11 juin 2014

Traversée de la rade et politique politicienne

Pont 4.5Mo.jpgEn 1996, la raison du refus des Genevois pour traverser la rade n'a pas été la division entre pont et tunnel, mais plutôt la question financière.

En effet, la situation économique s'était radicalement détériorée depuis le plébiscite pour cet ouvrage en 1988. L'impôt sur les véhicules à moteur en a découragé plus d'un.

Aujourd'hui nous risquons de revivre un scénario similaire vu l'état des finances de notre canton. Mais ce serait un très mauvais calcul car la mobilité est une condition première du développement économique.

Et cette fois le joug est tombé. Berne n'a pas inscrit la traversée du lac dans le budget 2030. Il y a le feu au lac. Il est parfaitement impensable de ne rien faire avant 2040, voire 2050.

Seulement voilà... Les partis se sont déjà prononcés pour la grande traversée à une large majorité. Ainsi que le ministre en charge des transports, Monsieur Barthassat.

On apprend que le PLR se déchire sur la question. Les motifs sont peu louables; Ne pas laisser le terrain des pro-voitures à l'UDC, ne pas retourner sa veste et soutenir l'UDC, ne pas désavouer le président PLR de la commission des transports qui n'a pas anticipé le refus de Berne, etc...

De plus en plus, les décisions du parlement font l'objet de marchandages et d'alliances qui ne servent qu'a engranger des victoires politiques à mille lieues des préoccupations des Genevois.

Espérons que, cette fois, les citoyens sanctionneront cette politique politicienne méprisante et valideront enfin cette traversée incontournable.

26 février 2014

Patrouille suisse ou la trouille de Maurer

patrouille_suisse_zoom945.jpgLe malaise commence à se faire sentir. Jusqu'à aujourd'hui, les Suisses ont toujours validé les investissements militaires et ont rejeté plutôt massivement les tentatives de supprimer notre défense nationale.

Mais les temps changent. Les électeurs aussi. Ils se rajeunissent ou proviennent d'autres générations. Aujourd'hui, ceux qu'on appelait les 68ards, font partie de ceux qui votent le plus. C'est statistique.

L'article du 25 février 2014 dans la tribune de Genève "suggère", ou plutôt pose les conditions, pour le maintien de la Patrouille suisse, symbole de fierté et de savoir faire. Soit on accepte le Gripen, soit on perd la Patrouille.

Ce manichéisme réducteur doit être dénoncé. Ce n'est qu'un chantage de plus qui exprime le malaise de nos élus qui, majoritairement, plébiscitent un investissement incohérent. Oui, incohérent est le mot adéquat pour qualifier le dossier Gripen.

Je développe sur mon site, en résumé, quelques aberrations majeures qui, à elles seules devraient suffire à convaincre un majorité des citoyens. Mais en face, il n'y a rien. Aucun argument. Juste la souveraineté nationale qui fut, ma foi, bien mise à mal lors de la dernière aventure du détournement par un co-pilote éthiopien.

Ce qui me fait réagir ici aujourd'hui, ce n'est pas la vacuité des arguments des défenseurs de notre souveraineté, mais plutôt les moyens auxquels ils recourent pour toucher l'âme des Suisses.

La Patrouille ne doit pas disparaitre. Les FA 18 sont presque faits pour. Mais il n'est nul besoin de les transformer pour représenter les couleurs de la Suisse. Il suffit simplement des les "wrapper". Cette technologie permet d'habiller provisoirement, pour des montants ridicules, ces avions par ailleurs destinés à notre protection aérienne et donc toujours opérationnels au moins jusqu'en 2030 si l'on en croit l'article de la Tdg.

Cette fois sera la bonne. Les Suisses ont acquis une maturité qui s'exprime de plus en plus dans les urnes. La propagande médiatique est surpassée par la blogosphère et les réseaux sociaux. Le pouvoir renvient enfin aux gens. Simplement.

19:57 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (2)

05 février 2014

"Papy boomers" en exil, ça ne vous rappelle rien ?

6a00e550896e09883301310ffd96e6970c-pi.pngC'est avec une telle idée qu' Yves Nidegger a loupé son ticket pour le Conseil d'Etat. En proposant de créer une enclave au Maroc pour permettre aux retraités qui souhaitent vivre leur troisième âge dans un pays au climat plus clément et à moindre frais, il s'est attiré l'indignation générale.

Faut dire que Monsieur Nidegger est UDC. A Genève, c'est presque une maladie. Aux Etats-Unis, ce type de migration est devenu un véritable trend. On se rue en Amérique du Sud et ces pays se tirent la bourre pour attirer cette population par des mesures plus qu'incitatives.

La Thaïlande a déjà fait le pas il y a quelques années en octroyant un permis d'établissement permanent aux étrangers dès l'âge de 50 ans pour autant qu'ils puissent justifier d'une fortune ou d'une rente personnelle parfaitement abordable.

La Thaïlande, j'en reviens justement après deux semaines de farniente sur une plage avec mes filles. Quelle n'a pas été ma stupéfaction au retour de découvrir que j'étais cool. Le climat, la nourriture, le rythme de vie, les sourires, m'ont transformé.

Alors oui, j'y pense aussi. C'est une forme d'aventure, la dernière. Skype et Facetime nous permettent d'être en contact permanent avec nos proches qui seront par ailleurs ravis de venir nous rendre visite dans ces paradis terrestres.

Lisez l'article de la Tdg de ce jour, il vous en dira bien plus ! Et ensuite, si vous le voulez, on pourra continuer à parler d'immigration...

22:37 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, papy boomers | Lien permanent | Commentaires (32)