17 septembre 2014

Lorsque la voix en dit plus que les mots

PARLER-EN-PUBLIC-2009-copie-2.jpgJe vous propose un petit exercice. Ecoutez les extraits audio des invités au débat sur la traversée de la rade.

Si possible en fermant les yeux et en faisant abstraction du contenu et de vos inclinations personnelles.

Vous découvrirez des facettes plus ou moins cachées qui en disent long sur les personnages.

Ainsi, les gamines Mazzone et Amaudruz ont l'assurance de la jeunesse qui sait tout. Le doute n'a pas sa place. A 30 ans on est encore immortel. On sent l'hésitation provoquée par le manque de métier, en revanche le ton est autoritaire. Moi je sais, toi tais toi !

Luc Barthassat se dévoile plus. Je doute qu'il se rende compte à quel point il est tendu et manque d'assurance. Il a besoin du public et est obligé de placer un bon mot de ci de là, un gag, une anecdote qui fasse rire, pour se mettre à l'aise. Et ça marche, le public le lui donne. Si ce n'était pas le cas, il serait très mal. Sa longue expérience dans le monde politique compense et trompe son monde. Il a l'air à l'aise. Il a appris.

Les experts techniques ont du métier et surtout ils savent qui paye. Chaque mot est pesé pour ne pas donner l'impression d'être partisan. On se place au dessus du débat. Ben oui quoi, on est expert ou on ne l'est pas.

François Membrez sort clairement du lot. C'est son coeur qui parle. Et il maitrise son sujet. En revanche ses belles manières, son respect et sa politesse, lui empêchent de prendre la place. Il est obligé d'approcher le micro à la limite de la saturation pour ne pas avoir à hausser le ton. Et il ne se battra pas pour conserver son temps de parole. Il en aura pourtant moins besoin que les autres car chaque mot est important et choisi sans adjectifs superflus, sans effets de manche, simplement il nous fait part très honnêtement de sa conviction. Et il n'a rien à cacher. C'est fou ce que ça fait du bien !

21:45 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Joli billet. J'aime cette approche et le résultat n'est au préjudice de personne.

Écrit par : hommelibre | 18 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

entièrement d'accord avec le texte cependant concernant l'âge que certains nomment l'âge bête de l'adulte on y entre dès l'âge de trente ans pour en ressortir dès 40 ans pour autant qu'on ait eut des enfants très jeunes sinon pauvre électorat il lui faudra attendre que les trentenaires aient franchi le cap de la cinquantaine et encore certains cultivent avec un plaisir non dissimulé* le Paonisme * celui-là même qui a été utilisé par une femme célèbre pour descendre en fléche son Roi bien aimé de Hollande
Ils ont pourtant un avantage sur nous les ringards car habitués très jeunes à rendre coups pour coups qu'ils finiront tous par s'entretuer
Et quand on observe les guerres entre partis on se dit que la prise de la bastille n'est pas encore inscrite au menu du jour
très belle journée pour Vous Monsieur Jenni

Écrit par : lovsmeralda | 18 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

Oui prendre un peu de recul pour analyser ... mais c'est des habitudes que l'on perd.

Écrit par : Alexandre | 18 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

Il ne faudrait surtout pas perdre de vue que l'enjeu est soumit au scrutin populaire et que cette partie, quels que soient les opinions ou les intérêts, seront choisie par les électeurs, c'est l'un des privilèges que la Suisse peut s'offrir et c'est certainement le bien le plus précieux de ce pays.

Cependant, regardons une chose ; si la traversée est acceptée, cela veut-il dire que tous ceux qui ont votés contre ou ceux qui la combatte ne l'utiliserons pas ?

Ce qui est le plus détestable lorsque l'on s'aventure dans nos alpes magistrales, c'est bien de voir débarquer son voisin écolo qui avec un véhicule de partage déballe ses équipements de grimpe pour plus tard distribuer ses Cruezis avant de reprendre son cheval de fer pour aller faire 5 jours de vélo électrique pour épater ses collègues, et ils ne manquent pas !!

Ce pose alors, la question de l'honnêteté intellectuelle et celle des soi-disant vocations politiques, un peu comme si les rôles étaient distribués et que ce qui compte avant tout, c'est la guéguerre entre challengers, un peu comme des gosses qui jouent aux cow-boys et aux indiens.

La question est, y a t-il des écolos favorables à un tel projet ?

Nous le savons, les opposants sont répartis dans le spectre politique et les opposants votant par habitude pour les partis favorables à ce projet ne sont pas rares, par contre, combien sont ils votant pour ledit projet et qu'en pense t-ils ?

Au fait, au départ de cette sempiternelle aventure, n'y avait-il pas des écolos de la première heure militant pour une ville débarrassée de ces traversées citadines ?

Écrit par : Corto | 19 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

Encore une campagne enrobée d'un bonne couche de populismes, à gauche comme à droite, cependant, si l'on fait un peu d'histoire, rien de très nouveau, si ce ne sont des arguments n'ayant plus grand chose à voir avec les enjeux pratiques.

Nous en sommes en 2014 à suivre les chimères de l'UDC et autres MCG et une gauche décomplexée qui prennent des voies unique et tout aussi totalitaristes que les premiers.

Certes, il y a les discours des "ténors", discours qui dissimulent des tensions claniques, il y a d'abord le clan des fonctionnaires qui voient dans tous les projets innovants des menasses sur leurs salaires, alors ils préfèrent trafiquer des petits mandats, transformant Genève avant la clôture des budgets, un véritable Emmental, là à nouveau ce sont les conducteurs de voitures qui sont pris en otages. Ensuite, il y a ceux qui se prennent pour des "révolutionnaires", n'ayant jamais fait un jour en usine, mais héritier d'une tare dont ils ignorent la cause.

Du coté de la droite traditionnelle, quelques affairistes amis des entrepreneurs et toujours prêts à se faire construire des babioles en contre-parties de contrats juteux, ce qu'ils appellent ; faire de la politique.

Et les parvenus de l'UDC, ceux qui ne savent pas construire une phrase, ceux qui hier votaient à gauche et que la gauche a méprisé, les plus mal-aimés qui ne savent pas vraiment, qui n'ont pas d'avis mais qui ont appris à suivre aveuglément, cette ignorance qui cache des frustrations et des cerveaux peux entraînés.

Donc nous voyons, comme à l'habitude, autour d'un projet, des intérêts palpables, des privilèges menacés, des haines recouvertes, mais pas vraiment d'enjeux traitant les problématiques sociétales, une société qui aujourd'hui asphyxie la vie urbaine, certains ont dépensés des milliards pour très peux de résultats, des voies de trams quadrillent notre cité et ses environs, ce qui a permit à certains d'acheter des terrains non-constructibles en vue de classements multiplicateurs, des chantiers gargantuesques et paralysants, pour retrouver une ville encore plus congestionnée, des artères encore plus sclérosées et des vendeurs de voitures encore plus agressifs, des prix sans cesse plus attrayants, comment luter ?

D'un coté, une vache à lait qui remplit les caisses des fonctionnaires et de l'autre, des fonctionnaires qui scient la branche sur laquelle ils sont assis !

Sauf erreur, 240'000 véhicules immatriculés augmentant sans répit dans le canton de Genève, un nombre de pendulaire non moins surprenant, les budgets grandiloquents des initiatives de la gauche et des écolos ne semblent pas percuter les scores, Genève baignent toujours dans brouhaha des 4 roues. Il faut l'admettre, les genevois, même si ils votent contre la traversée, continuerons d'asphyxier les axes routiers et faire de cette ville un enfer à 4 temps.

Écrit par : Corto | 20 septembre 2014

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire