16 septembre 2014

Traversée de la rade et nappe phréatique : rien de nouveau, des solutions existent

geothermie_nappe_phreatique_aquathermie_nappe phreatique.JPGA la page 122 du Rapport de la Commission des transports chargée d’étudier l’initiative populaire 152 « Pour une traversée de la rade » commence le Rapport final des études du GROUPE DE TRAVAIL « CONTOURNEMENT DE GENEVE », daté du 24 septembre 2004, rédigé par SGI et al.
 
Le Groupe de travail « contournement de Genève » était alors présidé par Monsieur Robert Cramer. Les études techniques que ce groupe a confiées aux bureaux privés SGI et al. ont évidemment été menées sous la conduite de l’administration cantonale - Département de l’intérieur, de l’agriculture et de l’environnement – Conseiller d’Etat en charge, Monsieur Cramer.
 
Voici un extrait concernant la nappe phréatique, en page 171 :
« Dans le parc des Eaux-Vives le tunnel remonte avec une pente forte de 5 % sur une longueur d’environ 170 m afin de sortir au plus vite de la nappe phréatique. Ensuite la pente du tunnel s’adoucit pour atteindre la valeur de 3,5% qui est conservée sur la majeure partie du tunnel. Il est à noter que le tunnel passera en dessous du tunnel ferroviaire du projet CEVA ».
 
Plus loin, à la page 175, on trouve encore :
 « 4.6.3.4.1. TRANCHEES COUVERTES SOUS LE PARC DES EAUX-VIVES
Cette tranchée couverte sera réalisée en partie dans la nappe phréatique protégée. Un soin particulier sera apportée aux travaux afin d’assurer la protection de la nappe. Plusieurs techniques sont envisageables. Afin de ne pas perturber le régime hydraulique de la nappe, il est envisagé d’effectuer la majeure partie des travaux dans l’eau sans rabattement et d’utiliser les techniques courantes de travaux maritimes semblables à celles utilisées pour le tunnel sous-lacustre comme l’immersion d’éléments préfabriqués. Une fois sorti de l’emprise de la nappe phréatique, le tronçon sera rendu étanche permettant ainsi une libre circulation vers le front d’attaque du tunnel. »
 
On constate donc qu’en 2004 déjà, la question de la nappe phréatique avait été adressée, la nécessité de la protéger exprimée et la possibilité de la préserver expliquée.
 
Ce qui était possible en 2004, avec l’aval manifeste de l’administration cantonale, sous la présidence de Monsieur Robert Cramer, ne le serait plus aujourd’hui ?

Commentaires

Mais Pierre, une rade ça ferait baisser le prix des courses de moitié !!!

Écrit par : Corto | 17 septembre 2014

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Oui Corto, c'est presque ça !
Lorsque les Genevois feront leurs calculs, ils réaliseront que le taxi est avantageux tant en termes de temps que de prix et surtout en diminution de stress dont les avantages sont difficilement appréciables.
Les taxis participent au transfert modal et à la diminution du trafic individuel motorisé en ville. Raison pour laquelle nous défendons vigoureusement la traversée de la rade qui fluidifiera le trafic et permettra la création de zones restreintes auxquelles ont accès les taxis.

Écrit par : Pierre Jenni | 17 septembre 2014

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N'aurais-tu pas plus de retombées si en tant que taxi tu militais contre la rade ???

Écrit par : Corto | 17 septembre 2014

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Certainement pas ! Et même si ce devait être le cas, avant d'être chauffeur de taxi, je suis genevois et je rêve d'une ville dégagée de ses nuisances.
J'ai tenté la vie à la campagne. Ce n'est pas pour moi. Je suis un citadin et je milite pour amener la campagne en ville plutôt que d'aller chercher de l'air pur à l'extérieur. Le tunnel est le seul projet qui nous permettrait de nous approcher une tant soit peu de cet idéal.

Écrit par : Pierre Jenni | 17 septembre 2014

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@Pierre Jenni, certes et faisable en 1970.

sauf qu'ici et maintenant, à ne considérer que le tunnel et laisser de côté ses accès et son tracé, ben.. c'est pas vraiment la campagne en ville que l'on voit.

C'est le b.a.ba de tous magiciens: ne faire voir que le doigt qui montre la lune, pour escamoter celle-ci.

Écrit par : pierre à feu | 17 septembre 2014

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Oui, mais la rade ne va pas augmenter la venue de centaines de milliers de fonctionnaires frontaliers !

Et le projet, comme je le dis plus haut, n'est pas assez onéreux aux yeux du reste des fonctionnaires écolos incrustés à l'état et à la ville.

Cette ville devient un véritable kolkhoze et rien de positif n'a vu le jour dans ce repère de mafieux depuis l'an zéro de la fracture des plaques tectoniques !

Ça fait des décennies que ce tunnel aurait dû être creusé et cela pour le bien de tous, en réponse ils nous ont troué toute la ville pour faire passer des train vers Thonon et Annemasse et creusé un accélérateur qui nous plombe avec des électromagnétismes déjà décelables sur la végétation depuis vue d'avion !

Ils ont creusé leur galerie technique de la rue du Rhône, creusé des salles blindées pour les banques remplies de milliers de milliards, creusés des abris antiatomique, ils ont creusé partout, sauf pour faire passer des milliers de véhicules/heure où c'est le plus nécessaire !

Même pour faire un trou de 2 mètres pour enterrer Grisélidis, ils ont fait et continuent de faire des histoires sans fin, alors pour rendre service à tous les citoyens de cette ville, c'est pas demain.

Aussi, c'est un sujet inépuisable de débats inutiles, si ils font ce tunnel, ils n'aurons plus rien à se mettre sous la dent, quel dommage !

Écrit par : Corto | 17 septembre 2014

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La gauche censure "Corto", cependant, ce la ne m'empêche pas de poster des commentaires sur les blogs de la nomenclature genevoise, comme je viens de le faire sur le blog de Sami Kanaan, alors si ça peut intéresser quelques lecteurs, je le poste également sur le blog de Pierre :

Genève avec sa rade en rade permet bon nombre de parades et des débats sans fin.

Dire qu'une traversée de la rade serait miraculeuse est tout aussi stupide que dire qu'elle n'apporterait rien !

Par contre que ce soit un sujet divisant la droite de la gauche me parait quelque peu futile, voir agaçant, genre je suis de gauche, donc je doit être contre la traversée et inversement, fait plutôt penser à un prétexte de lutte, ne regardant pas tant les politiciens qu'ils ne s'en prévalent autant.

Exemple, pourquoi cette traversée ne devait faire traverser que des voitures automobiles légères ?

Et pourquoi ne pas faire un système de paillage incitant les véhicules d'être occupés, 1 utilisateur = 5 francs et à partir de 3 passagers = gratuit, comme c'est le cas à San-Francisco sur le Golden Bridge depuis 40 ans ?

Une traversée de la rade avec des transports publics permettant à des cyclistes de pouvoir utiliser ce moyen de transport vers des terminaux proches des destinations ?

Car il y a un constat que l'on peut tous faire, le coeur de notre ville devient sans cesse de plus en plus irrespirable et insupportable, pas conviviale.

Nous avons une des plus belle rade du monde, un lac magnifique, un pont du Mont-Blanc méritant plus que ce spectacle arrogant et pas du tout romantique !

Nous vivons dans un système qui se goinfre avec les taxes liées aux automobiles, ne fonctionnant malheureusement que pour des moyens de plus en plus individuels qui envahissent tout l'espace lié à notre patrimoine urbanistique et ce phénomène malgré bon nombre d'utopie ne cesse de s’accroître, et ne cesse de représenter des lobbys économiques incompressibles, bref, il n'est pas difficile d'imaginer que si cette rade avait été présente depuis 20 ans, la vie à Genève en serait considérablement plus conviviale !

Bien à vous

Écrit par : Corto | 18 septembre 2014

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