement. Et Genève en serait plus attractive.

Comme vous le dites il faudra aménager le couplage de la plage avec le tunnel pour que la cohabitation soit agréable et pratique.

Tunnel + plage = mobilité + qualité de vie.

Écrit par : hommelibre | 03 juillet 2013

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@Pierre Jenni: je suis moi-même convaincu qu'un candidat indépendant mais compétent serait infiniment meilleur qu'une personne cooptée en tête d'une liste partisane pour des raisons obscures. Néanmoins, un élu indépendant aurait-il des chances de faire passer ses idées sans relais politiques au parlement? Sans compter qu'il aurait certainement à composer avec une équipe administrative mise en place par ses prédécesseurs, qui lui devrait théoriquement loyauté, mais risquerait en pratique de vouloir lui mettre des bâtons dans les roues.

Avez-vous une idée de la manière dont vous pourriez surmonter ce genre d'obstacles au cas où vous seriez élu?

Écrit par : Mikhail Ivanovic | 03 juillet 2013

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Je vous remercie pour vos remarques pertinentes qui me permettent de développer un peu plus ma vision et les réformes qui se dessinent un peu partout dans le monde politique.

Relais politiques :
Comme vous l'avez certainement remarqué, plus aucun objet ne passe la rampe du parlement sans des alliances de circonstances. A tel point que le MCG est devenu en quelque sorte le parti d'arbitrage ce qui lui permet de se prétendre ni de droite ni de gauche.
On assiste ainsi à des grands écarts, des contorsions qui font perdre leur âme aux différents partis.
Par ailleurs, ou devrais-je dire en conséquence, on assiste de plus en plus à des migrations. Les élus ne se reconnaissent plus au sein d'une formation.
Par conséquent, je pense que les partis se profilent au coup par coup et soutiendront des projets de magistrats en phase avec leur sensibilité même s'ils ne sont pas de leur bord. Un indépendant profite justement de l'absence d'étiquette qui lui permet d'être beaucoup plus authentique. A lui de savoir persuader d'abord le collège. Le reste suit.

Les services :
Je vous rejoins sur cette difficulté. Mais c'est justement dans ce domaine qu'il faut réformer l'Etat. Les services sont gourmands et dysfonctionnent. Les fonctionnaires sont boulonnés et manquent de flexibilité. Ils devraient pouvoir travailler de manière transversale au sein de divers départements en fonction des besoins accrus sur des dossiers pressants.
Je suis parfaitement conscient qu'un magistrat qui voudrait trop remuer la structure serait très impopulaire au sein de la fonction publique, à l'instar de M. Blocher qui a réduit drastiquement les cadres de son dicastère. Pourtant nous devrons bien nous atteler à l'optimisation de notre administration afin de rendre l'Etat plus performant et surtout réduire la dette abyssale qui nous contraint à dépenser plus d'un million et demi d'intérêts par jour !!! Nous ne pourrons pas compter indéfiniment sur d'hypothétiques recettes générées par un développement erratique dans un monde où les ressources sont épuisables et l'explosion démographique programmée.
Je pars du principe que c'est un des rôles important du président d'un département que d'optimiser ses services. Il faut savoir mettre les mains dans le cambouis, repérer les pièces vitales au bon fonctionnement de la machine. Tout l'art vient de la capacité à faire comprendre la logique qui sous-tend une réforme afin de minimiser les effets collatéraux.

Je suis donc parfaitement conscient des obstacles que vous évoquez. Mais je ne me présente pas à un tel poste pour faire de la figuration et des promesses électorales qui ménageraient tout le monde. Je vise clairement le département de la mobilité et ma fonction actuelle de représentant officiel des taxis genevois m'a permis de découvrir nombre de dysfonctionnements des divers services de plusieurs départements. Mes expériences avec la DGM sont catastrophiques et j'ai une idée très claire des réformes à opérer pour rendre ce service enfin performant.

Écrit par : Pierre Jenni | 03 juillet 2013

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