30 avril 2017

La "brique" élémentaire

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Nos savants atomistes sont à la recherche du constituant ultime de toute "chose", notamment au CERN où l'on s'efforce de casser les plus infimes particules pour en séparer les éléments.

Il n'est pas interdit de spéculer, (voire d'élucubrer) sur le résultat possible de ces recherches en se posant quelques questions, quitte à esquisser des réponses toutes provisoires.

1/ De quoi pourrait être "faite" cette brique élémentaire ?

Réponse : Si cette brique était faite elle aurait des constituants et ne serait par conséquent pas élémentaire. Cette brique n'est donc pas faite; elle est, point final. Vouloir qu'elle ait, ne seraient-ce que des "caractéristiques" signifierait déjà qu'elle pourrait n'être pas unique, qu'elle comporterait éventuellement des variantes. Formidable concentration d'énergie, selon certains ? Peut-être; mais cela ne saurait nous suffire. Qu'est-ce que cette énergie ?

2/ Que peut-on exclure de cette brique élémentaire ?

Réponse : On ne saurait pas davantage exclure qu'attribuer à cette brique élémentaire quelque constituant ou caractéristique que ce soit. Exclure c'est déjà tracer un contour, différencier, et donc introduire la pluralité potentielle. Pour être vraiment élémentaire, cette brique doit être unique au plein sens du terme. Est-il absurde d'imaginer que toute la construction du Cosmos pourrait n'être pas faite d'une infinité de "briques" rigoureusement identiques pour la simple et bonne raison que la pluralité c'est déjà la diversité ?

Alors ? Une seule et unique brique, autant dire rien ! Le néant qui, combiné à lui-même dans une construction dont la complexité s'accroît sans cesse, échafaude l'Infini ! Fantastique ! (ou phantasme)

Objection ! Comment cette particule, ce néant qui n'occupe pour ainsi dire aucun espace pourrait-il se trouver simultanément en deux points différents, à fortiori occuper et constituer tout l'espace ?

Parmi les particules les plus fines et pourtant certainement déjà complexes mises en évidence par nos chercheurs, il s'en trouve qui sont, semble-t-il, dépourvues de masse. Par conséquent leur inertie doit être nulle. Est-il défendu d'imaginer qu'une telle particule puisse être animée d'une vitesse qu'on pourrait qualifier d'absolue et, par conséquent, être douée d'ubiquité parfaite, soit présence simultanée en tout lieu, de l'infini à l'infini ?

La théorie de la relativité élaborée par EINSTEIN nous apprend cependant que l'écoulement du temps n'est pas uniforme et immuable. Il serait inversement proportionnel à la vitesse de l'"objet" dont on mesure la durée. Prenons donc la liberté de dire que pour une vitesse absolue le temps pourrait bien cesser de s'écouler. Le passé et le futur ne seraient plus séparés par cette limite impalpable et mouvante que constitue pour nous le "moment" présent.

Nous serions alors dans l'Eternité.

Si bien que nous pouvons conclure en toute simplicité que nos savants chercheurs lancés à la poursuite de la brique élémentaire pourraient bien n'aboutir qu'à "tuer le temps", au sens littéral comme au sens figuré de l'expression !

CQFD

Le Lignon, le 11 juillet 1996

Hermann JENNI

Alias DESJANTETS

Commentaires

Pures spéculations en grande partie, si ce n'est en totalité, basées sur des mathématiques. La réalité est-elle réductible à des équations et des modèles mathématiques? Il est permis d'en douter. Par exemple, aucun modèle mathématique ne permet de prévoir l'état du système solaire dans un million d'années. Quelle est l'utilité de ces recherches à part nourrir les chercheurs et leurs familles? On peut essayer de casser des atomes et alors? On a théorisé les "quarks".

https://fr.wikipedia.org/wiki/Quark

Aucune observation "directe" donc. Et qui peut reproduire les expériences réalisées au CERN? Personne. Pas moyen de réfuter. Et sans réfutabilité, pas de science. Une belle arnaque. Mais certains sont prêt à tout gober. Virtualité versus réalité encore une fois. CQFD.

Et si on se contentait de vivre et de ne pas chercher les moyens de tout détruire?

Écrit par : Johann | 30 avril 2017

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"Pures spéculations en grande partie, si ce n'est en totalité, basées sur des mathématiques. La réalité est-elle réductible à des équations et des modèles mathématiques? Il est permis d'en douter."
La prééminence entre mathématiques et physique est un vieux débat. Jusqu'à ce jour, les mathématiciens ont fait des découvertes qui se sont ensuite révélées utiles pour décrire les phénomènes physiques. Les équations de Maxwell et l'électro-magnétisme...
Les mathématiciens découvrent l'Univers avant les praticiens, en quelque sorte...
C'est un nullissime en maths qui écrit ça, précisons-le tout de suite.
Cela vient du cours de physique 1ère année, prof.Jeannet, à Neuchâtel.

Écrit par : Géo | 01 mai 2017

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Vous avez grandi au Lignon, Pierre? J`y ai vécu une quinzaine d`années depuis sa construction. Quand ils ont construit l`église (flambé et reconstruit depuis), on était quelques gamins a y jouer a Tarzan dans les charpentes en fin de semaine. C`est la que j`ai rencontré pour la premiere fois la particule élémentaire -la "God particle"- dans une bouteille de Feldschlossen vide laissée la par un ouvrier. Bon, je déconne, en fait elle était pas completement vide hehe.. Plus sérieusement, la beauté du CERN c`est que c`est le seul endroit de la planete ou des chercheurs de tous pays et cultures travaillent ensemble a des buts communs et en plus non-militaires. Une sorte de modele pour le futur de l`Humanité, en quelque sorte.

Écrit par : jean jarogh | 01 mai 2017

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"et en plus non-militaires" Ouh là ! Vous en êtes sûr ?

Écrit par : Géo | 01 mai 2017

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Affirmatif mon général! Parce`que, voyez-vous, la recherche bidassiere, ca n`est possible que dans le secret nationaliste le plus asphyxiant, ce qu`exclut le cosmopolitanisme des équipes du CERN.

Écrit par : jean jarogh | 01 mai 2017

Ce n'est pas comme ça que cela se passe. Certains vont sûrement débriefer dans quelques officines bien secrètes sur l'intérêt de certaines recherches et découvertes. Connaissant les humains, je ne vois pas comment il serait possible que cela se passe autrement...
J'ai bossé pour le CICR. Celui-ci engage des gens de sociétés CR nationales, en particulier dans le domaine médical. Notre voisin qui se prend pour une grande puissance mondiale avait un service, le SDECE, qui briefait systématiquement les infirmières de sa nationalité pour obtenir des renseignements sur les zones de conflit. C'était le cas en Angola, affrontement USA - URSS typique. Le problème des infirmières, c'est qu'elles causent trop...

Écrit par : Géo | 01 mai 2017

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Géo vous etes un négatif absolu. Faites une bonne action pour une fois: trouvez-vous une borne positive et vous aurez de quoi faire fonctionner l`accélérateur du CERN a l`oeil.

Écrit par : Jean Jarogh | 01 mai 2017

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Vous vous mettez le doigt dans l'oeil jusqu'à je ne sais quoi mais profond.
Je ne me sens ni positif ni négatif, juste réaliste. Par contre, je vous trouve très...idéologique. Vous suivez un système de pensée, vous ne pensez pas par vous-même.
Eh, sur les bornes de l'autre côté, j'ai beaucoup donné, merci. Je sais ce que je fais, merci encore.

Écrit par : Géo | 01 mai 2017

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Les grands pessimistes se disent toujours "réalistes" mais n`en ayez pas honte, il faut ausssi quelques bornes négatives (pas trop quand-meme) pour faire avancer le schmilblick cosmique.

Écrit par : Jean Jarogh | 01 mai 2017

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"Et sans réfutabilité, pas de science."
Je ne suis pas sûr que cela reste encore vrai. Ne serait-ce que parce que, comme vous le dites, les outils permettant la réfutation ne sont plus accessibles, ou alors ne le sont qu'à des organisations ou des Etats dont certains pourront toujours contester les motifs.
Je ne vois cependant pas un pays contester les résultats livrés par l'envoi d'une sonde sur un astéroïde ou une planète au motif qu'il n'a pas pu dupliquer cet envoi par manque de moyens, à long terme du moins. Il doit en être de même dans les nano sciences ou le problème des moyens techniques posent probablement doit être le même.
De plus en plus la science va donc devoir se contenter, pendant de très longues durées du moins, d'avancer des hypothèses ni testables ni réfutables, comme c'est le cas de formulation mathématiques. C'est le cas du célèbre "spooky action at a distance" d'Einstein, qui semble résister à la critique, mais fait toujours l'objet de tentatives d'explications qui en élimineraient l'aspect "spooky".
Jean Jarogh a mentionné une des raisons qui pourraient lever la méfiance envers envers ces découvertes non vérifiables au sens traditionnel (celui de Popper), en mentionnant la composition des équipes de recherche, qui ne fait que refléter la multiciplité des financements à l'origine des instruments de recherche. Géo n'est pas convaincu, mais n'est-ce pas la raison de nos interventions que de confronter des points de vue divergeant ?
Le temps dont dispose la science (ou les humains qui s'y adonnent) étant très long, même s'il n'est pas infini (sans compter la possibilité que des révolutions technologiques modifient la définition même de l'humai), rien ne permet d'affirmer ou même d'imaginer ce que l'avenir nous réserve à cet égard. Mais je serais tenté de dire que les paramètres scientifiques auxquels nous nous sommes référés jusqu'à présent sont en train de changer, sans que cela n'abolisse nécessairement ses ambitions et ses raisons d'être.

Écrit par : Mère-Grand | 01 mai 2017

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Définition du mot Science dans le Larousse :
Ensemble cohérent de connaissances relatives à certaines catégories de faits, d'objets ou de phénomènes obéissant à des lois et/ou vérifiés par les méthodes expérimentales.

Je pense qu'aujourd'hui il est de plus en plus clair que notre interprétation de ce mot est mal menée, non pas tant par la difficulté de vérifier, mais plutôt par la validité très provisoire des axiomes qui permettent d'émettre une théorie.
Nous commençons seulement à entrevoir les possibilités renversantes de la physique quantique alors que ses principes ont été découverts dans les années 1930.

La sagesse demande à tout chercheur de considérer la cohérence comme une base provisoire sujette à remise en question. Mais je rejoins les réalistes comme Géo qui ont le mérite d'avancer pas à pas sans trop spéculer. Mais je dénonce les guerres de religion dans le milieu et la stigmatisation de ceux qui envisagent, pour ne donner qu'un exemple, des univers parallèles selon la théorie des cordes. Ne rien rejeter à priori, mais rester le plus factuel possible me semble une attitude saine.

Écrit par : Pierre Jenni | 01 mai 2017

Condamner le CERN parce que ses recherches sont ou seraient inutiles et coûteuses, c'est comme donner raison à l'Inquisition qui a condamné Galilée au silence...


Merci en outre à Jean Jarogh de la phrase qui suit et que je partage pleinement.
"Plus sérieusement, la beauté du CERN c`est que c`est le seul endroit de la planète ou des chercheurs de tous pays et cultures travaillent ensemble à des buts communs et en plus non-militaires. Une sorte de modèle pour le futur de l`Humanité, en quelque sorte."

Quant à Johann qui se demande : "Et si on se contentait de vivre et de ne pas chercher les moyens de tout détruire?", il est clair, à mon humble avis, que le CERN n'y est et n'y sera pour rien. J'ai plus d'appréhension quand je constate les relents de nationalisme sourdre des urnes dans nombre de pays. Si vis pacem...

Écrit par : Michel Sommer | 01 mai 2017

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Je serais plus nuancé Monsieur Sommer. Vous ne semblez pas réaliser que la montée en puissance des nationalismes est une conséquence de la fuite en avant de nos élites et autres élus à la botte de Bruxelles qui encourage un ultra-libéralisme dévastateur.
C'est un peu court de fustiger la réponse qui vient d'en bas et qui sourde. Et ce front républicain qui se range derrière Macron me fait honte et me donne envie de voir les forces de repli gagner.
Car, parfois il vaut mieux reculer pour mieux sauter.

Écrit par : Pierre Jenni | 01 mai 2017

Si vis pacem...para bellum. Et alors quoi ?

Écrit par : Géo | 01 mai 2017

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La guerre est une réalité du vivant qui est mise en oeuvre dans toute la création. La mer n'est qu'un hurlement permanent, les cellules de nos organismes se bouffent parmi, tout n'est que transformation.
Mais... Nous avons les moyens de limiter les dégâts et de circonscrire une certaine forme de violence aux besoins de la vie sans en rajouter.
D'ailleurs, si nous ne trouvons pas rapidement le moyen de rechercher la paix autrement qu'en développant notre arsenal, nous allons vraisemblablement mettre fin précocement à l'aventure humaine sur la Terre.

Écrit par : Pierre Jenni | 01 mai 2017

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"Condamner le CERN parce que ses recherches sont ou seraient inutiles et coûteuses, c'est comme donner raison à l'Inquisition qui a condamné Galilée au silence..."
D`accord avec vous, Michel Sommer. Par ailleurs, il me parait clair que les grands opposants aux grands projets pacifiques internationaux sont d`abord ceux que cela gene de voir la démonstration de ce qu`ils s`ingénient a nier, a savoir que sans les f... de m... des idéologies "nationalistes" l`humanité serait bel et bien capable de vivre en paix et de réaliser des buts communs.

Écrit par : jean jarogh | 01 mai 2017

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Michel Sommer, "humaniste" sans cervelle, Philippe Souaille, trotskiste ayant renoncé à la dictature du prolétariat (le prolétariat, c'était bien sûr lui...) adepte de la gouvernance mondiale (en accord avec Daech, bien sûr) et jean jarogh, le Hongrois qui lutte pour le droit des peuples à envahir l'Europe bien planqué dans sa Hongrie natale, tous ces gens qui nous insultent parce que l'on veut juste sauvegarder les valeurs de notre civilisation et que non, nous ne sommes pas tous des Arabo-musulmans...
La paix selon jean jarogh s'appelle soumission. Islam en arabe.

Écrit par : Géo | 01 mai 2017

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On peut dire ça différemment Géo, sans agresser gratuitement.
Mais c'est vrai que je m'interroge souvent sur les capacités mentales de Michel Sommer qui se prétend humaniste et qui encourage à préparer la guerre, sans oser l'écrire.
Et je suis suis parfaitement outré par les "vérités" assénées de Souaille qui ferme son blog, qu'il ose appeler "Mondialisation humaniste", aux commentaires.
Alors je comprends votre ton, mais je persiste à penser qu'on peut dire la même chose avec plus d'impact si l'on est capable d'élargir la discussion et de ne pas se limiter à la critique de la personne, qui, qu'on le veuille ou non, fait du mieux qu'elle peut avec ce qui lui a été donné.
C'est déjà immense de participer à la discussion, non ?

Écrit par : Pierre Jenni | 01 mai 2017

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Bonjour Géo,

Ca fait plaisir de voir que vous êtes en forme ces temps-ci. Mais vous devriez quand même prendre vos gélules plus régulièrement, sinon votre assistante sociale ne sera pas contente.

Écrit par : Ainsi font, font, font, Les petites marionnettes | 01 mai 2017

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Tiens, un nouveau venu ! Welcome.

Écrit par : Pierre Jenni | 01 mai 2017

Disons que Géo est un Jean Marie Le Pen sans les 8 millions qui ont voté au 1 er tour présidentiel en faveur de sa fille MLP qui a répudié, à juste titre, son père. Je ne sais pas si Géo a une fille!

Écrit par : Charles 05 | 01 mai 2017

En fait, résumons : vous êtes d'accord avec moi mais j'ai agressé gratuitement. Pourriez-vous développer un peu, je ne vous suis pas. Qui agresse qui, d'abord ?
Pour moi, l'agresseur est jj. Où serait mon agression, svp ?

Écrit par : Géo | 01 mai 2017

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C'est juste le ton Géo. J'ai toujours cette impression que vous êtes fâché. Mais pas de souci, ça me va aussi. Je préfère la franchise un peu rude que le miel gluant.

Écrit par : Pierre Jenni | 01 mai 2017

salut Plouf.
Alors, toujours content de n'avoir rien à dire ?

Écrit par : Géo | 01 mai 2017

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M. Jenni,

Où avez-vous lu ou entendu que je que je me prétendais humaniste !

...et merci pour les "capacités mentales" !...Quant à mon "si vis pacem", vous n'avez semble-t-il rien compris du tout à la signification que je lui ai donné. Serait-ce cela aussi les capacités mentales ?

Je m'abstiendrai de commenter les propos de Géo pour qui l'insulte est une seconde nature. Il serait bien inspiré d'imaginer, ne serait-ce qu'une seconde, qu'il n'y a pas "ses idées et les idées fausses."

Et pour terminer, M. Jenni, puisque vous vous interrogez souvent sur mes "capacités mentales", quelles sont vos conclusions ? Vous m'obligeriez.

Écrit par : Michel Sommer | 01 mai 2017

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Alors Géo, si en ce moment je vivais en Chine, selon vous ca ferait de moi un chinois? Jenni a le courage de faire de son blog un lieu d`expression libre et il est dommage que vous en profitiez pour y balancer des insultes et des mensonges sur des gens qui vous sont inconnus et qui ne vous ont pas insulté que je sache, ne croyez-vous pas? Si votre éducation laisse a désirer, vous devriez au-moins éviter de vous appliquer a en faire la démonstration car ca pourrit l`ambiance d`un blog qui est sinon tres convivial et civilisé.

Écrit par : Jean Jarogh | 01 mai 2017

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Monsieur Sommer, je n'ai fait que rebondir sur les remarques de Géo que je partage sur le fond et non la forme. Je vous lis régulièrement et j'apprécie le ton mais je vous trouve un brin rêveur et déconnecté. Maintenant, si vous aviez l'obligeance de bien vouloir préciser votre intention avec cet adage tronqué, je vous en serais très reconnaissant.

Écrit par : Pierre Jenni | 01 mai 2017

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"C'est juste le ton Géo. J'ai toujours cette impression que vous êtes fâché"
Ah, et comment aurais-je du répondre aux insultes de jj le mal léché :
"D`accord avec vous, Michel Sommer. Par ailleurs, il me parait clair que les grands opposants aux grands projets pacifiques internationaux sont d`abord ceux que cela gene de voir la démonstration de ce qu`ils s`ingénient a nier, a savoir que sans les f... de m... des idéologies "nationalistes" l`humanité serait bel et bien capable de vivre en paix et de réaliser des buts communs."
Ceci à propos du "pacifisme" du CERN...

Écrit par : Géo | 01 mai 2017

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Vous vous sentez donc personnellement visé quand je mentionne les "f... de m... des idéologies nationalistes" sans lesquels "l`humanité serait bel et bien capable de vivre en paix et de réaliser des buts communs"? Au risque de vous décevoir Geo, vous vous surestimez, a moins que vous ne soyez l`un de ces tristes personnages qui, au nom du nationalisme, entrainent régulierement l`humanité dans toutes sortes de massacres et de misere organisés. Si j`étais assez malappris pour vous balancer des insultes comme vous le faites, je ne me generais pas pour vous nommer meme si, contrairement a moi et a ceux que vous insultez, on ne voit de vous qu`un pseudonyme. Michel Sommer ou Philippe Souaille, peut-on savoir pourquoi vous les insultez, eux?

Écrit par : Jean Jarogh | 01 mai 2017

Voici une conférence TEDex qui en dit long sur notre capacité à appréhender le monde, les autres et soi-même. https://www.youtube.com/watch?v=1syDjtlMGbo

Écrit par : Pierre Jenni | 01 mai 2017

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Et pour ceux qui auraient un esprit scientifique, voici une petite vidéo qui en dit long sur les effets de la chimie dans le corps sur la prise de décisions et donc sur le jugement.
https://sciencetonnante.wordpress.com/2017/04/28/alcool-hormones-decisions/

Écrit par : Pierre Jenni | 01 mai 2017

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Michel Sommer ou Philippe Souaille, peut-on savoir pourquoi vous les insultez, eux?
1. Je ne les insulte pas. Michel Sommer récuse le terme humaniste, je ne sais trop pourquoi, mais ce n'est pas une insulte. Bon, sans cervelle, peut-être un peu. Mais on se croise depuis longtemps, lui et moi. Et je vous rassure tout de suite, il n'a pas plus d'estime pour moi que j'en ai pour lui.
Cela ne nous empêche pas de dormir, que je sache.
Je pense que les théories de Souaille sur la gouvernance mondiale sont totalement idéalistes. Ce n'est pas une insulte.
2. J'ai réagi fortement à partir de votre commentaire, qui suivait un échange sur le CERN, au sujet duquel vous avez des théories pour le moins fumeuses. Je ne développe pas, il n'y a qu'à relire. Et je me suis senti visé par l'allusion aux méchants nationalistes, vu le contexte de ces blogs et l'approche des élections françaises...

Écrit par : Géo | 01 mai 2017

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Voyez-vous Geo, sans vouloir moraliser c`est ca le danger quand on ne commente pas sous son vrai nom: on a tendance a perdre le sens de la responsabilité de ses déclarations, quitte a blesser ceux avec qui on est en désaccord. A mon avis, le meilleur moyen de se respecter est encore de respecter l`autre et un bon truc pour ca dans le cyber-espace est de commenter sous son vrai nom pour ne pas etre tenté de dire n`importe quoi, en particulier sur un blog sans censure préalable.

Écrit par : jean jarogh | 01 mai 2017

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Géo n'a visiblement que ces blogs pour s'occuper et exister, le pauvre vous n'allez quand même pas salir son joujou en osant critiquer ses commentaires toujours si objectifs et surtout tellement respectueux pour ses adversaires.

Et puis tous réseaux sociaux ont leurs lâches de service qui se cachent derrière un pseudo pour invectiver tout le monde, ici c'est Géo, disons-nous qu'on aurait pu tomber sur pire encore....

Écrit par : Vincent | 01 mai 2017

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Si je comprends bien, M. Jenni, il y aurait les "connectés" qui forcément sont aptes à saisir les nuances et les vibrations du monde, qu'il soit politique ou autre, et les "déconnectés", comme moi, qui navigueraient dans une espèce de vide sidéral face aux grands défis de la planète. Alors non, effectivement, je n'aime pas hurler avec les loups, je n'ai pas besoin de me rassurer en suivant la cohorte de tous ceux - trop nombreux - qui considèrent que le nombre fait autorité. La preuve ? je me fais régulièrement "ramasser" par des "Géos" de toutes sortes cramponnés à leurs certitudes. Mais peu m'importe au fond, d'autant que les pseudos font florès et démontrent s'il en était besoin, que la couardise est la vertu cardinale des "insulteurs" qui s'approprient la vérité parce qu'ils n'ont aucun argument à faire valoir. Mais bref, ce n'est pas exactement ce que vous me demandiez. Donc "si vis pacem, para bellum", si tu veux la paix prépare la guerre. C'est le scénario que je considère comme possible - je n'ose pas dire probable - car les nationalismes suintent aux frontières de quelques états européens. Et Jacques Brel, dans une de ses célèbres chansons disait "Les adultes sont tellement cons qu'ils nous feront bien une guerre (...)"Alors quand M. Macron propose de refonder l'Europe, de travailler non pas face mais avec l'Allemagne, j'imagine d'un coup un nouveau possible pour notre voisin et pour tous les autres européens.
Je terminerai par une autre citation, celle d'Albert Jacquard, célèbre généticien,
qui écrit " "(…)En tout cas, ceux qui prétendent détenir la vérité sont ceux qui ont abandonné la poursuite du chemin vers elle. La vérité ne se possède pas, elle se cherche.(…)"

Albert Jacquard - Petite philosophie à l'usage des non-philosophes, p.205 – Calmann-Lévy 1997)

Bien à vous
Cordialement

Écrit par : Michel Sommer | 01 mai 2017

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Je ne fonctionne pas de manière binaire Michel Sommer, je ne me reconnais pas dans votre description. Et je n'ai aucun problème avec les pseudos car j'estime que l'internet est un monde encore mal compris et maitrisé et je respecte éminemment ceux qui s'en méfient. Comme je le relevais plus haut, pseudo ou pas, on ne connait jamais vraiment l'auteur.
Mais par contre je pense que vous faites preuve d'une certaine forme d'angélisme en défendant la candidature de Macron qui est pour moi le pire qui puisse arriver à la France. Et je considère que vous hurlez avec les loup en fustigeant sa rivale. Le repli identitaire m'apparait comme une réaction logique et saine devant la fuite en avant d'un ultralibéralime qui est une forme d'hypercapitalisme qui creuse dangereusement l'écart entre le petit pourcentage des nantis face à la grande majorité qui deviennent les esclaves des temps modernes. Je suis particulièrement bien placé pour vous en parler puisque les taxis furent les premiers à subir la loi de Uber.

Écrit par : Pierre Jenni | 01 mai 2017

@ Pierre Jenni
Je vois que malgré votre bonne volonté le blog est en train de se transformer en un cirque de mise à mort et j'en suis triste pour vous.
Chaque fois qu'une remarque touchant à la personne d'une intervention accompagne un argument, il y aux risque que l'essentiel finisse par être noyé. Il faut croire que l'essentiel n'est pas le même pour tout le monde.

Écrit par : Mère-Grand | 01 mai 2017

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Je pense que le meilleur moyen reste de ne pas réagir et ceux qui dégomment se lassent. Car ils se nourrissent de nos réactions.

Écrit par : Pierre Jenni | 01 mai 2017

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@ Michel Sommer J`aime bien cette citation de Jacquard dont j`ai suivi les cours il y a malheureusement trop longtemps. Les dogmatiques de tout poil (scientifiques, politiques ou religieux) auraient intéret a la méditer. Il me semble qu`un des avantages d`une organisation de recherche scientifique multinationale (en fait quasi-planétaire) comme le CERN est justement l`immunisation contre les dogmes puisque ne dépendant d`aucun gouvernement ou régime politique en particulier qui pourrait faire pression.

Écrit par : jean jarogh | 01 mai 2017

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"Mais par contre je pense que vous faites preuve d'une certaine forme d'angélisme en défendant la candidature de Macron qui est pour moi le pire qui puisse arriver à la France. Et je considère que vous hurlez avec les loup en fustigeant sa rivale. Le repli identitaire m'apparait comme une réaction logique et saine devant la fuite en avant d'un ultralibéralime qui est une forme d'hypercapitalisme qui creuse dangereusement l'écart entre le petit pourcentage des nantis face à la grande majorité qui deviennent les esclaves des temps modernes"

Intéressante profession de foi M. Jenni qui a le mérite de me permettre, enfin, de mieux vous situer. Sans vouloir lancer un débat stérile, je me demande toutefois s'il est plus dangereux d'être angélique en soutenant Macron ou irresponsable en soutenant Mme Le Pen et ses vilains amis ?

Quoi qu'il en soit et pour terminer ma dernière intervention sur votre blog, sachez que moi non plus, sur le principe, je n'ai rien contre l'anonymat et donc les pseudos, à condition, bien entendu, que celui-ci ne soit pas utilisé comme un mur derrière lequel mieux se cacher pour lancer des insultes gratuites aux autres participants.

Voilà, sur ce je vous laisse entre vous....

Bon vent !

Écrit par : Vincent | 02 mai 2017

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" je n'ai rien contre l'anonymat et donc les pseudos, à condition, bien entendu, que celui-ci ne soit pas utilisé comme un mur derrière lequel mieux se cacher pour lancer des insultes gratuites aux autres participants."

Ben voyons! Ce petit cadeau pour vous Vincent:

Blog vincent strobach: " Avant que le ridicule nous tue", où il vient en usurpateur de mon pseudo, en troll et à nouveau en délateur:

"d'habitude pâte à chat joue la 3ème troisième mi-temps chez Déchet en Liberté , seul site qui admet les Bush à nourrir."

Écrit par : briand | 21/06/2014

effectivement , je suis parfois responsable du logiciel, comme enseignant de français auprès de migrants -réfugiés - candidats à l'asile , je suis évidemment banni de la "Forteresse" de Jordan sorte de Fort Alamo pour Western de série B. je continue tout de même mon travail de sape en incitant à lire un livre merveilleux de Georges Haldas poète et écrivain genevois "La légende du football"
Bon match Madame .... Monsieur....- Monsieur.... et Papa Noel.

Écrit par : briand | 21/06/2014

Je vois que vous n'avez toujours pas enlevé les commentaires de mon usurpateur.

Écrit par : Patoucha | 23/06/2014

- Patoucha : Au nom de quoi je vous rendrais service ? Au nom de vos insultes régulières et autres commentaires méprisants à mon égard ?

Vous savez quoi, vos problèmes avec différents intervenants ne me concernent en rien et si parce que j'ai décidé de ne pas modérer, ni interdire, ni censurer les propos qui apparaissent sur "mon" blog, je me retrouve à devoir gérer les guéguerres entre intervenants, je vais, à mon grand regret, devoir changer mon fusil d'épaule...

Écrit par : Vincent | 23/06/2014

Il ne s'agit pas de "guéguerres" Monsieur Strohbach, mais d'un acte bien plus grave qui relève d'un délit qu'il ne me reste plus qu'à signaler au vu de votre réponse vindicative.

Avis 50.040 du 16 avril 2013 - Conseil d'État
www.conseil-etat.public.lu/fr/avis/2013/04/50_040/50040.pdf
16 avr. 2013 - la protection de la vie privée dans le secteur des communications .... Le fait d'usurper l'identité d'un tiers ou de faire usage d'une ou plusieurs données de toute nature permettant de l'identifier en vue de troubler ...

"Je vous signale à nouveau que le commentaire ci dessous n'est pas de moi. Vous devez le savoir ayant les IP à confronter:..."

"Je vois que vous n'avez toujours pas enlevé les commentaires de mon usurpateur."

Écrit par : Patoucha | 23/06/2014

D'autre part, j'ignorais que je vous insultais régulièrement: " Au nom de vos insultes régulières et autres commentaires méprisants à mon égard ? " (sic)et retrouve là les mêmes arguments ad hominem que "Banzen/briant". J'ai recherché "mes commentaires insultants" sur vos différents billets et n'en ai trouvé aucun. En revanche, j'ai relevé celui-ci:

"les réseaux sociaux sont le réceptacle de ces frustrations , Blogs twitt sont bien souvent de véritables bas de l'haine pour commentateurs masqués.
Sur cette plate-forme: Homme-Libre alias Mecmen est un exemple parmi d'autres.
Le débarquement de Normandie permet à Corto de refaire le film il faut sauver le soldat Jordan alias DJ dans Déchet Liberté.
Le populisme politique prend aussi ses racines dans cet anonymat de valeureux guerriers fantomatiques."

Écrit par : briand | 06/06/2014

"J'ignorais que briand était un intervenant assidu de votre blog. Ses attaques, sur les blogueurs et ceux défendant l'antisémitisme, semblent en plus de sa mauvaise foi criante, très appréciés par vous-même. Vous ne trouvez pas insultant de traiter D.J de déchet et nous autres de "racailles"? L'insulte, chez vous, aurait donc deux poids et deux mesures?

Écrit par : Patoucha | 24/06/2014

Les commentaires sont fermés.

Vincent Strobach a fermé les commentaires suite au lien:

www.conseil-etat.public.lu/fr/avis/2013/04/50_040/50040.pdf ainsi que certains de ses commentaires, comme ci-dessus

Écrit par : Patoucha | 02 mai 2017

Quand un enfant s'ennuie en classe ce temps d'ennui n'en finit plus alors que son camarade vivement intéressé par le cours au moment où la cloche de la récré sonne sursaute en s'écriant "déjà!"

N'étant en rien "scientifique" je ne puis m'immiscer présentement sinon que nous ne disons plus univers mais plurivers et que notre vue limitée ne conçoit pas qu'il puisse n'y avoir ni fin ni début.

L'Inde, jadis, enseigna qu'il y a énergie, prana, ainsi qu'un peu différente mais indissociable de prana akasha.

Quand prana lui donne un coup akasha matricie un nouvel univers.

Certains estiment que ce coup correspondrait au "big-bang"!

Si religion signifie "avoir de la religion", du respect, tact ou doigté forcément par le fait "repères" on se tournera vers les scientifiques, évidemment, dès qu'il s'agit de "création"!

Écrit par : Myriam | 02 mai 2017

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jean jarogh @ Dois-je vous rappeler que la première intervention agressive vient de vous ?
"Géo vous etes un négatif absolu. Faites une bonne action pour une fois: trouvez-vous une borne positive et vous aurez de quoi faire fonctionner l`accélérateur du CERN a l`oeil."
Votre pseudo ou votre vrai nom jean jarogh ne vous a pas empêché "de dire n`importe quoi, en particulier sur un blog sans censure préalable."

Michel Sommer @ Voilà en quoi je vous vois un "humaniste sans cervelle": citer Albert Jacquard. Depuis que je l'ai vu à la TV défendre l'idée que la capitale de l'Europe devrait être Alger et non Bruxelles. On ne pouvait taxer cela d'idéalisme, parce que c'était juste après l'assassinat de 13 marins italiens par des islamistes dans le port d'Alger. Lors d'un interview en visage caché, un de ces joyeux lurons nous expliquait qu'ils avaient utilisé des couteaux rouillés et mal aiguisés, "parce que les cris des victimes plaisent à Allah".

Ces déclarations de Jacquard m'ont paru tellement odieuses que toute personne le citant m'insupporte.

Écrit par : Géo | 02 mai 2017

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Le Camp du Bien n'a pas fini de délirer :

"Disons que Géo est un Jean Marie Le Pen sans les 8 millions qui ont voté au 1 er tour présidentiel en faveur de sa fille MLP qui a répudié, à juste titre, son père. Je ne sais pas si Géo a une fille!

Écrit par : Charles 05 | 01 mai 2017"

Allez-y, Charles 05, donnez-nous la clé de cette révélation...

Écrit par : Géo | 02 mai 2017

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D`accord avec vous Vincent. Un bel exemple actuel de "repli identitaire" en ce moment et pas loin de nos alpages, c`est la Turquie que je prefere ne meme pas commenter. En France ou une bonne partie de la population jeune des villes est immigrée de premiere ou seconde génération (sans meme parler du cas corse), une victoire lepenesque avec "repli identitaire" au menu signifierait carrément la guerre civile car il n`y a pas une mais de multiples identités nationales, comme dans presque tous les pays d`Europe Occidentale. Quelque chose me dit d`ailleurs que la mome LePen serait bien embétée s`il lui arrivait de gagner ces élections et qu`elle est la premiere surprise de sa soudaine popularité car les partis "identitaires" ont, par définition, toujours une grande gueule mais jamais de programme de gouvernement tenant compte des réalités.

Écrit par : jean jarogh | 02 mai 2017

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"une victoire lepenesque avec "repli identitaire" au menu signifierait carrément la guerre civile" Probable, en effet. Le problème, c'est que ce sera aussi le cas en cas de victoire de Macron...

Écrit par : Géo | 02 mai 2017

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Evidemment. Mais avec une nuance de taille, avec Macron il n'y aura aucune chance de réformer l'Europe alors qu'avec la pression du FN, Bruxelles sera bien obligée de revoir le modèle.
Quoi qu'il arrive, ça va être très difficile de gouverner. Et le score risque bien d'être plus serré que prévu.

Écrit par : Pierre Jenni | 02 mai 2017

Vincent, Jean jarogh et autres "humanistes", comment recevez-vous cet
extrait de l'article du matin-dimanche 30.04.17, l'interview de Guilluy par Audétat :

"Emmanuel Macron défend une société "ouverte", qu'il oppose au repli et à la peur de l'autre. Ce type de discours peut encore convaincre ?
- De moins en moins. Pourquoi les gens d'en bas seraient-ils a priori fermés, dans le repli ou la haine de l'autre ? Ce discours implique une posture de supériorité morale qui a fonctionné par le passé. Mais il est de plus en plus visible qu'il s'agit d'une posture de domination de classe. En 1973, déjà, le cinéaste Pasolini écrivait que la bourgeoisie, pour s'en sortir, inventerait un antifascisme contre un fascisme qui n'existe pas."

Écrit par : Géo | 02 mai 2017

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"Et sans réfutabilité, pas de science."
Je ne suis pas sûr que cela reste encore vrai. Ne serait-ce que parce que, comme vous le dites, les outils permettant la réfutation ne sont plus accessibles, ou alors ne le sont qu'à des organisations ou des Etats dont certains pourront toujours contester les motifs.
Je ne vois cependant pas un pays contester les résultats livrés par l'envoi d'une sonde sur un astéroïde ou une planète au motif qu'il n'a pas pu dupliquer cet envoi par manque de moyens, à long terme du moins. Il doit en être de même dans les nano sciences ou le problème des moyens techniques posent probablement doit être le même.
De plus en plus la science va donc devoir se contenter, pendant de très longues durées du moins, d'avancer des hypothèses ni testables ni réfutables, comme c'est le cas de formulation mathématiques. C'est le cas du célèbre "spooky action at a distance" d'Einstein, qui semble résister à la critique, mais fait toujours l'objet de tentatives d'explications qui en élimineraient l'aspect "spooky".
Jean Jarogh a mentionné une des raisons qui pourraient lever la méfiance envers envers ces découvertes non vérifiables au sens traditionnel (celui de Popper), en mentionnant la composition des équipes de recherche, qui ne fait que refléter la multiciplité des financements à l'origine des instruments de recherche. Géo n'est pas convaincu, mais n'est-ce pas la raison de nos interventions que de confronter des points de vue divergeant ?
Le temps dont dispose la science (ou les humains qui s'y adonnent) étant très long, même s'il n'est pas infini (sans compter la possibilité que des révolutions technologiques modifient la définition même de l'humai), rien ne permet d'affirmer ou même d'imaginer ce que l'avenir nous réserve à cet égard. Mais je serais tenté de dire que les paramètres scientifiques auxquels nous nous sommes référés jusqu'à présent sont en train de changer, sans que cela n'abolisse nécessairement ses ambitions et ses raisons d'être.

Écrit par : Mère-Grand | 02 mai 2017

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On en revient donc a ce que disait Jacquard: "La vérité ne se possède pas, elle se cherche." On est arrivé au stade ou plus on en sait, plus on remet en cause ce que l`on croyait savoir et, en meme temps, on devient de plus en plus humbles devant la complexité de ce que l`on nomme réalité.

Écrit par : Jean Jarogh | 02 mai 2017

Alors vous êtes rassuré Vincent ? Vous avez enfin pu me coller une étiquette.
Je me prononce peu sur les élections françaises. D'une part parce que je ne connais pas assez bien le fonctionnement de ce pays et son histoire mais aussi parce que je considère la politique comme l'art d'accommoder les restes. C'est l'économie qui dirige en sous-main voire même sans se cacher avec, par exemple chez nous, 3/4 des commissaires qui siègent à la commission de la santé et dans un conseil d'administration d'un groupe pharma. (voir le blog de Poggia).
Si vous aviez lu mes précédents billets, notamment celui de la mondialisation pour les nuls, vous auriez compris que je dénonce le nationalisme presque aussi fort que vous, sauf que, le choix des Français est révélateur des forces en puissance dans le monde entre ceux qui veulent globaliser pour mieux régner et ceux qui tentent de résister avec des outils du passé.
Le salut pourrait venir de la technologie, mais en attendant l'étape suivante, assez bien vue par Jeremy Rifkin et Peter Joseph, je persiste à penser que résister vaut mieux que céder à cette fuite en avant d'un libéralisme dévoyé qui n'a plus d'ancrage puisque les profits, toujours plus indécents, ne proviennent pas d'une valeur ajoutée, mais des rémunérations du capital qui, en fait, n'est que de la dette. Il n'y aurait aujourd'hui pas même le quart de la valeur réelle par rapport à l'impression de monnaie et si les Etats devaient rembourser, ils seraient tous en faillite.
http://reseauinternational.net/les-etats-unis-doivent-au-monde-presque-3-fois-plus-dor-quil-nen-existe-mondialement/

Écrit par : Pierre Jenni | 02 mai 2017

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@ Pierre Je crois que personne de sensé ne défend le type de libéralisme qui prévaut en ce moment dans l`UE sur la base d`un "Traité de Lisbonne" concocté sur mesure pour le grand capital international. Ce libéralisme prédateur et la corruption politique allant avec ont réussi a démolir les classes moyennes en Europe et a faire tant de dégats dans les pays dits "en développement" que des guerres et encore plus de misere en sont résultées avec les migrations massives que l`on sait. Macron lui-meme dit que si les dirigeants politiques européens ne réussissent pas a réformer le systeme, la France devra aussi quitter l`UE. En économie aujourd`hui tout est compliqué car tout est interdépendant et c`est pourquoi il n`y a pas de recette miracle et de solution instantanée. La Grande-Bretagne elle-meme n`a pu croire pouvoir se permettre de quitter l`UE que parce qu`elle peut s`appuyer sur cette autre union basée sur le grand capital qu`est le Commonwealth et sur les promesses de Trump d`ouvrir a fond le marché US aux produits britanniques.

Écrit par : Jean Jarogh | 02 mai 2017

Pierre Jenni, votre visage n'appelle pas l'étiquette ce qui pour un peu serait pacificateur voire réconciliateur

à part cela, de vos articles, complexe est l'intelligence!

Les gens z'intelligents donnent le sentiment aux ignares qu'intelligents ils le sont.

Écrit par : Myriam | 02 mai 2017

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MDR MDRRRR Myriam, je vous adore :)

Écrit par : Patoucha | 20 mai 2017

Nous sommes d'accord Jean. Mais cette complexité implique un peu de recul pour permettre au commun des mortels de comprendre les mécanismes à l'oeuvre. C'est en ce sens que je suggère que le moindre mal pour la France, comme pour les autres démocraties, serait de freiner cette fuite en avant des mondialistes.
http://posttenebraslux.blog.tdg.ch/archive/2016/11/28/la-mondialisation-pour-les-nuls-280504.html

Écrit par : Pierre Jenni | 02 mai 2017

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"Macron lui-meme dit que si les dirigeants politiques européens ne réussissent pas a réformer le systeme, la France devra aussi quitter l`UE."

Franchement ?! Et vous avalez ça Jean ?

Écrit par : Pierre Jenni | 02 mai 2017

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Réfléchissez, sans réforme de l`UE, le chomage et la précarité continueront d`augmenter en France et tout finirait par une explosion sociale. Cela, tout homme sensé en est conscient. Par contre sans UE un pays comme la France dont l`économie est presqu`aussi dépendante des exportations que celle de l`Allemagne sans avoir la sortie de secours du Commonwealth et les promesses (probablement bidon) de Trump se retrouverait encore plus vite au bord de l`explosion sociale. Surtout avec une idéologie nationaliste en prime qui est toujours fortiche a désigner des boucs émissaires pour garder la pression sur les excités qui l`ont plébiscité.

Écrit par : Jean Jarogh | 02 mai 2017

"Les gens z'intelligents donnent le sentiment aux ignares qu'intelligents ils le sont."

J'ajouterais, Myriam, que les ignares se donnent les uns aux autres l'impression qu'ils sont intelligents.

Écrit par : Dieu | 02 mai 2017

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@JJ

Vous prenez trop à la lettre les articles des journaleux , et les "promesses" de campagne..... d'un élu (d'office) par défaut! Son gouvernement que les mêmes, qui l'ont imposé pour leurs intérêts, encensent, ne tiendra pas la route. Ce n'est pas par ces "nommés"que le changement arrivera.Bien au contraire!

Le pessimisme n'est pas mon fort, mais là, il ne fait aucun doute que la France a du souci à se faire.

Écrit par : Patoucha | 20 mai 2017

Ave Dieu

C'est le "miracle" du net :)))))))))))

Écrit par : Patoucha | 20 mai 2017

Voici un article que j'ai trouvé sur le dernier billet de HL qui permet de décoder certains mécanismes à l'oeuvre. Merci à Géo pour ce lien édifiant.
https://audelancelin.com/2017/04/20/emmanuel-macron-un-putsch-du-cac-40/

Écrit par : Pierre Jenni | 02 mai 2017

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Macron "fabriqué par le capital"? OK mais alors pourquoi ne pas aller jusqu`au bout du raisonnement complotiste et penser que Marine LePen aussi "a été fabriquée" par les memes pour donner l`occasion a peu pres tous les partis d`appeler a voter pour... Macron?

Écrit par : Jean Jarogh | 02 mai 2017

Vous répondez trop vite Jean, avec les tripes. Car vous n'avez pas eu le temps matériel de lire le lien que je vous ai proposé.
Je ne suis pas sûr de comprendre votre dernier commentaire. Pour moi, il semble évident que la presse et les médias en général ont systématiquement alimenté l'image d'une MLP raciste, xénophobe avec tous les travers de son père pour obliger au rassemblement autour de Macron. Je ne vois aucun complot, juste la logique même qui est bien expliquée dans cet article sur la liberté de la presse.

Écrit par : Pierre Jenni | 02 mai 2017

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Je voulais dire que si complot il y a, le battage autour du FN pourrait aussi en faire partie afin d`assurer que tous ceux qui n`apprécient pas le FN et qui n`auraient peut-etre pas voté aient une raison impérative de voter quand-meme au deuxieme tour contre le FN. De toute facon je ne crois pas au complot, ne serait-ce que parce que Macron n`était pas du tout assuré de remporter le premier tour meme avec le torpillage de Fillon.

Écrit par : Jean Jarogh | 02 mai 2017

Je ne puis que vous encourager à prendre connaissance de cet article qui explique plutôt bien comment le CAC 40 a organisé son coup.

Écrit par : Pierre Jenni | 02 mai 2017

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De toute maniere il y a selon moi deux choses sont a peu pres sures. Un, la simili Jeanne d`Arc ne sera pas élue. Deux, si elle l`est quand-meme, elle sera drolement emm... de l`avoir été.

Écrit par : Jean Jarogh | 02 mai 2017

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"Ce libéralisme prédateur et la corruption politique allant avec ont réussi a démolir les classes moyennes en Europe et a faire tant de dégats dans les pays dits "en développement" que des guerres et encore plus de misere en sont résultées avec les migrations massives que l`on sait."

Pure idéologie de gauche pour la seconde partie. Sanglot de l'homme blanc...Les BRICS, vous connaissez ? Ils se sont mis eux-mêmes dans la situation où ils sont et la mondialisation les a favorisés, justement au détriment des classes ouvrières européennes. L'immigration massive est le moyen que l'Afrique de l'Ouest a trouvé pour se développer. C'est une aberration, et personne ne la dénonce parce que cela a été profitable à l'Europe trop longtemps...

Écrit par : Géo | 02 mai 2017

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"si elle l`est quand-meme, elle sera drolement emm... de l`avoir été."
Vous confondez avec son père en 2002. Elle, précisément, a adopté une stratégie visant le pouvoir. Et si elle arrivait, il se passerait de facto des compromis avec la droite classique, face à la gauche unifiée contre elle (les mélenchonistes, les hamonistes, les macronistes de gauche et du centre, beaucoup de monde en fait).
Si Macron gagne, cela va être un peu le roi nu. Il va aussi être drôlement emm..., selon vos mots. Et la rue sera tout aussi chaude.
Moralité : pas de plan "vacances" en France cette année. Et si vous allez en Espagne, prenez le bateau ou l'avion...

Écrit par : Géo | 02 mai 2017

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M. Jenni

Trouver la candidature de M. Macron serait donc faire preuve d'angélisme, avec sa petite nuance péjorative comme pour signifier "Mon pauvre Monsieur...". J'habite en France mais n'y vote pas, n'en ayant pas la nationalité, ce qui ne m'empêche pas d'écouter, de soupeser, de critiquer. Et il se trouve que ce que propose E.M. me plaît davantage que les thèses du FN et de son leader. Que vous ayez des positions parfaitement contraires aux miennes ne me pose aucun problème !

Je suis en revanche beaucoup plus inquiet quand vous affirmez que le repli identitaire est une réaction logique et saine. Qu'il constitue une réaction logique, passe encore. Mais saine ? Vous me faites peur. Le repli identitaire consiste à se murer dans une rhétorique nationaliste qui ne peut conduire qu'à l'exclusion de l'autre, intrus puisque n'appartenant pas au clan.

Que Marine Le Pen, en abandonnant l'Euro par exemple, fasse croire aux Français qu'ils seront plus heureux, est de l'incompétence dans le meilleurs des cas, une duperie dans le pire.

La France n'a pas voulu Sarkozy ni Fillon pas plus que Mélenchon ou encore Hamon.
Vous n’allez quand même pas me faire croire qu'un quart des électeurs qui ont donné leur suffrage à M. Macron ont été bernés par angélisme. On n'arrive pas au deuxième tour d'une élection présidentielle par duperie. Je crois surtout qu'on en veut à E.M d'avoir cassé la mécanique traditionnelle de la politique française. Rien que cela, c'est déjà un exploit !

Écrit par : Michel Sommer | 02 mai 2017

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"Vous n’allez quand même pas me faire croire qu'un quart des électeurs qui ont donné leur suffrage à M. Macron ont été bernés par angélisme."
https://www.facebook.com/MalalaiseOfficiel/videos/vb.1117278184963682/1538614966163333/?type=2&theater

Écrit par : Pierre Jenni | 02 mai 2017

Ni Fillon......

Diabolisé par ceux qui ont vu en lui un redoutable concurrent face à leur Poulin. Il fallait donc ce cas de figure avec MLP pour l'imposer...... une minorité de moutons l'ont suivi, les "autres" l'attendent au tournant! Jamais élection présidentielle ne fut aussi minable dans la manipulation!

Écrit par : Patoucha | 20 mai 2017

Je n'ai pas la même lecture que vous des raisons qui ont permis à M. Macron d'arriver où il est aujourd'hui en si peu de temps. Je trouve que le lien de Géo en dit long.
Maintenant, comprenez-moi bien, lorsque je dis que le repli est sain, je parle de reculer pour mieux sauter. Je ne crois nullement dans les recettes passéistes du FN mais j'estime qu'il est vital de résister au courant mondialiste tel que proposé par Macron et la haute finance internationale.
En ce sens, tout courant qui y travaille reçoit mon aval. Et je vous rappelle que les Français n'ont d'autre choix que ces deux tendances. Pour moi, MLP est un moindre mal et le seul moyen de véritablement réformer l'Europe pour la rapprocher d'un certain idéal porteur pour le plus grand nombre et non pas pour une élite qui travaille à la destruction du monde que ce soit au niveau social, politique, environnemental ou économique.
Mais vous aurez tout le temps de mesurer votre erreur puisque votre favori est aussi celui de la majorité des Français et qu'il accédera vraisemblablement à la présidence.
Sans capacité de gouverner, avec une opposition féroce, il se fera balayer avec beaucoup plus de violence que le président normal actuel et les dégâts seront énormes.

Écrit par : Pierre Jenni | 02 mai 2017

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@ Jean Jarogh
Je ne cherche pas à diminuer les mérites de Roland Jacquard , qui était certainement un homme de convictions fort estimables. Ses prises de position très vigoureuses contre l'esprit de compétition et ses conséquences délétères, ainsi que son explication de inanité de la tentative de créer une descendance surdouée en choisissant des parents de génie étaient en même temps généreuses et intellectuellement fertiles pour l'époque.
Mais il faut bien avouer aussi que les phrases que vous citez sonnent un peu comme des truismes, aussi bien pour les ceux qui ont quelque intérêt à la philosophie (même s'ils n'ont pas lu les dialogues socratiques de Platon) ou à la science (même s'ils ne sont pas spécialistes de Popper ou de ceux qui lui ont succédé. Cela rappelle un peu la question sur l'absence des philosophes à la tête des Etats.
Car l'attitude qu'il décrit serait évidemment, si elle était appliquée rigoureusement, un obstacle majeur à la décision et aux décisions que le politique est obligé de prendre quotidiennement.
De la même manière les scientifiques sont aussi obligés de prendre le risque des choix de leurs recherches, qui ne s'imposent jamais d'elles-mêmes (c'est d'ailleurs en cela qu'elles sont créatrices), sans compter que leurs financements sont soumis à des impératifs qui n'ont généralement rien de philosophiques.

Écrit par : Mère-Grand | 02 mai 2017

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Pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
http://reseauinternational.net/la-domination-du-capital-financier-qui-dirige-le-monde/

Écrit par : Pierre Jenni | 02 mai 2017

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Ah NON! SVP Pierre Jenni, cette source n'est pas digne de vous!

Écrit par : Patoucha | 20 mai 2017

"Merci à Géo pour ce lien édifiant". C'est "Beatrix" qu'il faut remercier, sur le blog de H.R-F.
Voici deux autres, donnés par "AP34" sur le blog de S.Montabert (24 heures) :
http://www.paulcraigroberts.org/2017/04/26/marine-le-pen-represents-france/
http://www.paulcraigroberts.org/2017/04/27/marine-le-pen-update/

En fait, ces élections présidentielles françaises, que je critiquais tant, sont simplement fantastiques pour mettre à jour le système dans lequel nous vivons.

Maintenant, il n'y a plus qu'à prier - qui, je ne sais pas...- pour que les Français se sortent pas trop mal du bourbier dans lequel ils vont immanquablement plonger...

Écrit par : Géo | 02 mai 2017

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Jenni@ "Maintenant, comprenez-moi bien, lorsque je dis que le repli est sain, je parle de reculer pour mieux sauter. Je ne crois nullement dans les recettes passéistes du FN mais j'estime qu'il est vital de résister au courant mondialiste tel que proposé par Macron et la haute finance internationale.
En ce sens, tout courant qui y travaille reçoit mon aval. Et je vous rappelle que les Français n'ont d'autre choix que ces deux tendances. Pour moi, MLP est un moindre mal et le seul moyen de véritablement réformer l'Europe pour la rapprocher d'un certain idéal porteur pour le plus grand nombre et non pas pour une élite qui travaille à la destruction du monde que ce soit au niveau social, politique, environnemental ou économique."

Complétement en phase avec ce que vous venez d'écrire ! Je pense exactement pareil.

Écrit par : Géo | 02 mai 2017

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Dieu, voir plus haut, Dieu me parle.

Qu'ai-je fait. ciel! pour un tel événement?

Ce matin, dès l'aube, remplacé dans ma "chambre de nuit" la photo de Françoise Dolto par celle, voir Marianne, de... COLOMBO!

Écrit par : Myriam | 02 mai 2017

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"Juste une dernière chose... Colombo/Columbo

Écrit par : Myriam | 02 mai 2017

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A M. Jenni,

Il faut donc reculer pour mieux sauter, mais sans savoir exactement où l'on va retomber. On verra bien en somme. L'incertitude comme gouvernail. Et un capitaine, seul maître après Dieu...

On parle tant et plus de l'élection mais j'entends peu de commentaires sur la formation d'un gouvernement FN. Et quand on est aussi à droite que le FN, le citoyen peut craindre - sans effort d'imagination particulier - une restriction des libertés publiques selon que le ministre de l'intérieur sera plus ou moins actif...Je ne suis pas sûr non plus que la presse ait vraiment tout à gagner d'une telle situation.

Cela dit, je peux vous rejoindre sur au moins un point : Je ne suis pas un thuriféraire de la mondialisation et comme vous je me bats contre ses méfaits contrairement à ce que vous pouvez croire. Combattre la mondialisation est sans doute une attitude noble, mais j'estime que votre manière de l'aborder ne va pas dans la bonne direction. Casser la baraque avant d'avoir un plan pour rebâtir la suivante paraît hasardeux. C'est pour cette simple raison que je préfère E.M. qui souhaite s'attaquer aux problèmes, en quelque sorte de l'intérieur, avec des gens nouveaux. Un sacré défi !

J'estime enfin qu’il est malsain de ne retenir de E.M. qu'il a été banquier et qu'en conséquence il en est marqué au fer rouge. Cette posture est identique à celle qui consiste à prétendre qu'on ne peut plus faire confiance à une personne qui a subi une peine de prison, cette marque indélébile que les honnêtes gens considèrent comme normale.

Emmanuel Macron n'a à ma connaissance jamais été en prison, mais il reste marqué au fer rouge. Sa prison à lui, c'est Rotschild...

Écrit par : Michel Sommer | 02 mai 2017

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Ne soyez pas naif Pierre Jenni. En regardant l`histoire contemporaine, vous pouvez constater que les gouvernements nationalistes (dits aussi de droite radicale, d`extreme-droite ou ultra-conservateurs) ont toujours été les meilleurs amis du grand capital international (pour eux, l`argent n`a vraient pas d`odeur) et du systeme capitaliste neo-libéral dans lequel la valeur de l`individu est déterminée par son compte en banque et ses relations personnelles. Vieux truc consistant a gagner les électeurs par une rhétorique nationaliste simpliste pour ensuite vendre ces memes électeurs aux entreprises multinationales comme main d`oeuvre bon marché. A-t-on jamais vu un gouvernement ultra-nationaliste se préoccuper du bien-etre général et non de celui d`une petite caste proche du pouvoir?

Écrit par : jean jarogh | 02 mai 2017

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On m'a souvent reproché de faire preuve de naïveté, voire de niaiserie récemment par HL.
Il y sûrement un fond de vrai. Je revendique une certaine innocence, un optimisme sans véritable fondement. Il m'est impossible d'imaginer notre expérience sur Terre comme une aventure parfaitement vaine et insignifiante dans l'écoulement du temps relatif.
Je suis convaincu que MLP a une soif inextinguible de pouvoir, mais je doute qu'elle puisse courtiser à la fois le peuple et le grand capital.
Et je ne suis pas sûr que l'histoire puisse nous être d'un grand support pour imaginer la suite que nous promet la technologie et la révolution numérique.
Quoiqu'il en soit, j'estime que nos discussions à ce sujet n'ont pas grande importance. Quel que soit l'élu, les cinq prochaines années seront chaotiques, et pas seulement pour les Français.
Je vous encourage vivement à lire Jeremy Rifkin et Peter Joseph. Ils tracent le chemin, donnent des pistes et touchent une audience de plus en plus large.

Écrit par : Pierre Jenni | 02 mai 2017

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En effet Pierre, ce qu`on peut raconter ici n`a guere d`effet sur les événements du monde mais ca n`est pas non-plus pour ca que les gens bloguent, pas vrai? On échange des points de vue, c`est tout. Pour ma part, des circonstances involontaires m`ont amené a beaucoup (trop) fréquenter le cyber-espace ces derniers temps mais cela va maintenant pouvoir changer. Le printemps est la, autant en profiter le plus possible.

Écrit par : jean jarogh | 02 mai 2017

Merci d'avoir participé activement à ces discussions Jean.

Écrit par : Pierre Jenni | 02 mai 2017

Mère-Grand:
"Je ne suis pas sûr que cela reste encore vrai."
Je pense que vous avez raison de ne pas être sûr.

"Ne serait-ce que parce que, comme vous le dites, les outils permettant la réfutation ne sont plus accessibles, ou alors ne le sont qu'à des organisations ou des Etats dont certains pourront toujours contester les motifs."
Il s'ensuit que ce n'est plus de la science. La fraude est chose courante dans le monde "scientifique". Parce qu'il faut justifier des publications, des résultats, pour garder sa place, garder son salaire, pour pouvoir continuer à faire joujou avec des instruments hors de prix. Alors quand personne ne peut vérifier, c'est d'autant plus facile de frauder ou de montrer sans démontrer et sans prouver.

"Je ne vois cependant pas un pays contester les résultats livrés par l'envoi d'une sonde sur un astéroïde ou une planète au motif qu'il n'a pas pu dupliquer cet envoi par manque de moyens, à long terme du moins. Il doit en être de même dans les nano sciences ou le problème des moyens techniques posent probablement doit être le même."
Contester ne serait possible qu'après avoir vérifié. On a pu voir que la fraude a été possible dans le cas que vous évoquez.

"De plus en plus la science va donc devoir se contenter, pendant de très longues durées du moins, d'avancer des hypothèses ni testables ni réfutables, comme c'est le cas de formulation mathématiques."
Une hypothèse n'est une hypothèse que si elle est vérifiable. Autrement c'est de la spéculation. On sort de la démarche scientifique. Les "lois de la nature" ne sont pas des lois. Il y a toujours une marge d'erreur qui fait que la prévision à très long terme est impossible. Les formules mathématiques ont un aspect pratique à notre échelle. A d'autres échelles trop éloignées de notre compréhension et de notre appréhension elles sont impossibles à vérifier.

"Jean Jarogh a mentionné une des raisons qui pourraient lever la méfiance envers envers ces découvertes non vérifiables au sens traditionnel (celui de Popper), en mentionnant la composition des équipes de recherche, qui ne fait que refléter la multiciplité des financements à l'origine des instruments de recherche."
Voulez-vous que ces personnes scient la branche sur laquelle elles sont assises? Soyons réalistes. Ils tirent tous à la même corde.

"Géo n'est pas convaincu, mais n'est-ce pas la raison de nos interventions que de confronter des points de vue divergeant ?"
Vous avez tous les deux raison, bien entendu.

"Le temps dont dispose la science (ou les humains qui s'y adonnent) étant très long, même s'il n'est pas infini (sans compter la possibilité que des révolutions technologiques modifient la définition même de l'humai), rien ne permet d'affirmer ou même d'imaginer ce que l'avenir nous réserve à cet égard."
Le risque est tout simplement l'homme dénaturé.

"Mais je serais tenté de dire que les paramètres scientifiques auxquels nous nous sommes référés jusqu'à présent sont en train de changer, sans que cela n'abolisse nécessairement ses ambitions et ses raisons d'être."
Sauf que ces ambitions sont en mesure de détruire la vie sur la Terre. C'est connu: "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme."

Avons-nous besoin de tout savoir? Ou seulement ce dont nous avons besoin pour être heureux? J'appelle dévoyée cette "science" qui vise à la toute puissance, source d'asservissement et de destruction. Nous sommes déjà bien avancés sur cette voie.

Écrit par : Johann | 07 mai 2017

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"Le salut pourrait venir de la technologie"
C'est un acte de foi. Pendant 70 ans les dirigeants ont résisté à déclencher le feu nucléaire. Avec les fous actuels, tout devient possible. A-t-on déjà vu une arme inventée qui n'aurait pas été utilisée? Les armes c'est aussi de la technologie. Pourquoi a-t-on développé les centrales nucléaires? Pour obtenir les matériaux des bombes. Pour l'"élite", le troupeau humain n'a aucune valeur.

Écrit par : Johann | 07 mai 2017

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Je comprends vos réticences Johann. Mais je rejoins l'analyse de Mère-Grand plus bas qui suggère que tout ce que fait l'homme est naturel et donc que notre évolution technologique est inéluctable.
Certains suggèrent que l'homme est un loup pour l'homme depuis toujours. Je n'en suis pas certain. Il semblerait que nous ayons commencé à nous foutre sur la gueule lorsque nous avons commencé à capitaliser en quittant le statut de chasseur-cueilleur pour celui de propriétaire terrien sédentaire.
Mais au final, j'observe que nous sommes toujours là, après quelques dizaines de milliers d'années à nous battre. Il semble qu'il y ait une forme d'équilibre dans le chaos qui permet, envers et contre tout, à l'aventure humaine de se prolonger. Et si ce ne devait plus être le cas, et bien soit, ce sera encore la nature qui aura fait des choix en éradiquant une espèce nuisante.

Écrit par : Pierre Jenni | 08 mai 2017

"Il m'est impossible d'imaginer notre expérience sur Terre comme une aventure parfaitement vaine et insignifiante dans l'écoulement du temps relatif."
Et pourtant.
Le temps relatif? Qu'est-ce que c'est?

Écrit par : Johann | 07 mai 2017

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Oui, vous avez raison Johann, c'est un pléonasme. Le temps est forcément relatif.

Écrit par : Pierre Jenni | 08 mai 2017

A propos du commentaire de Johann je crois que la terre est un lieu de transit après sortes de tests selon nos pensées, nos paroles et nos actions avec cette différence que pour nos tests que nous savons que nous sommes testés alors que pour les tests en question nous l'ignorons.
Il faut évoluer aussi bien dans notre pensée que nos actions et nos actes.
Lorsque nous sommes indifférents, pourrions agir mais préférons nous amuser, nous divertir en regardant les plus pauvres se débattre... nous ne savons pas que nous sommes observés, étudiés, testés.

"C'est un juif donc il a crucifié le Christ, en plus il a le nez crochu et les mains moites+ est signe non seulement de racisme mais d'ignorance

"L'animal est à l'homme ce que l'homme est à Dieu, lu dans un commentaire, signifierait que de même que l'homme mange l'animal ce qui vient après l'homme pourrait également le manger

Comment l'animal nous voit-il?

Distinguons-nous ce qui vient après nous qui... serait parmi nous sans que nous soyons en mesure de le discerner?


On souhaite bonne change à M. Macron après avoir dégusté des mois durant la réflexion à propos de Marine Le Pen qui est de la même veine que celle rapportée à propos des juifs: c'est une fille Le Pen donc...

Double nationale Française et Suissesse je ne reçois plus aucun papier du consulat m'ayant sans doute reléguée aux oubliettes mais en revanche votant j'aurais glissé un bulletin blanc dans l'urne non seulement parce que je ne suis pas en mesure de connaître Marine Le Pen de l'intérieur mais en tout premier lieu parce que je rejette cette forme de pensée anti Marine Le Pen sans arguments sérieux la concernant

Pour les emplois fictifs j'ai bien connu quelqu'un ayant de lourdes responsabilités avec un entourage pratiquant ronds de jambes et propos flatteurs par devant la personne non dans son dos ce qui l'obligeait, pour savoir à quoi s'en tenir à engager quelques grandes oreilles mouchards évidemment rémunérés avec fonctions fictives.

Pour l'Inde il n'y a jamais "rien"!

L'effet de Prana venant frapper sur Akasha serait selon certains ce que nous appelons le big bang

Le schizophrène peut tenir des raisonnement impeccables mais le fondement de ses raisonnements n'est pas le bon.

Fondement de ses raisonnements sorte de première brique... psychique.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 08 mai 2017

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@ Johann
"Avons-nous besoin de tout savoir?"
Il semble bien que l'évolution nous ait faits ainsi, nous, c'est à dire l'espèce humaine avec tous ses ancêtres simiesques.
L'observation a toujours conduit à des recherches d'explications, que ce soit dans les petites tribus isolées avec leurs récits mythologiques ou dans les grands empires avec leurs philosophies, astrologies et technologies, qui ont toujours eu, outre leurs usages pratiques, la fonction de répondre à la curiosité qui veut faire du connu de ce qui est inconnu.
"Ou seulement ce dont nous avons besoin pour être heureux?"
C'est, pour simplifier et donc caricaturer en même temps, la voix des grottes et des monastères au lieu de celle des laboratoires. Elles ont toujours coexisté et aucune ne l'a jamais emporté sur l'autre, sauf que depuis quelque temps les laboratoires prétendent, avec un certain succès parfois, prendre le relais sur les grottes et les monastères.
"J'appelle dévoyée cette "science""
Pour certains il ne s'agit que d'une évolution inéluctable, due à la complexité de la réalité physique que l'homme essaie de comprendre. Ne parle-t-on pas parfois de machines de la taille d'une galaxie nécessaire pour faire telle ou telle expérience? Pour d'autres c'est un "changement de paradigme" qui accompagnerait un changement de l'être humain, dorénavant "augmenté" de capacités fournies par la technologie.
"qui vise à la toute puissance, source d'asservissement et de destruction."
Nous ne serions alors plus nous-mêmes, tels que nous nous sommes connus (ou tels que nous avons essayés de nous connaître) et les outils de ce renoncement forcé pourraient, en effet, être qualifiés de "dévoyés".
Vous n'êtes évidemment pas le premier" à mettre en garde l'humanité contre ses prétentions à la toute puissance et il semble bien que le message doive être sans cesse répété. Si la menace que vous évoquez peut paraître plus réelle et même imminente aujourd'hui, c'est peut-être parce qu'il semble que les outils risquant de la concrétiser sont de plus en plus puissants et de plus en plus entre les mains d'une portion de l'humanité de moins en moins nombreuse.
On peut aussi considérer qu'une nouvelle espèce (l'homme "dénaturé" selon votre formule) fondée sur les débris de l'ancienne serait seule à même de réparer les dégâts commis par celle-là, ne serait-ce qu'en échappant aux débris de la civilisation qu'elle a engendrée, selon le voeu (ou la mise garde) exprimée par Stephen Hawkins, qui nous enjoint de quitter la Terre d'ici un siècle pour échapper à la destruction, que nous aurons, faut-il le rappeler, largement contribué à provoquer.
P.S. L'expression de "homme dénaturé", qui a illustré de nombreuses réflexions sur nous-mêmes, me semble être naître d'un contre-sens, à moins que l'on se réfère à un surnaturel quelconque, qui, si on fait abstraction d'une vision plus ou moins religieuse, émanerait du cerveau de l'homme, produit de la nature, mais qui échapperait à elle.
Pour moi, tout ce qu'est l'homme et ce qu'il fait est naturel, et la désignation de "non naturel" fait partie des jugement moraux nécessaires à la vie sociale. C'est comme l'expression "nous ne sommes pas des animaux" qui est évidemment absurde du stricte point de vue de l'histoire naturelle, mais que nous utilisons néanmoins très souvent dans un sens prescriptif d'une bonne conduite, surtout dans l'éducation de nos enfants.

Écrit par : Mère-Grand | 08 mai 2017

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"Avons-nous besoin de tout savoir?"

C'est pour moi une évidence. Notre seul véritable besoin qui rejoint tous les autres. Qui ne devrait jamais être complètement satisfait puisque la quête est le moteur, ou l'essence du moteur.
La technologie suggère même à certains la possibilité de défier la mort qui reste malgré tout le frein suprême au bonheur. Je lis en ce moment "Homo Deus" de Yuval Noah Harari. Pas triste.

Écrit par : Pierre Jenni | 08 mai 2017

@ Pierre Jenni
"la mort qui reste malgré tout le frein suprême au bonheur"
Sur ce point je pense que vous vous fourvoyez. On pourrait même dire le contraire. Imaginer un état de bonheur permanent dans une vie qui se prolongerait à l'infini me semble dénué de sens. Le bonheur suppose le malheur comme le nuit suppose la jour et l'idée du bien suppose celle du mal.
Tout ce que l'on puisse éventuellement imaginer c'est un état illimité dans le temps d'absence de conscience de soi et de réflexion sur son propre état, qui semble être celui des animaux non humains, les ancêtres des hommes peut-être exclus.
Cette vie là, dont la conscience du bonheur et du malheur est absente, même si elle comporte la sensation de la souffrance elle-même, est celle des autres êtres vivants. Elle est limitée dans le temps comme l'est la nôtre, mais pourrait théoriquement être infinie dans le même état si l'évolution ne l'amenait pas à développer des capacités intellectuelles portant en germe une conscience du bonheur et du malheur.

Écrit par : Mère-Grand | 08 mai 2017

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Vous résumez la condition humaine et justifiez ainsi toutes les tentatives d'en sortir. Que ce soit par l'accès à un paradis ou la fin des incarnations qui seraient, selon certains, permis seulement dans le cadre de cette précieuse renaissance humaine qui serait le portail.
Je fais partie de ceux qui considèrent que le paradis est ici et maintenant et que seules les entraves que nous mettons en place dans nos esprits confus et limités nous empêchent de réaliser.
Mais il y a plus. Car je doute qu'un seul individu puisse, à lui seul, atteindre ce paradis. Car nous sommes intrinsèquement liés, comme si nous formions un ensemble plus grand que celui qui est définit par nos corps.
Je salue donc les derniers évènements qui suggèrent une nouvelle compréhension animiste puisque la nouvelle Zélande et l'Inde viennent de considérer leurs rivières comme des entités juridiques dans la veine du combat des antispécistes.

Écrit par : Pierre Jenni | 08 mai 2017

Je ne fais que relayer les hypothèses de Yuval et les préoccupations de certains allumés de notre époque.
Je reste convaincu que la mort est une condition de la vie et qu'elle donne justement toute la saveur à nos existences.
Mais la réflexion est justifiée. Car avant de mourir, on tombe souvent malade. A partir de quel stade devrait-on considérer la lutte pour moins souffrir et donc être un peu moins malheureux ?
Car, ne nous y trompons pas, le seul critère fondé qui permet de mesurer le degré de bonheur réside dans le bien-être du corps. Tout le reste n'est que spéculation.
Et tout ça dans une époque qui conteste le religieux et questionne le spirituel qui s'apparente souvent à des "médicaments" de l'âme par des méthodes Coué et autres suggestions placebo qui ne nourrissent plus son homme. La science questionne Dieu et les scientifiques sont divisés. Il y ceux qui réalisent à quel point leurs découvertes mènent à d'autant plus de questions et qui ont tendance à se replier in fine sur un principe divin et les autres qui prétendent simplement le remplacer.

Écrit par : Pierre Jenni | 08 mai 2017

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""Avons-nous besoin de tout savoir?"

Il semble bien que l'évolution nous ait faits ainsi, nous, c'est à dire 'espèce humaine avec tous ses ancêtres simiesques."
Il est intéressant que vous parliez d'évolution. Vous semblez savoir ce qu'est la "nature humaine". N'est-ce pas un peu prétentieux?


"L'observation a toujours conduit à des recherches d'explications, que ce soit dans les petites tribus isolées avec leurs récits mythologiques ou dans les grands empires avec leurs philosophies, astrologies et technologies, qui ont toujours eu, outre leurs usages pratiques, la fonction de répondre à la curiosité qui veut faire du connu de ce qui est inconnu."

Certes. Ce que je remets en question est la notion de limite. Ou plutôt pour le dire plus clairement, l'absence de limite.


""Ou seulement ce dont nous avons besoin pour être heureux?"
C'est, pour simplifier et donc caricaturer en même temps, la voix des grottes et des monastères au lieu de celle des laboratoires."
Avons-nous besoin de caricature? Curieusement vous oublier la voix de la sagesse. Philosophie en français. Mais à nouveau, pas au sens de spéculation, invention d'un monde imaginaire, mais au sens de tempérance.

"Elles ont toujours coexisté et aucune ne l'a jamais emporté sur l'autre, sauf que depuis quelque temps les laboratoires prétendent, avec un certain succès parfois, prendre le relais sur les grottes et les monastères."

Au risque de me répéter, la science oui, mais pas sans conscience. Et la conscience me semble particulièrement absente en ce moment.


""J'appelle dévoyée cette "science""
Pour certains il ne s'agit que d'une évolution inéluctable, due à la complexité de la réalité physique que l'homme essaie de comprendre. Ne parle-t-on pas parfois de machines de la taille d'une galaxie nécessaire pour faire telle ou telle expérience? Pour d'autres c'est un "changement de paradigme" qui accompagnerait un changement de l'être humain, dorénavant "augmenté" de capacités fournies par la technologie."

Retour au nietzschéisme: le surhomme. Dont le trans"humanisme" n'est qu'un avatar. Et si le moteur de tout cela n'était qu'une angoisse de la mort non maîtrisée. Un défaut dans le "logiciel humain" en quelque sorte. Ou autrement dit un manque de sagesse. Le refus de la réalité.
Et bien sûr l'absence des notions de bien et de mal. Encore du nietzschéisme.


""qui vise à la toute puissance, source d'asservissement et de destruction."
Nous ne serions alors plus nous-mêmes, tels que nous nous sommes connus (ou tels que nous avons essayés de nous connaître) et les outils de ce renoncement forcé pourraient, en effet, être qualifiés de "dévoyés"."

??? L'être humain se connaît-il vraiment? Permettez-moi d'en douter quand on observe le spectacle des sociétés actuelles.
Ce ne sont pas les outils qui sont "dévoyés", mais la science, c'est-à-dire ceux qui la mettent en oeuvre, qui la pratiquent.


"Vous n'êtes évidemment pas le premier" à mettre en garde l'humanité contre ses prétentions à la toute puissance et il semble bien que le message doive être sans cesse répété. Si la menace que vous évoquez peut paraître plus réelle et même imminente aujourd'hui, c'est peut-être parce qu'il semble que les outils risquant de la concrétiser sont de plus en plus puissants et de plus en plus entre les mains d'une portion de l'humanité de moins en moins nombreuse."

Bien évidemment. Sauf que je ne comprends pas votre pudeur de gazelle: "semble", "peut paraître", "peut-être", "semble" (bis). Et ce n'est pas une question de nombre, mais de psychopathes.


"On peut aussi considérer qu'une nouvelle espèce (l'homme "dénaturé" selon votre formule) fondée sur les débris de l'ancienne serait seule à même de réparer les dégâts commis par celle-là, ne serait-ce qu'en échappant aux débris de la civilisation qu'elle a engendrée, selon le voeu (ou la mise garde) exprimée par Stephen Hawkins, qui nous enjoint de quitter la Terre d'ici un siècle pour échapper à la destruction, que nous aurons, faut-il le rappeler, largement contribué à provoquer."

Non, il ne s'agit pas d'une nouvelle espèce, mais du non respect de la nature dans son acception la plus générale, de la destruction des écosystèmes.
Quant à Hawkins, c'est un fou s'il pense qu'il est possible de vivre sur une autre planète. Et on revient toujours sur le même problème: les rêves de grandeur, de toute puissance, d'invincibilité. Les cimetières sont remplis de gens "invincibles".


"P.S. L'expression de "homme dénaturé", qui a illustré de nombreuses réflexions sur nous-mêmes, me semble être naître d'un contre-sens, à moins que l'on se réfère à un surnaturel quelconque, qui, si on fait abstraction d'une vision plus ou moins religieuse, émanerait du cerveau de l'homme, produit de la nature, mais qui échapperait à elle. Pour moi, tout ce qu'est l'homme et ce qu'il fait est naturel, et la désignation de "non naturel" fait partie des jugement moraux nécessaires à la vie sociale. C'est comme l'expression "nous ne sommes pas des animaux" qui est évidemment absurde du stricte point de vue de l'histoire naturelle, mais que nous utilisons néanmoins très souvent dans un sens prescriptif d'une bonne conduite, surtout dans l'éducation de nos enfants."

Aucun contre-sens dans l'expression "homme dénaturé" ni aucun "surnaturel", ni aucun jugement moral, quand on la comprend comme un non respect de la nature, un non respect de notre milieu de vie, voire sa destruction.
Vous allez me dire (suite logique de ce que vous écrivez) que de bouffer des pesticides est "naturel", que d'envoyer des bombes sur la tête des ennemis est "naturel".
Permettez-moi d'être en total désaccord avec cette vision angélique (ou maléfique).
Vous parliez d'évolution: l'évolution n'a pas préparé notre espèce à bouffer toute la merde chimique que nous sommes plus ou moins forcés d'ingurgiter.
Vous faites bon marché de l'opposition nature-culture. Si tout est "naturel", la notion de nature se vide de sens. Et vous offrez une excuse à tous les empoisonneurs et autres criminels: ce qu'ils font est "naturel". Ben voyons.


PJ:
"Mais je rejoins l'analyse de Mère-Grand plus bas qui suggère que tout ce que fait l'homme est naturel et donc que notre évolution technologique est inéluctable."

Même remarque que ci-dessus sur "tout ce que fait l'homme est naturel".
"inéluctable"? C'est bien le problème majeur.


"Certains suggèrent que l'homme est un loup pour l'homme depuis toujours. Je n'en suis pas certain. Il semblerait que nous ayons commencé à nous foutre sur la gueule lorsque nous avons commencé à capitaliser en quittant le statut de
chasseur-cueilleur pour celui de propriétaire terrien sédentaire."

Vous devriez mieux vous documenter sur les chasseurs-cueilleurs. C'est vrai qu'il y avait plus ou moins des règles, des tabous. Mais votre vision est pour le moins angélique.


"Mais au final, j'observe que nous sommes toujours là, après quelques dizaines de milliers d'années à nous battre. Il semble qu'il y ait une forme d'équilibre dans le chaos qui permet, envers et contre tout, à l'aventure humaine de
se prolonger. Et si ce ne devait plus être le cas, et bien soit, ce sera encore la nature qui aura fait des choix en éradiquant une espèce nuisante."

Le problème est qu'avant que cette "espèce nuisante" puisse s'éradiquer elle-même, elle aura créé un désert en éradiquant une grande partie des plus grosses espèces, si ce n'est toutes.
Et il est douteux vu sa prolifération qu'elle soit en mesure de s'éradiquer.


A vous lire tous les deux, j'ai l'impression que vous ne considérez pas l'espèce humaine comme une espèce intelligente capable de se limiter, de limiter ses ambitions, de limiter sa prolifération. Pourtant il y a des exemples qui ont été tentés: Chine (enfant unique), Japon (décroissance de la population grâce à une immigration maîtrisée). [A noter que ces deux civilisations ont échappé aux funestes monothéismes.] Je dirai pour ma part que le logiciel humain a un bug: l'incapacité à surmonter l'angoisse de sa disparition individuelle, le refus de la mort. Ce qui conduit à la folie dont nous avons des exemples tous les jours.

PJ:
Je découvre ceci:
"la mort qui reste malgré tout le frein suprême au bonheur"
Vous venez ici justifier tout ce que je viens d'écrire. Vous refusez la réalité et vous vous réfugié dans la technologie, vous mettez vos espoirs dans la technologie pour vous assurer je ne sais quelle "survie". Je suis heureux parce que je sais que je vais mourir et que je peux donner un sens à ma vie, je peux la "remplir". Je suis sans nul doute un privilégié.
"La mort n'est pas la mort quand l'oeuvre de la vie est accomplie."
Ho-Chi-Min.
Vous devrriez lire l'épopée de Gilgamesh. Tout ce que vous avez besoin de savoir y est déjà. Une ode à la vie. Une ode qui renvoie toutes les religions à l'asile psychiatrique.
Dernière recommandation: le film Zardoz de Boorman.
https://www.amazon.fr/gp/customer-reviews/R1DG5AUJ0VXE03/ref=cm_cr_arp_d_viewpnt?ie=UTF8&ASIN=B000065UHI#R1DG5AUJ0VXE03


""Avons-nous besoin de tout savoir?"
C'est pour moi une évidence."
Oui, oui, c'est aussi une évidence pour les Etats totalitaires, style NSA, CIA et avant Gestapo, Stasi...
Permettez-moi de ne pas partager votre évidence et les valeurs qui en découlent.

Écrit par : Johann | 08 mai 2017

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@ Pierre Jenni
Il n'est pas toujours, ou du moins assez rapidement, clair à qui vous vous adressez. Je l'écris en particulier pour les deux interventions qui suivent la mienne commençant par "la mort qui reste malgré tout le frein suprême au bonheur", que je cite.

Écrit par : Mère-Grand | 08 mai 2017

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Je reconnais ne pas être très clair. Car finalement je n'en sais rien. J'observe que certains pensent pouvoir défier la mort. Ma conviction est autre. Je la considère comme une condition à la vie. Mais, ça reste de la spéculation et je reste ouvert aux autres approches.
Donc, lorsque j'écris que la mort reste le frein suprême au bonheur, je vais à l'extrême pour tenter d'étudier la démarche qui consiste à moins souffrir ou à éprouver plus de bonheur.
Je développe un peu dans le commentaire suivant en posant la question de la limite. Où la situe-t-on ? Et je comprends que certain aillent au bout de la démarche.

Écrit par : Pierre Jenni | 08 mai 2017

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"la mort qui reste malgré tout le frein suprême au bonheur"

Le sol nourricier de l’âme, c’est la vie naturelle. Celui qui ne tient pas compte de son cours reste en suspens et se fige. D’où la rigidité de tant d’hommes d’âge mûr ; ils regardent en arrière et s’accrochent au passé avec, dans le cœur, une secrète angoisse de mourir. Ils se dérobent au processus de vie, du moins psychologiquement, semblables à des statues de sel du souvenir, se rappelant intensément le temps de leur jeunesse, sans pouvoir établir quelque relation vivante avec le présent. A partir du milieu de l’existence, celui-là seul reste vivant qui veut mourir avec la vie. Car c’est à l’heure mystérieuse du midi de la vie que la parabole se retourne et que se produit la naissance de la mort. Dans sa deuxième moitié, la vie n’est pas montée, déploiement, multiplication, débordement ; elle est mort, car son but, c’est la fin. Ne-pas-vouloir-l’apogée-de-sa-vie et ne-pas-vouloir-sa-fin, c’est la même chose. L’un et l’autre signifie ne-pas-vouloir-vivre. Ne-pas-vouloir-vivre a le même sens que ne-pas-vouloir-mourir. Devenir et disparaître forment une même courbe.
Cette vérité absolument indubitable, la conscience fait tout ce qu’elle peut pour ne pas l’accepter. On est en général prisonnier de son passé et l’on demeure dans l’illusion de la juvénilité. Etre vieux est extrêmement impopulaire. On ne semble pas comprendre que ne-pas- vouloir-vieillir est aussi insensé que ne-pas-pouvoir-sortir-de-l’enfance. On doit certes déplorer qu’un homme de trente ans en soit resté au stade infantile ; mais un juvénile sexagénaire, n’est-ce pas charmant ? L’un et l’autre pourtant sont pervers, sans style, psychologiquement contre-nature. Un jeune qui ne lutte ni ne remporte de victoires a manqué le meilleur de sa jeunesse et le vieillard qui ne sait pas prêter l’oreille au secret des torrents qui bruissent en roulant du sommet des monts jusqu’aux vallées, est insensé, momie spirituelle, figée dans un passé révolu. Il est en dehors de sa propre vie, et se répète machinalement jusqu’au radotage. Que dire d’une culture qui a besoin de tels fantômes ?

Tiré de « Ame et mort », dans « L’énergétique psychique », C.G. Jung 1956

Écrit par : Géo | 08 mai 2017

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Même si ça reste de la théorie, je suis plutôt d'accord avec Jung.
J'irais même plus loin. Nous devrions logiquement apprécier l'apogée à 40 ans et disparaitre. Il faut 20 ans pour se construire et 20 autres pour permettre à notre progéniture d'en faire de même.
Tout le reste c'est du rabiot. Dont nous devrions bouffer chaque seconde comme un cadeau.

Écrit par : Pierre Jenni | 08 mai 2017

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@ Johann
Je vous remercie de l'intérêt que vous manifestez pour mes gribouillages.
"Vous semblez savoir ce qu'est la "nature humaine". N'est-ce pas un peu prétentieux?"
Je ne crois pas avoir utilisé cette expression, mais je crois, en effet, nous avons un désir (né probablement d'un besoin) de tout savoir et que cela fait partie des caractéristiques (notre nature si l'on veut) de notre espèce. Je vois une lapalissade dans cette affirmation plutôt qu'une prétention.
"Ce que je remets en question est la notion de limite. Ou plutôt pour le dire plus clairement, l'absence de limite."
Je vois l'absence de limite, mais je ne suis pas certain qu'on puisse y mettre une limite.
"Avons-nous besoin de caricature? Curieusement vous oublier la voix de la sagesse."
Je n'oublie pas, mais j'ai choisi l'image des grottes en pensant aux sages hindous qui s'y réfugient pour s'adonner à leur quête et celle des monastères pour faire référence à d'autres traditions, dont celle d'Europe et du Japon. Cela correspond à des choix extrêmes dans la recherche de ce que l'on nomme la sagesse. J'aurais du parler de raccourci plutôt que de caricature.
"Au risque de me répéter, la science oui, mais pas sans conscience." et d'autres remarques portant spécifiquement sur la science, ses critères, son avenir et ses prétentions.
Il vaut la peine de citer en entier la phrase du Pantagruel de Rabelais, ne serait-ce que pour d'éventuels lecteurs moins versés dans les humanités: "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme."
Je suis tenté de citer le "ay, there's the rub" de Hamlet lorsque sa méditation l'amène à une contradiction entre son désir de trouver la paix en se donnant la mort et le peur de se trouvera face aux mauvais rêves de l'au-delà.
Le "rub" ici c'est que Rabelais se réfère à l'âme, une notion que je ne partage pas, peut-être vous non plus. Il s'agirait alors de la ruine de l'humain ou d'une conception de l'humain qui vous (et à la plupart d'entre nous) est chère et que certains appelleraient peut-être "nature humaine".
"votre pudeur de gazelle" J'aimerais avoir leur élégance, mais mon usage de ces formules vient peut-être d'une fausse humilité qui cache une réelle peur d'être pris en défaut. Peut-être (sic) y a-t-il aussi une influence du célèbre "I'am affadi" de la langue anglaise, à laquelle je me suis abondamment nourri depuis ma jeunesse.
"Vous parliez d'évolution: l'évolution n'a pas préparé notre espèce à bouffer toute la merde chimique que nous sommes plus ou moins forcés d'ingurgiter."
L'évolution est aveugle et n'a pas de but final. Tout ce qu'elle commande c'est qu'à chaque moment et en chaque lieu survivent ceux qui sont les plus aptes à cette survie, le reste est (je me retiens depuis un moment à écrire "me paraît être") du domaine de nos désirs et craintes, qui est traité par la psychologie et les religions.
Il est tout à fait possible et même probable qu'à un certain moment nous ne soyons plus parmi les plus aptes à survivre. C'est arrivé plusieurs fois à de nombreuses espèces dans l'histoire de la Terre, jusqu'à cause de bouleversements et des catastrophes naturelles. La prochaine fois pourrait signifier notre annihilation, par nos propres actions cette-fois ci. Cela resterait naturel bien que scandaleux pour notre entendement. Mais l'Univers, ni l'évolution, n'a pas de dette envers nous, comme disait quelqu'un dont j'ai oublié le nom.
"A vous lire tous les deux, j'ai l'impression que vous ne considérez pas l'espèce humaine comme une espèce intelligente capable de se limiter, de limiter ses ambitions, de limiter sa prolifération."
Je ne peux répondre que pour moi. Je regrette d'ailleurs que dans la suite de votre intervention vous ne vous donniez plus la peine de faire la distinction entre les opinions exprimées par Monsieur Jenni et moi-même, qui ne sont pour les mêmes sur tous les points.
En ce qui me concerne donc, il est vrai que j'ai une vision assez pessimiste de l'homme et de son avenir. J'en suis le premier affecté, non pour moi-même, mais pour mes descendants en premier lieu et tous les autres, qui naissent dans l'innocence. Il va de soi que votre optimisme est naturel aussi, comme le sont tous les efforts pour survire aux horreurs que vous évoquez. Pour moi naturel ne signifie ni bon ni mauvais, mais simplement "ce qui est".
Il peut donc s'appliquer aux pires déviations si elles se trouvent dans la nature, le jugement moral, naturel aussi en ce qu'il émane de notre conscience, à laquelle je n'attribue pas une qualité ou origine surnaturelle, venant en second lieu pour l'approuver ou le condamner selon les valeurs du temps et du lieu.
"Oui, oui, c'est aussi une évidence pour les Etats totalitaires, style NSA, CIA et avant Gestapo, Stasi..."
Je ne vois pas en quoi un mauvais usage d'une faculté de notre esprit infirme l'existence de cette faculté. Cela me paraît être (formule de politisse) de la mauvaise logique.

Écrit par : Mère-Grand | 08 mai 2017

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@ Johann
Merci pour la référence à Zardoz, que j'ai vu autrefois mais que j'ai complètement oublié. Il retrouve une nouvelle jeunesse par son anticipations de plusieurs des thèmes que certaines technologies ont rendus actuels.

Écrit par : Mère-Grand | 09 mai 2017

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L'avenir de la science (et de l'humanité) vu par une grand auteur de SF dans le roman
"Un cantique pour Leibowitz" (titre original : A Canticle for Leibowitz) de l'auteur américain Walter M. Miller, paru aux États-Unis en 1960.

Écrit par : Mère-Grand | 12 mai 2017

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"Je vous remercie de l'intérêt que vous manifestez pour mes gribouillages."

Si ce ne sont que des gribouillages, quel intérêt?


"Je ne crois pas avoir utilisé cette expression, mais je crois, en effet, nous avons un désir (né probablement d'un besoin) de tout savoir et que cela fait partie des caractéristiques (notre nature si l'on veut) de notre espèce. Je vois une lapalissade dans cette affirmation plutôt qu'une prétention."

Cela vous appartient, mais permettez-moi de penser que c'est très culturel pour ne pas dire ethnocentré. Et très récent dans l'histoire humaine. Lié à une volonté de puissance. Et de destruction. De l'autre.


"Je vois l'absence de limite,"

Encore heureux!


"mais je ne suis pas certain qu'on puisse y mettre une limite."

Qui est "on"? Je n'ai pas besoin de tout savoir.


"Je n'oublie pas, mais j'ai choisi l'image des grottes en pensant aux sages hindous qui s'y réfugient pour s'adonner à leur quête et celle des monastères pour faire référence à d'autres traditions, dont celle d'Europe et du Japon. Cela correspond à des choix extrêmes dans la recherche de ce que l'on nomme la sagesse. J'aurais du parler de raccourci plutôt que de caricature."

Je maintiens "caricature", car que faites-vous d'une sagesse au quotidien? Il n'y a pas besoin d'un "choix extrême" pour se rendre compte que la tempérance est bienveillante.


"Le "rub" ici c'est que Rabelais se réfère à l'âme, une notion que je ne partage pas, peut-être vous non plus. Il s'agirait alors de la ruine de l'humain ou d'une conception de l'humain qui vous (et à la plupart d'entre nous) est chère et que certains appelleraient peut-être "nature humaine"."

Je ne sais pas ce qu'est la "nature humaine" et je trouve prétentieux ceux qui prétendent le savoir.
Vous savez que le mot "âme" vient du latin "anima", qu'on retrouve dans de nombreux mots du français actuel. Donc inutile de dire que lorsque nous sommes morts, il n'y a plus d'"animation".


"L'évolution est aveugle et n'a pas de but final."

Que l'évolution est sans but final ne veut pas dire qu'elle est aveugle. Comment dites-vous déjà? Ah oui, mauvaise logique. Surtout que vous écrivez ensuite qu'elle "commande":


" Tout ce qu'elle commande c'est qu'à chaque moment et en chaque lieu survivent
ceux qui sont les plus aptes à cette survie, le reste est (je me retiens depuis un moment à écrire "me paraît être") du domaine de nos désirs et craintes, qui est traité par la psychologie et les religions."

Ce n'est pas aussi simple que cela. Maintenant comment expliquez-vous que des êtres humains survivent et se reproduisent qui sont porteurs de tares comme l'hémophilie... J'ajouterai que votre conception de l'évolution date un peu beaucoup.


"Il est tout à fait possible et même probable qu'à un certain moment nous ne soyons plus parmi les plus aptes à survivre. C'est arrivé plusieurs fois à de nombreuses espèces dans l'histoire de la Terre, jusqu'à cause de bouleversements et des catastrophes naturelles. La prochaine fois pourrait signifier notre annihilation, par nos propres actions cette-fois ci.
Cela resterait naturel bien que scandaleux pour notre entendement."

Pourquoi scandaleux? Si ce n'est par manque de "sagesse", pour ne pas dire par manque d'intelligence. Maintenant notre espèce est tellement nombreuse qu'il devient très improbable qu'elle soit éradiquée même en cas de guerre nucléaire globale. Certains ont du reste déjà pris leurs précautions.
Si tout est "naturel" le concept de nature perd pratiquement toute signification et permet de tout justifier comme étant "naturel".
Le concept de nature s'est construit sur l'opposition nature-culture et sur celle de naturel-artificiel. Vouloir gommer ces oppositions c'est venir en aide à des empoisonneurs comme Monsanto (Bayer).


"Je regrette d'ailleurs que dans la suite de votre intervention vous ne vous donniez plus la peine de faire la distinction entre les opinions exprimées par Monsieur Jenni et moi-même, qui ne sont pour les mêmes sur tous les points."

Relisez ce que j'ai écrit et comment je l'ai écrit. C'est la conclusion de ce que j'écris en commentant vos propos. Seulement ensuite je réponds à PJ. S'il y a bien sûr des différences, il y a aussi des similitudes.


"En ce qui me concerne donc, il est vrai que j'ai une vision assez pessimiste de l'homme et de son avenir. J'en suis le premier affecté, non pour moi-même, mais pour mes descendants en premier lieu et tous les autres, qui naissent dans l'innocence. Il va de soi que votre optimisme est naturel aussi, comme le sont tous les efforts pour survire aux horreurs que vous évoquez.

Je pense être ni optimiste ni pessimiste. Simplement curieux d'observer ce qui arrive.


"Pour moi naturel ne signifie ni bon ni mauvais, mais simplement "ce qui est"."

Voir plus haut. Donc être exposé à du poison est "naturel", ce n'est ni bon ni mauvais. Curieuse logique.


"Il peut donc s'appliquer aux pires déviations si elles se trouvent dans la nature, "

Pourquoi le "si" puisque "tout" est naturel. Y aurait-il des déviations "qui ne sont pas"? Curieuse logique.


"Je ne vois pas en quoi un mauvais usage d'une faculté de notre esprit infirme l'existence de cette faculté.
Cela me paraît être (formule de politisse) de la mauvaise logique."

Curieusement vous omettez de citer la question à l'origine de votre commentaire: avons-nous besoin de tout savoir?
A quoi vous avez répondu que pour vous c'était une évidence.
Je n'arrive pas à comprendre comment vous pouvez confondre "besoin" et "faculté".
Et votre dernier commentaire ci-dessus implique que nous avons la faculté de tout savoir. Ce qui est d'une prétention insondable. Je peux citer quantité de connaissances qui ne nous sont pas accessibles et ne le seront jamais.
Mais peut-être n'avez vous pas remarqué que notre "esprit" est très... limité. Et encore davantage chez certaines personnes. Comment dites-vous déjà? Ah oui, formule de politesse.

Vous semblez empêtré dans des considérations morales. Si tout est "naturel", il n'y a plus ni bon ni mauvais... en toute logique.

Écrit par : Johann | 13 mai 2017

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@Johann
"expliquez-vous que des êtres humains survivent et se reproduisent qui sont porteurs de tares comme l'hémophilie..."
C'est presque toujours un ensemble de plusieurs gênes qui déterminent un caractère héréditaire. Il est probable que le ou les gênes porteurs de l'hémophilie, qui est manifestement une caractéristique invalidante, sont liés à un autre ou des autres gênes qui sont eux. profitables à l'espèce. C'est un phénomène bien attesté en génétique. En outre l'hémophilie n'empêche pas la reproduction, même si les descendants qui en sont affectés ont un plus grand risque de mortalité.

Écrit par : Mère-Grand | 16 mai 2017

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"C'est presque toujours un ensemble de plusieurs gênes qui déterminent un caractère héréditaire. Il est probable que le ou les gênes porteurs de l'hémophilie, qui est manifestement une caractéristique invalidante, sont liés à un autre ou des autres gênes qui sont eux. profitables à l'espèce."

Vous me decevez beaucoup Mère-Grand. Quels autres "gènes"? Manifestement vous allez être "gêné" pour répondre... Dans la cas des différentes formes d'hémophilie, c'est un seul gène qui est en cause. Et ce qui est dommage, c'est que vous n'avez pas compris le sens de ma question et surtout la réponse qu'il est possible de formuler. C'est pourtant vous qui parliez de ce "qu'à chaque moment et en chaque lieu survivent ceux qui sont les plus aptes à cette survie", et là patatras nous avons un exemple d'une tare qui n'est pas éliminée, qui "survit" dans certaines familles. Vous auriez dû vous poser la question: dans la jungle, dans la savane, dans les mers, une telle tare a-t-elle la moindre chance de se perpétuer? Bien évidemment non. L'hémophilie dépend d'un caractère récessif, et a plus de probabilité de se manifester avec des mariages consanguins, phénomène culturel, rare dans la nature (sauf pour des espèces aux effectifs très limités qui généralement vont disparaître). Le cas des Romanov est connu. Nous ne sommes plus dans la "nature", mais dans la "culture", une culture liée ici au pouvoir. Si dans l'espèce humaine ce caractère peut se perpétuer, "survivre" et se manifester, c'est grâce ou à cause de cette même culture.

Écrit par : Johann | 19 mai 2017

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@ Johann
"Vous me decevez beaucoup Mère-Grand."
Promis, je ne le ferai plus. Bonne chance à vous.

Écrit par : Mère-Grand | 19 mai 2017

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