29 mars 2016

2500.- par mois, à perpétuité !

initiative_salaires_0.pngEn mai 2013, j'ai assisté à une table ronde organisée à UNI Dufour par l'association Basic Income Earth Network (BIEN) Suisse avec la participation du philosophe et économiste Philippe Van Parijs. J'avouais alors mon scepticisme sur mon blog de campagne pour le CE.

Depuis, pas mal d'eau à coulé sous les ponts et la numérisation de l'économie a commencé à déployer ses effets dans tous les domaines. Uber n'en était qu'un des éléments annonciateur de la quatrième révolution industrielle dont seuls les politiques tardent à mesurer l'impact.

Les grands pontes de Davos et le Fonds monétaire international (FMI) sont très clairs; d'ici une dizaine d'années 40 % des postes de travail auront disparu et ne seront vraisemblablement pas remplacés pour trois raisons principales :

- L'augmentation spectaculaire de la population mondiale qui aura décuplé en à peine trois cents ans.

- Le vieillissement de la population avec une espérance de vie qui augmente d'une année chaque année.

- L'automatisation et la robotisation des tâches ingrates où l'humain n'est plus requis.

L'accélération est spectaculaire. On n'a plus besoin de caissières à la Migros, Mac Do remplace ses vendeurs par des bornes, les conseils juridiques en ligne rendent obsolète l'obtention d'un brevet d'avocat et les médecins utilisent IBM Watson Health pour conseiller leurs patients. Même les banques s'inquiètent avec l'utilisation de plus en plus populaire de la monnaie dématérialisée (Bitcoin, Ether).

La révolution en marche est irréversible et il serait aussi vain que regrettable de vouloir la freiner. Au contraire, il s'agit de l'accompagner avec des règles équitables pour tous afin d'éviter de creuser plus les inégalités.

Les questions fondamentales et existentielles telles que la finalité du travail reviennent sur le devant de la scène et la votation du 5 juin sur le revenu de base inconditionnel (RBI) offre aux Suisses le privilège d'être les premiers à se prononcer sur cet outil idéal pour accompagner le changement profond de paradigme.

Malheureusement, nos représentants, tous partis confondus, ne sont pas préparés et ne semblent pas encore réaliser l'ampleur de la mutation sociétale. La proposition sera donc rejetée, mais le débat ne fait que commencer.

Dans vingt ans, tout le monde se demandera comment il était possible que nous n'ayons rien vu venir. Le RBI sera une pratique universelle qui remplacera la plupart des aides sociales en encourageant le travail volontaire et motivé. Les tâches les plus ingrates seront rémunérées à leur juste valeur et la créativité et l'engagement bénévole permettront de renforcer les liens des communautés.

Commentaires

"Malheureusement, nos représentants, tous partis confondus, ne sont pas préparés et ne semblent pas encore réaliser l'ampleur de la mutation sociétale."
Même parmi ceux d'entre eux qui sont cultivés et se tiennent au courant des ce qui se passe dans le monde, il en est peu qui peuvent se permettre le luxe de penser plus loin que les prochaines élections, qui se joueront d'ailleurs pas sur l'avenir du monde et nos sociétés, mais sur des problèmes, et donc des querelles, bien plus locales et bien plus proches.

Écrit par : Mère-Grand | 29 mars 2016

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Oui Mère-Grand, le politique n'est pas téméraire et contraint de soigner son électorat s'il veut pouvoir mener à bien son programme car une législature ne lui permettra que d'effleurer le sujet.
Mais c'est aussi son devoir d'anticiper, d'avoir une vision. Et là, force est de constater que la frilosité des élus se traduit par la gestion des querelles de clochers et n'incite pas la jeunesse à participer à la chose publique.
Les outils numériques vont vraisemblablement bouleverser en profondeur la politique aussi. Les partis ont perdu leur âme et bouffent à tous les râteliers, à tel point qu'on ne s'y retrouve plus.

Écrit par : Pierre Jenni | 29 mars 2016

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Je suis d'accord avec vous, en particulier sur le devoir des politiques de savoir anticiper et d'avoir une véritable vision pour l'avenir.

Le seul truc qui m'inquiète avec cette initiative, c'est de voir l'avènement de générations d'hommes et de femmes pour qui (n'ayant jamais vu un membre de leur famille en train de bosser) le travail et les valeurs que cela sous entend ne représenteront plus rien.

L'oisiveté étant non seulement mère de tout les vices mais aussi une véritable cause d'abrutissement, il est à craindre alors que demain, nos assistés à vie puissent en arriver à choisir des représentants politiques parmi ceux qui leur tiennent le langage le plus simpliste et démago....

Les populistes donc....

Écrit par : Vincent | 29 mars 2016

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Merci Vincent pour ce commentaire qui permet d'avancer dans la discussion.
Selon les enquêtes menées sur de très larges échantillons, il s'avère que 98 % des personnes interrogées ont déclaré vouloir continuer à travailler.
Cette critique qui suggère que le RBI encourage l'oisiveté est donc infondée.
Sans aller jusqu'à reprendre le slogan nazi "Arbeit macht frei", il s'agit de comprendre que l'immobilisme, l'inaction, n'est pas dans la nature humaine.
Ce qu'apporte surtout ce programme du revenu inconditionnel c'est une véritable motivation dans l'action et donc une garantie d'excellence. On fait bien ce qu'on aime faire ou ce qu'on sait faire. Alors qu'aujourd'hui, nous sommes contraints d'accepter des travaux toujours plus abrutissants et insensés pour la simple survie. Et c'est justement cette aberration qui favorise le refus d'un certain nombre de personnes qui ont besoin de sens dans la vie et qui refusent d'accompagner la dérive de la consommation/production outrancière et potentiellement destructrice.

Écrit par : Pierre Jenni | 29 mars 2016

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@Vincent
Je constate que tous les sujets abordés dans les nouvelles et romans de Science fiction, notamment américaine, que je lisais dans ma jeunesse, sont d'actualité. Rien de ce qui commence à préoccuper maintenant la société ne m'étonne donc et j'ai tendance à penser que les évolutions auxquelles fait allusion Monsieur Jenni sont pratiquement inéluctables.
Vos craintes aussi ont été évoquées dès cette époque et par les mêmes auteurs, dont certains étaient loin d'être des fous de technologie et faisaient déjà état de la peur que pouvait inspirer un monde dont l'être humain, tel qu'il était et est encore, risquait de perdre le contrôle.
Personnellement j'ai déjà vu, comme nous tous qui suivons de près ou de loin ce qui se passe dans le monde, tant d'horreurs commis par l'homme, que je suis un peu vacciné de la peur des "machines".
Pour en venir aux craintes que vous exprimez dans votre commentaire, elles sont évidemment tout à fait légitimes et je les partage parce que malgré mon grand âge j'ai des enfants encore jeunes et leur avenir est source d'un grand souci. Si les choses continuent à évoluer dan sel sens qui nous préoccupe ici, de grands bouleversements nous attendent certainement et notre société ne sera plus du tout ce qu'elle est encore aujourd'hui.
Je ne pense pas, cependant, que les critères mêmes que vous évoquez pour exprimer vos craintes resteront longtemps valables dans une société si profondément modifiée. La notion de travail devrait changer et avec toutes celles qui en dépendent, comme le chômage, les loisirs et d'autres encore. Il est évidemment possible que l'aboutissement du processus soit la disparition de l'homme tel que nous le connaissons aujourd'hui, la disparition d'un grand nombre de conditions qui le définissent aujourd'hui rendant caduque sa définition actuelle.

Écrit par : Mère-Grand | 29 mars 2016

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Nous sommes tous préoccupés par le monde que nous laisserons à nos enfants demain. En mon âme et conscience, je ne puis tout simplement pas perpétuer le mensonge d'une croissance débridée que seuls les politiques semblent encourager pour répondre à leurs promesses de plein emploi pour tous.
Je ne puis donc que participer à la mue en tentant de limiter les dégâts. Le RBI s'imposera lorsque tout le reste s'écroulera.
La discussion de fond tient dans la place que nous entendons donner à l'homme et le rôle qu'il entend jouer. La mascarade du profit outrancier par l'exploitation des plus démunis et le pillage des ressources naturelles nous mènera inévitablement à une révolte généralisée.
Je ne saurais encourager mes enfants à participer de quelque manière que ce soit à cette fuite en avant. Je préfère encore leur apprendre à cultiver leur jardin.

Écrit par : Pierre Jenni | 29 mars 2016

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"On fait bien ce qu'on aime faire ou ce qu'on sait faire." C'est vrai mais encore faut-il trouver un poste de travail exactement dans le domaine dans lequel nos talents et nos points forts soient demandés. C'est un peu utopique dans le contexte économique actuel, M. Jenni !

Écrit par : adelaide | 29 mars 2016

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Oui adelaide, et c'est justement là qu'intervient le RBI.
Ce projet qui est aujourd'hui considéré comme utopiste est en fait une porte vers l'optimisation des capacités des individus.
Si nos besoins de base sont assurés, nous pouvons développer nos ressources.
Chaque être est unique dans son expérience de vie, ses centres d'intérêts et les compétences qu'il développe au cours de sa vie.
C'est un véritable gâchis que de niveler tout ce beau monde en fonction des besoins d'une économie compétitive destinée à réduire les coûts de production en ramenant le rôle de l'humain à des tâches abrutissantes puisqu'il est, encore pour un temps, plus rentable que les robots.

Écrit par : Pierre Jenni | 29 mars 2016

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Bonsoir Pierre Jenni,

Billet intéressant qui ouvre enfin le débat sur ce RBI à propos duquel nous aurons à nous prononcer en juin déjà. Oui déjà, car pour l'heure les milieux politiques ne semblent pas vraiment s'intéresser à la question.

S'intéresser à la question ne signifie pas forcément y adhérer.

Pour ma part je n'y adhère pas mais je reconnais toutefois l'immense mérite de l'aboutissement de cette initiative qui devrait logiquement susciter réflexion et débat au sein de la population suisse. Gageons que l'expérience sera très suivie à l'étranger où grâce aux vertus de la démocratie directe, nous sommes souvent perçus comme un laboratoire d'idées. Mais foin de cocoricos helvétiques ...

Pour passer aux choses sérieuses, voici quelques réflexions que ce RBI m'inspire.

-1 En théorie ce RBI semble parfait, plus d'AVS, ni d'AI à payer, plus d'assistanat social, donc des gains énormes sur le budget de la Confédération. En contrepartie, des pertes d'emplois de ceux qui gèrent et administrent actuellement ces budgets. Mais ce n'est pas le pire.

-2 Je ne crois absolument pas à la disparition de l'assistanat social, car le monde est ainsi fait que les individus ne sont pas égaux devant les difficultés de la vie quotidienne. J'ai pu m'en rendre compte par le biais de la modeste activité de bénévolat que j'assume. C'est ainsi que de nombreuses personnes sont absolument incapables de gérer un banal budget de ménage. Je suis persuadé que bon nombre d'entre elles auront dépensé le montant de la rente mensuelle de ce RBI avant la fin du mois, les privant ainsi de nourriture. C'est la fable de "la cigale et la fourmi" revisitée. L'Etat ne pourra pas se soustraire à ses obligations "morales", à défaut d'être "légales" et devra forcément maintenir un filet social.

-3 Il y a aussi inévitablement ceux qui tenteront de profiter du système. Imaginez un pays au coeur de cette "riche" Europe qui distribue comme ça, sans condition aucune, de l'argent dont le montant dépassera de très loin le revenu minimum légal d'un travailleur de l'UE, ceci sans même parler des laissés-pour-compte du tiers-monde. Je sais que des mécanismes sont prévus pour éviter ces abus, mais chacun sait que l'imagination humaine est sans borne dans de tels cas. Pensez aux regroupements familiaux que certains immigrés feront valoir et on ne pourra pas ni s'y opposer, ni leur en vouloir, compte tenu de l'extrême misère de par le monde.

-4 Je ne pense pas que le peuple suisse soit prêt à adhérer à une telle idée, tant son ADN est imprégné par la valeur travail. Pour de très nombreuses personnes, percevoir un "RBI" serait dévalorisant, j'en suis persuadé.

-5 Il faut avant tout revenir à la cause originelle qui motiverait ce "RBI" : la disparition progressive des postes de travail découlant des progrès technologiques. C'est ici à mon avis que le véritable débat doit s'installer. Les enjeux sont énormes : répartition des richesses, clivage de la société, désordres sociaux, instabilité politique puis institutionnelle, etc. On peut imaginer le pire ...
J'observe que nous sommes aujourd'hui dans une situation similaire à celle d'il y a un siècle environ, lorsqu'aux USA Henry Ford se rendit compte qu'il ne pouvait vendre ses voitures qui étaient trop chères pour ses employés dont les revenus étaient insuffisants pour les acheter.

Nous sommes donc une fois de plus à un tournant technologique de l'histoire auquel nous devrons faire face. Affaire à suivre ...

Bien à vous !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 29 mars 2016

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Belle conversion, vous avez toujours eu un train de retard, mais qui sait peut-être que la tortue peut évoluer plus vite que le taxi ?

Écrit par : Pierre-Alain Gilliéron | 30 mars 2016

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J'ai travaillé quelques temps dans une banque alimentaire de Montréal qui se préoccupait de ceux qu'on appelle là-bas les B.S. (Bien être social).

Et bien croyez moi, ce n'est pas le montant du chèque reçu chaque début de mois qui compte vu que tout l'argent est dépensé en quelques jours.

Obéissant au mot d'ordre nord-américain comme quoi exister c'est consommer, les B.S. s'empressent en effet de sortir au restaurant et/ou en boites, d'acheter le dernier téléphone à la mode et/ou tout autre produit de consommation leur permettant d'avoir comme les autres.

Et c'est donc à partir du 3 ou 4 de chaque mois qu'on les voyait se rappliquer dans notre banque alimentaire pour obtenir de quoi manger pour le reste du mois.

Tout ça pour dire, qu'autant je suis d’accord avec tout les excellents arguments évoqués pour oser (une fois n'est pas coutume…) être avant-gardiste avec ce RBI, autant, j'ai peur d'une dérive à la québécoise qui, sur le long terme, fait tant de ravage, en particulier chez les enfants....

Écrit par : Vincent | 30 mars 2016

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Belle utopie, mais ce sont elles qui permettent les nouveaux défis et les débats. 'et une philosophie qui met à mal la valeur du travail. C'est aussi un projet qui demande financement (et là, contrairement à ce qu'écrit J.d'H. ci-avant il y aurait encore des cotisations avs/ai à payer et des rentes à distribuer, probablement parla confédération). C'est là que le bât blesse car il n'est pas financé, ce beau mirage.
Enfin et ce n'est pas la moindre des choses : reste à déterminer qui y aurait droit ? tout citoyen, tout résident, tout nouvel arrivant, tout citoyen peu importe où il vive ? et la liste des questions est longue.
Idée avantgardiste, peut-être, le débat mérite d'être nourri mais sans illusion. La valeur du travail est encore bien ancrée dans nos subconscients .

Écrit par : uranus2011 | 30 mars 2016

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Merci pour votre visite Jean.
Je reprends vos points pour développer un peu.

1. Non, il ne sera pas possible de remplacer l'entier des aides sociales. Comme vous le relevez plus bas, il faudra toujours assurer le devoir régalien pour les plus démunis comme le relève aussi Vincent. On ne peut donc pas parler d'économie. Au contraire, la question du financement est un des points qui suggère le caractère utopiste de l'idée.

2. Voir 1.

3. La question des abus est déjà une réalité avec les outils dont nous disposons actuellement. Je pense qu'avec une gestion centralisée et simplifiée il sera beaucoup plus facile de dénoncer les fraudes. Quant à l'attractivité du système, il faudra observer les quelques laboratoires qui pratiquent déjà le RBI à petite échelle. Comme vous le relevez au point 5, le système s'imposera naturellement de manière universelle car le changement de paradigme est mondial.

4. Je ne saurais me prononcer sur ce point. A titre personnel, j'observe que le travail n'a plus la qualité de vocation et est devenu nécessité. C'est à mon avis un des points fondamentaux du débat car le RBI permettrait justement de se consacrer à des activités qui font sens. Pour ne donner qu'un simple exemple, la polémique sur les heures que passent essentiellement les femmes à des tâches ménagères et à l'éducation et la logistique des enfants sans être rémunérées, n'aurait plus de raison d'être.
Il faut aussi comprendre que ce revenu de base ne permet de couvrir que le strict minimum vital et que le travail restera nécessaire. La différence se situe au niveau de la reconnaissance réelle du travail fourni. On ne pourra plus exploiter une main d'oeuvre captive pour effectuer des tâches indignes.
Je pense donc que le RBI permettra au contraire de revaloriser le travail.

5. Ce point est effectivement la clé. La cause qui permettra à cette vieille idée de ressurgir. S'il est quasiment certain que les Suisses rejetteront massivement le projet, non seulement parce que l'ensemble de la classe politique n'entre pas en matière, mais surtout parce que nous ne sommes pas connus pour notre témérité et notre goût du risque, la question du sens devient de plus en plus importante pour de nombreux citoyens en perte de repères. Un modèle est en train de disparaitre. Bien malin celui qui pourrait définir les contours de celui qui lui succédera.

Une chose me semble inéluctable, et je partage ici votre conclusion, nous sommes à un tournant qui promet un bouleversement profond de nos sociétés. Si nous ne trouvons pas les bons outils pour l'accompagner, nous risquons de sombrer dans un chaos destructeur. Et ce changement est extrêmement rapide !

Pour tout savoir sur le RBI, je vous recommande vivement la visite du site rbi-oui.ch qui n'esquive aucune critique et qui analyse le sujet sous tous ses angles avec des témoignages de personnalités connues et reconnues comme le conseiller fédéral Alain Berset. Le plaidoyer du professeur Sergio Rossi, titulaire de la Chaire de macroéconomie et d'économie monétaire de l'Université de Fribourg est aussi un must. http://www.hebdo.ch/les-blogs/rossi-sergio-les-non-dits-de-l%C3%A9conomie/plaidoyer-pour-un-revenu-de-base-inconditionnel

Écrit par : Pierre Jenni | 30 mars 2016

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Il faut une cinquantaine d'années pour qu'un bonne idée finisse par s'imposer, car elle demande un changement de mentalités. Malheureusement une mauvaise n'a généralement pas besoin d'autant de temps, car elle ne fait que renforcer un courant de pensée déjà présent.

Écrit par : Mère-Grand | 30 mars 2016

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Merci de votre réponse développée et bonne journée à vous Pierre Jenni !

Je vais consulter le site rbi-oui.ch ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 30 mars 2016

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Mère-Grand, vous oubliez qu'une idée, pour être bonne ou mauvaise doit arriver en temps opportun. Il faut croire que les pionniers du RBI comme Paine au 19ème étaient un peu en avance sur leur temps.
L'occasion fait le larron.

Écrit par : Pierre Jenni | 30 mars 2016

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@Pierre Jenni
Sans être des Thomas Paine, nombre d'entre nous trouvons que le "temps opportun" est tout proche, s'il n'est pas venu depuis quelque temps déjà.
Je suis de nature impatiente, comme vous l'aurez remarqué, mais je comprends très bien que pour ceux qui doivent prendre des décisions politiques et économiques, et en assumer directement les conséquences, les choses sont bien plus compliquées et difficiles que pour ceux qui ne font que les penser.
Ce qui ne m'empêche pas de critiquer ou de "râler" en bon genevois, persuadé en outre que nos "décideurs" ont besoin d'être aiguillonnés pour se "remuer les méninges" et pour commencer à agir. Ils le feront d'autant mieux s'ils s'y sentent poussés par la "vox populi".

Écrit par : Mère-Grand | 30 mars 2016

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Merci Mère-Grand. Secouons le cocotier car le temps nous est compté. Et il s'accélère comme l'expansion de l'univers.

Écrit par : Pierre Jenni | 30 mars 2016

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Désolé d'en rajouter: pour ceux qui pensent que l'idée est bonne, mais que c'est trop tôt, pensez au temps qu'il faudra pour que, une fois adoptée, la proposition soit traduite dans la loi et, bien plus tard encore, appliquée. Il n'est donc pas trop tôt pour voter oui.
Combien de temps a-t-il fallu pour que l'AVS entre en vigueur en Suisse ?

Écrit par : Mère-Grand | 30 mars 2016

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Non seulement il n'est pas trop tôt, mais surtout ça n'engage que sur un principe qui devra être ratifié par une loi d'application qui pourra être contestée.
Ou pas.

Écrit par : Pierre Jenni | 30 mars 2016

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@Monsieur Jenni la France se décide enfin à punir d'amendes fort honorables l'agence Ùber et ses taxis n'en déplaise à ceux qui sont pour tout libéraliser
Espérons qu'il en ira de même en Suisse comme pour tous ceux qui s'occupent chez eux utilisant le mot travailleur indépendant qui font couler l'économie car ne payant aucune charge sociale
Si le Peuple élit des hommes et des femmes ce n'est pas pour s'abaisser à contrôler le comportement de l'électorat vis à vis de ses déchets ,nos anciens Politiciens ne se seraient jamais laisser manipulés à ce point et n'auraient pas passé leurs journées à se goinfrer de statistiques qui elles n'ont jamais été porteuses de claires visions sur le futur
Etes vous certain qu'en étant reliés à Fesse de bouc ou autres stupideries virtuelles ,les édiles voient encore plus loin que leur nombril ?
On est beaucoup à en douter de plus en plus
Très belle journée pour Vous Monsieur

Écrit par : lovejoie | 17 mai 2016

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Bonjour Lovejoie. Si le sujet de Uber vous intéresse, je développe sur mon blog http://heytaxi.blog.tdg.ch/
La France s'est dotée d'une loi sévère contre ces transporteurs. Contrairement à ce qui se passe ici, à Genève, avec M. Maudet, elle est enfin appliquée.
Le Québec de même. Un peu partout dans le monde on commence à comprendre l'arnaque.
Mais attention, Uber n'est qu'un symptôme d'un changement de paradigme profond qui préfigure la fin du travail salarié tel que nous l'avons connu jusqu'à aujourd'hui. C'est aussi une opportunité de contribuer à la modification de nos sociétés de production-consommation. Et c'est justement là que le RBI apporte une réponse et participe à la mutation.

Écrit par : Pierre Jenni | 17 mai 2016

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Une plainte collective est en cours au niveau fédéral aux USA contre Uber suite à un jugement de la Cour californienne qui considère Uber comme un employeur. http://www.wired.com/2015/12/uber-class-action-suit-expands/

Le résultat de cette "Class action" sera déterminant et servira de modèle à l'économie sur demande qui se profile. Il n'y aura vraisemblablement pas de véritable gagnant car la mutation est déjà très engagée et une Cour n'aura jamais le pouvoir de mettre un terme à cette évolution sociétale.
En revanche, le jugement permettra certainement d'éviter les abus manifestes dont Uber est devenue la caricature.

Le RBI deviendra incontournable à relativement court terme et contribuera à l'accélération de la mutation. D'ailleurs les GAFA's et autres sociétés technologiques de la Silicon Valley sont favorables au concept.

Écrit par : Pierre Jenni | 17 mai 2016

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Je vous remercie Monsieur Jenni comme dit le journal c'est bon à savoir

Écrit par : lovejoie | 17 mai 2016

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On dirait qu'il existe ... comme un schéma.
Les blogs de la TdG semblent être sous attaque.
Quelqu'un essaie de faire interdire les commentaires "libres" et non-modérés.
Qui peut avoir un intérêt pour provoquer cela ?

Écrit par : Chuck Jones | 25 mai 2016

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Le principe, par l'annonce de cette rente, de ne plus laisser le monde mourir de faim concernant les non nantis est plus qu'excellent parce qu'il est le signe d'une prise de conscience qui aurait du s'imposer depuis plus que longtemps au fur et à mesure du développement de la conscience humaine.
Donc, oui pour la forme.
Le reste à mettre sur l'établi et... celui de la fraternité humaine, la solidarité.

Sans laquelle vaines critiques et une fois de plus à en crever ou se cogner la tête contre les murs, l'hypocrisie.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 25 mai 2016

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