26 février 2014

Patrouille suisse ou la trouille de Maurer

patrouille_suisse_zoom945.jpgLe malaise commence à se faire sentir. Jusqu'à aujourd'hui, les Suisses ont toujours validé les investissements militaires et ont rejeté plutôt massivement les tentatives de supprimer notre défense nationale.

Mais les temps changent. Les électeurs aussi. Ils se rajeunissent ou proviennent d'autres générations. Aujourd'hui, ceux qu'on appelait les 68ards, font partie de ceux qui votent le plus. C'est statistique.

L'article du 25 février 2014 dans la tribune de Genève "suggère", ou plutôt pose les conditions, pour le maintien de la Patrouille suisse, symbole de fierté et de savoir faire. Soit on accepte le Gripen, soit on perd la Patrouille.

Ce manichéisme réducteur doit être dénoncé. Ce n'est qu'un chantage de plus qui exprime le malaise de nos élus qui, majoritairement, plébiscitent un investissement incohérent. Oui, incohérent est le mot adéquat pour qualifier le dossier Gripen.

Je développe sur mon site, en résumé, quelques aberrations majeures qui, à elles seules devraient suffire à convaincre un majorité des citoyens. Mais en face, il n'y a rien. Aucun argument. Juste la souveraineté nationale qui fut, ma foi, bien mise à mal lors de la dernière aventure du détournement par un co-pilote éthiopien.

Ce qui me fait réagir ici aujourd'hui, ce n'est pas la vacuité des arguments des défenseurs de notre souveraineté, mais plutôt les moyens auxquels ils recourent pour toucher l'âme des Suisses.

La Patrouille ne doit pas disparaitre. Les FA 18 sont presque faits pour. Mais il n'est nul besoin de les transformer pour représenter les couleurs de la Suisse. Il suffit simplement des les "wrapper". Cette technologie permet d'habiller provisoirement, pour des montants ridicules, ces avions par ailleurs destinés à notre protection aérienne et donc toujours opérationnels au moins jusqu'en 2030 si l'on en croit l'article de la Tdg.

Cette fois sera la bonne. Les Suisses ont acquis une maturité qui s'exprime de plus en plus dans les urnes. La propagande médiatique est surpassée par la blogosphère et les réseaux sociaux. Le pouvoir renvient enfin aux gens. Simplement.

19:57 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (2)

07 février 2014

Proprios écolos à Zürich

En perte de vitesse un peu partout, les Verts, en désespoir de cause, deviennent les nouveaux dictateurs de la bonne parole.

Si je m'en réfère à l'article de la Tdg de ce jour, les écolos veulent imposer des standards très contraignants en matière de normes énergétiques aux propriétaires immobiliers des communes zurichoises.

Selon eux, si nous ne faisons rien, il ne se passera rien. Et nous n'atteindrons pas le but d'une société à 2000 watts.

Ces mesures coercitives sont donc prises pour faire le bien des propriétaires malgré eux puisque les investissements consentis devraient être rentables à moyen et long terme.

Je m'étonne que les milieux de l'immobilier n'aient pas fait leurs calculs. Mais surtout j'observe que, chaque fois que l'Etat intervient pour contraindre, les victimes de ces mesures réagissent de manière presque épidermique et trouvent toutes sortes d'esquives qui alourdissent d'autant les services de l'Etat que ce soit par les recours ou les contrôles.

Nous devrions avoir appris que les meilleurs résultats s'obtiennent par l'incitation, la coopération, la communication. A Genève, nous avons une école à la pointe, L'IHEID, avec son nouveau bâtiment du Graduate Institute, où l'on enseigne l'art de la négociation, de la coopération en amont des conflits, de la diplomatie pour étouffer dans l'oeuf les foyers brûlants. Ne pourrions-nous pas nous inspirer de ce que nous professons au monde entier ?

"On enseigne le mieux ce qu'on a le plus besoin d'apprendre" Richard Bach, Le messie récalcitrant 1977.

17:44 Écrit par Pierre JENNI dans écologie, immobilier, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (11)

05 février 2014

"Papy boomers" en exil, ça ne vous rappelle rien ?

6a00e550896e09883301310ffd96e6970c-pi.pngC'est avec une telle idée qu' Yves Nidegger a loupé son ticket pour le Conseil d'Etat. En proposant de créer une enclave au Maroc pour permettre aux retraités qui souhaitent vivre leur troisième âge dans un pays au climat plus clément et à moindre frais, il s'est attiré l'indignation générale.

Faut dire que Monsieur Nidegger est UDC. A Genève, c'est presque une maladie. Aux Etats-Unis, ce type de migration est devenu un véritable trend. On se rue en Amérique du Sud et ces pays se tirent la bourre pour attirer cette population par des mesures plus qu'incitatives.

La Thaïlande a déjà fait le pas il y a quelques années en octroyant un permis d'établissement permanent aux étrangers dès l'âge de 50 ans pour autant qu'ils puissent justifier d'une fortune ou d'une rente personnelle parfaitement abordable.

La Thaïlande, j'en reviens justement après deux semaines de farniente sur une plage avec mes filles. Quelle n'a pas été ma stupéfaction au retour de découvrir que j'étais cool. Le climat, la nourriture, le rythme de vie, les sourires, m'ont transformé.

Alors oui, j'y pense aussi. C'est une forme d'aventure, la dernière. Skype et Facetime nous permettent d'être en contact permanent avec nos proches qui seront par ailleurs ravis de venir nous rendre visite dans ces paradis terrestres.

Lisez l'article de la Tdg de ce jour, il vous en dira bien plus ! Et ensuite, si vous le voulez, on pourra continuer à parler d'immigration...

22:37 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, papy boomers | Lien permanent | Commentaires (32)

03 février 2014

Les inquiétudes de Philippe Souaille

1407734.jpgPhilippe persiste et signe. Il me confirme par mail qu'il ne publiera pas mon commentaire sur son blog.

Voilà qui en dit long sur ses inquiétudes face à l'échéance du 9 février.

En fait, il me fait un superbe cadeau. D'une part il me laisse penser que mon avis pourrait avoir une quelconque portée, et d'autre part, en me censurant, il manifeste son malaise.

Philippe est un journaliste brillant et il se considère comme tel. Ils sont nombreux à se considérer comme faisant partie d'une certaine élite intellectuelle et, bien qu'ils n'oseront jamais le reconnaitre, ils déplorent notre démocratie directe.

Philippe est un grand ennemi de l'UDC et il profite de chaque occasion pour fustiger cette politique conservatrice. C'est un humaniste qui milite pour un monde globalisé équitable. Ce qui est tout à son honneur.

Comme l'ensemble des partis, excepté l'UDC, ainsi que les milieux "économiques", il dénonce un vote émotionnel, une décision populaire qui viendrait du coeur ou des tripes et prône l'intelligence, cette faculté suprême qui nous permet d'analyser objectivement les situations et prendre des décisions raisonnables et raisonnées. Il semble juste oublier que les vérités d'un jour ne sont pas celles de demain et que le mental est un outil pratique lorsqu'il s'agit de fonctionner, mais devient vite une entrave lorsque nous pensons détenir la vérité.

C'est tout le problème des élites, de la crème, qui peste régulièrement contre les décisions soi-disant peu éclairées du souverain et fustigent la capacité aux "populistes" de convaincre la masse ignorante.

Dieu merci, chez nous, en Suisse, nous nous méfions de ceux qui pensent savoir. Et les sanctions dans les urnes témoignent d'une sagesse plus profonde, intégrée, incarnée qui vient heureusement du coeur et donc de plus profond que les idées volatiles.

J'ai publié le commentaire censuré par Philippe sur mon blog "Gossips". Ce n'est pas juste par provocation, mais parce que je suis un vrai démocrate et que je supporte mal sa propagande qui s'exprime par la publication de ce qui l'intéresse. Il devrait soit fermer ses blogs aux commentaires et faire sa star, soit publier toutes les prises de positions qui favorisent le débat.

 

 

Parking de la clé de Rive

Je publie ici ma dernière chronique mobilité publiée dans la TDG de ce jour


Traverser la rade : La clé de l'ouverture

Si le projet de réaménagement du centre peut se faire tel qu'il nous est présenté dans la tribune de Genève du 23 janvier alors c'est que nos élus auront fait un pas de géant.

Tout devient possible et je résiste pas à  vous communiquer mon enthousiasme.

Plus de 15 ans de bisbilles entre la Ville et le Canton, entre les pro et anti-voitures qui, comme par miracle, semblent ne jamais avoir existé.

C'est toute une mentalité qui change dans chaque camp. Et tout le monde gagne.

Enfin nous allons pouvoir flâner dans un centre complètement dégagé des véhicules individuels motorisés, pour le plus grand plaisir des citoyens, des visiteurs et des commerçants.

Si cette sagesse subite devait persister, alors nos représentants n'ont plus qu'à faire le pas suivant qui s'impose : la traversée de la rade.

C'est alors que nous pourrons enfin dédier l'entier du noyau urbain à la mobilité douce tout en favorisant la fluidité des transports, toutes catégories confondues.

Il sera bien assez tôt pour engager les travaux de la traversée autoroutière du lac, dédiée au transit international, lorsque nous aurons convaincu la Confédération de la nécessité de l'inscrire au budget.

 

11:10 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Genève, Humeur, Mobilité, Politique, rade | Lien permanent | Commentaires (2)