22 septembre 2014

L'ultime argument

topelement.jpg« Quel que soit le résultat du scrutin, elle ne se fera pas ! »
C’est ainsi que parlent aujourd’hui les opposants au tunnel sous la rade.

Trop engoncés dans leur rhétorique philosophique sur l’avenir de la voiture ou technique sur les projections financières, ils sentent que le sujet leur échappe alors ils menacent les Genevois.


On relèvera le « elle » ne se fera pas qui évite le « on » impersonnel mais qui suggère tout de même qu’il y a des décideurs derrière. Comme si l’ouvrage pouvait se faire ou pas tout seul... Quel courage !


Le premier c’est Luc Barthassat qui assure qu’il sollicitera la Confédération pour annuler le projet en raison des menaces qui pèseraient sur la nappe phréatique. Il invoque le droit supérieur.
Ensuite, plusieurs députés, à l’instar de Boris Calame, nous assurent que le parlement refusera de voter les crédits d’études. Il nous le dit franchement et sans ciller, le Grand Conseil s’assoira sur la volonté populaire.


Ainsi, par leurs blocages systématiques à tous les échelons du processus, vont-ils, comme pour le
CEVA, faire exploser la facture finale et justifier du coup leurs prévisions funestes.
Si la menace n’était pas sérieuse, je remercierais ces députés qui, à court d’arguments, tentent d’effrayer les citoyens. Car, par leur attitude, ils apportent le dernier soutien pour un plébiscite dans les urnes. Malheureusement, nous risquons bien de vivre un long psychodrame qui aura au moins le mérite de voir ces députés arrogants expulsés du parlement lors des prochaines élections.

10:14 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (13)

Commentaires

Dans son blog, Monsieur Calame confirme :
"Le problème M. Jenni, c'est que c'est effectivement à un moment au politique d'assumer une décision du peuple ... mais comme il n'est pas possible de faire boire un âne qui n'a pas soif, il est peu probable que le politique donne les moyens à un objet auquel il ne croit pas ..."

Mais qui croit encore aujourd'hui qu'un élu se met à disposition, s'engage à respecter la volonté populaire, se met au service du public ? Ces boniments sont bons pour la période électorale.
Non, ces messieurs se considèrent comme des experts puissants qui remettent en question les outils qui leur ont pourtant permis d'accéder à ces postes.
Ils tentent d'éduquer les citoyens et lorsqu'ils n'y parviennent pas ils prétendent que les objets soumis au scrutin sont trop techniques pour monsieur et madame tout le monde.

Un tel mépris sera certainement sanctionné. D'abord par une acceptation massive du tunnel sous la rade puis par l'éviction des députés qui feront obstruction à sa réalisation.

Écrit par : Pierre Jenni | 22 septembre 2014

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Le Peuple !
Vous me faites penser à Panurge !
Je respecte nos élus ! Quand la majorité de ceux-ci s'alarment c'est qu'il y a le feu. Votre populisme n'est pas honorable ! Vous participez à fragiliser nos institutions en jetant le discrédit sur Elles, en suspectant chez des personnes responsables des intentions malveillantes. Vous êtes aveuglé par vos ambitions politiques !

Écrit par : aster | 22 septembre 2014

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Ce qui est curieux avec cet argument offert en faveur du non, c'est que ce n'en est pas un. Car enfin, si le tunnel n'a aucune chance de se réaliser même en cas de majorité du oui, ce qui est très plausible en effet, il n'y a plus aucun inconvénient à voter oui. Si un vote ne doit rien changer aux conséquences, pourquoi se priver de voter comme on le souhaite ? Un oui ne coûte ni plus cher ni moins cher qu'un non...

Écrit par : Plouf | 22 septembre 2014

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C'est pour cette raison qu'il faille plutôt opter pour un pont !

Écrit par : Corto | 22 septembre 2014

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Plouf, faut-il encore que ceux qui voteraient oui se déplacent pour voter pour rien ??

Écrit par : Corto | 22 septembre 2014

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Tout laisse à croire que le but ultime des adversaires du pont est la fermeture totale de la circulation automobile au centre ville.

Écrit par : Mère-Grand | 22 septembre 2014

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Attention Mère-Grand, lorsqu'on parle de pont aujourd'hui, ce n'est qu'en référence à une éventuelle traversée autoroutière du lac entre le Vengeron et Pointe-à-la-Bise que nous ne verrons probablement pas avant 2060.

Non, je pense au contraire que la réalisation du tunnel sous la rade permettrait de faire un premier pas vers les objectifs de "Mobilités 2030", notamment le développement des zones de mobilité douce sur le pont et les quais ainsi que dans les quartiers avoisinants. C'est pourquoi je peine à comprendre l'opposition des Verts qui me semblent bien intégristes en demandant sans le dire l'éradication de la voiture.

En fait, tout le programme "Mobilités 2030" tient sur ce prérequis. Sinon c'est du vent.

Écrit par : Pierre Jenni | 22 septembre 2014

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Je voulais écrire "tunnel". Navré.

Écrit par : Mère-Grand | 23 septembre 2014

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Pourquoi pas un pont ?

Pierre, ils ne savent pas ce qu'ils se veulent, les écolos ont fait un énorme montage avec les TPG/CFF et autres officines qu'ils pensent contrôler à leur guise.

Ne pas oublier toutes les retombées immobilières rattachées à tous ces projets, ce que les CFF ont compris depuis 30 ans, les TPG et autres le mettent en oeuvre en retard, seulement voilà, les habitants des quartiers se mobilisent, voir le projet CFF du ridicule élargissement des voies en train de finir à la poubelle et des milliards dont ils devrons se passer.

En fait ces projets écolos ne consistent qu'à des exodes citadines avec des cités dortoirs desservies par des réseaux de transports publiques visant Meyrin et ses alentours et Bernex et la zone sud du canton.

Genève fait ce que la France à fait dans les années 60, des zones de cages à lapins loin des centres urbains, eux, s'ouvrant vers le tertiaire et les habitations de luxe !

Ils chassent à coups de PV et d'interdictions abérantes les voitures du centre ville, afin de dégoûter les couches moyennes, centre ville, des banques, des boutiques de luxe et bureaux pour marchands d'armes et gardes du corps, ça c'est fait, maintenant dégoûter les habitants les habitants des quartiers actuellement encore en parties populaires avec des zones piétonnes en perspectives et quartiers luxueux et hors de prix, c'est en train de ce faire et les couches laborieuses dans les zones en projets loin de la ville, voilà comment les écolos voient le futur et le préparent activement, main dans la main avec les banquiers et autres voyous.

Alors pourquoi une traversée dans cette perspective, aucun besoin, dans 20 ans, il n'y aura que des limousines avec chauffeurs dans la ville, quelques voitures de sport à 500'000 boules et des cerbères armés de tasers, un Gotham-city entouré de zones à risques comme l'est le Paris de 2014 !

Donc, rien ne sert de courir après des considérations philosophiques, la Genève du futur ne sera pas pour ces emmerdeurs de prolos, à la limite, si ils pouvaient creuser un tunnel haute sécurité entre l'aéroport et les coffres de banques privées, ce serait leur unique rêve inavoué !

Écrit par : Corto | 23 septembre 2014

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Ne pas oublier la déclaration de l'association de banquiers suisses pour l'exercice 2013 : 2'500 milliards engrangés sur des comptes à numéros ou autres offshore leurs appartenant !

Jamais la Suisse n'avait autant fait d'aussi bonnes "affaires" de toute son existence, une bonne moitié rien que pour Genève, dans un monde en crise, c'est que c'est pas mauvais pour tout le monde !!

Écrit par : Corto | 23 septembre 2014

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Bon c'est un peu hors sujet, mais je dois avouer que lorsque j'ai vu le montant de la caution exigée à l'UBS de plus de 1 milliard, je n'ai pu m'empêcher de sourire...

Écrit par : Pierre Jenni | 23 septembre 2014

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A Genève, le seul sujet qui influence la politique, c'est les montres, le chocolat ?

Écrit par : Corto | 24 septembre 2014

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Ce qui est moins hors sujet, ce sont les plans à moyen terme de la politique d'urbanisation de cette ville, cet écrin aux 10'000 facettes, avec comme murailles des cités et des corridors sous très haute surveillance !

Mais c'est déjà pas mal le cas, non ?

Écrit par : Corto | 24 septembre 2014

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