22 août 2014

Pas les moyens ? ça ne prend pas !

Je reprends ici ma chronique qui a été publiée dans l'invité de la TDG du mercredi 20 août 2014

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11 août 2014

Traversée de la Rade : Stop à la mauvaise foi !

10_686_jjkphoto.jpgC’est parti. La mauvaise foi domine déjà dans les prises de position sur la traversée de la rade. L’Etat double les coûts sans expliquer pourquoi. Les opposants publient des chiffres totalement fantaisistes et, en plus, ils mentent sans vergogne en prétendant que le tunnel débouchera dans le parc de la Perle du Lac et dans celui des Eaux-Vives. Ils nous servent des photomontages dramatiques totalement déformés qui nous font croire à la disparition des parcs, voire de la Rade toute entière.
 
Il est urgent de rétablir la vérité. D’abord le texte est clair : il parle de l’Avenue de France, du Port Noir et de Malagnou. Aucun de ces trois lieux n’est un parc !
 
Tunnel quai Wilson.JPGEnsuite, les tunnels récemment construits à Vésenaz et Meyrin montrent bien comment un tunnel peut s’immiscer dans la rue existante avec discrétion, en laissant le trafic de proximité passer de part et d’autre sans que la voie n’ait besoin d’être élargie. Rien à voir avec ces bouches géantes et voraces que l’on nous montre.
 
Au contraire des photomontages horribles, les plans des différentes variantes d’accrochage en rives gauche et droite montrent des accès qui se fondent dans les axes existants, sans grignotage des parcelles qui les entourent. Sur la rive droite, l’entrée imaginée avec intelligence par le TCS sur la rue de Lausanne ferait de même et, en plus, délesterait sensiblement le carrefour rue de Lausanne et avenue de France qui est constamment encombré.
 
Nous avons tous besoin que la traversée de la rade se réalise, quel que soit notre moyen de transport. Ceci en fait un sujet sensible et explique que l’on découvre les pires horreurs dans la campagne qui se joue. Mais cela ne justifie pas de tels excès de mauvaise foi.

14 juin 2014

Merci Monsieur Barthassat

Wilsdorf04.JPGD'aucuns se sont moqués en son temps de ce paysan qui accédait à la fonction suprême dans notre canton.

Aujourd'hui ils pourront faire leur mea culpa et reconnaitre que les gens proches de la terre ont des vertus plutôt rares en politique. Le bon sens et le respect de la parole n'en sont que deux exemples qui prennent ici du relief.

Il est vrai que cette décision de rouvrir la rue de l'Ecole-de-Médecine dans les deux sens était plutôt facile puisque cette disposition faisait partie intégrante du "deal" avec la fondation Wilsdorf.

Mais il a fallut batailler. Contre l'intégrisme de la Ville d'abord, mais sans heurter de front son magistrat avec qui il faudra collaborer à long terme. Puis convaincre les diverses associations écologiques qui ne comprennent toujours pas que l'ennemi n'est pas la voiture qui reste incontournable, mais le bruit et la pollution. Or l'immobilisme induit par les mesures de découragement prônées par les deux précédents magistrats en charge de la mobilité ont sérieusement péjoré ces données.

J'espère maintenant que ce premier geste concret sera suivi de bien d'autres. Notamment la suppression de tous les obstacles artificiels destinés à décourager les automobilistes. Je reste prudent sur le quai Gustave Ador, car, contrairement à vous Monsieur Barthassat, je crois encore à la sagesse populaire qui devrait valider la traversée de la rade. Si, comme je l'espère, ce projet passera la rampe il sera temps de le compléter par une plage digne de ce nom et une circulation en adéquation avec cette redéfinition profonde du quartier.

11 juin 2014

Traversée de la rade et politique politicienne

Pont 4.5Mo.jpgEn 1996, la raison du refus des Genevois pour traverser la rade n'a pas été la division entre pont et tunnel, mais plutôt la question financière.

En effet, la situation économique s'était radicalement détériorée depuis le plébiscite pour cet ouvrage en 1988. L'impôt sur les véhicules à moteur en a découragé plus d'un.

Aujourd'hui nous risquons de revivre un scénario similaire vu l'état des finances de notre canton. Mais ce serait un très mauvais calcul car la mobilité est une condition première du développement économique.

Et cette fois le joug est tombé. Berne n'a pas inscrit la traversée du lac dans le budget 2030. Il y a le feu au lac. Il est parfaitement impensable de ne rien faire avant 2040, voire 2050.

Seulement voilà... Les partis se sont déjà prononcés pour la grande traversée à une large majorité. Ainsi que le ministre en charge des transports, Monsieur Barthassat.

On apprend que le PLR se déchire sur la question. Les motifs sont peu louables; Ne pas laisser le terrain des pro-voitures à l'UDC, ne pas retourner sa veste et soutenir l'UDC, ne pas désavouer le président PLR de la commission des transports qui n'a pas anticipé le refus de Berne, etc...

De plus en plus, les décisions du parlement font l'objet de marchandages et d'alliances qui ne servent qu'a engranger des victoires politiques à mille lieues des préoccupations des Genevois.

Espérons que, cette fois, les citoyens sanctionneront cette politique politicienne méprisante et valideront enfin cette traversée incontournable.

26 février 2014

Patrouille suisse ou la trouille de Maurer

patrouille_suisse_zoom945.jpgLe malaise commence à se faire sentir. Jusqu'à aujourd'hui, les Suisses ont toujours validé les investissements militaires et ont rejeté plutôt massivement les tentatives de supprimer notre défense nationale.

Mais les temps changent. Les électeurs aussi. Ils se rajeunissent ou proviennent d'autres générations. Aujourd'hui, ceux qu'on appelait les 68ards, font partie de ceux qui votent le plus. C'est statistique.

L'article du 25 février 2014 dans la tribune de Genève "suggère", ou plutôt pose les conditions, pour le maintien de la Patrouille suisse, symbole de fierté et de savoir faire. Soit on accepte le Gripen, soit on perd la Patrouille.

Ce manichéisme réducteur doit être dénoncé. Ce n'est qu'un chantage de plus qui exprime le malaise de nos élus qui, majoritairement, plébiscitent un investissement incohérent. Oui, incohérent est le mot adéquat pour qualifier le dossier Gripen.

Je développe sur mon site, en résumé, quelques aberrations majeures qui, à elles seules devraient suffire à convaincre un majorité des citoyens. Mais en face, il n'y a rien. Aucun argument. Juste la souveraineté nationale qui fut, ma foi, bien mise à mal lors de la dernière aventure du détournement par un co-pilote éthiopien.

Ce qui me fait réagir ici aujourd'hui, ce n'est pas la vacuité des arguments des défenseurs de notre souveraineté, mais plutôt les moyens auxquels ils recourent pour toucher l'âme des Suisses.

La Patrouille ne doit pas disparaitre. Les FA 18 sont presque faits pour. Mais il n'est nul besoin de les transformer pour représenter les couleurs de la Suisse. Il suffit simplement des les "wrapper". Cette technologie permet d'habiller provisoirement, pour des montants ridicules, ces avions par ailleurs destinés à notre protection aérienne et donc toujours opérationnels au moins jusqu'en 2030 si l'on en croit l'article de la Tdg.

Cette fois sera la bonne. Les Suisses ont acquis une maturité qui s'exprime de plus en plus dans les urnes. La propagande médiatique est surpassée par la blogosphère et les réseaux sociaux. Le pouvoir renvient enfin aux gens. Simplement.

19:57 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (2)

05 février 2014

"Papy boomers" en exil, ça ne vous rappelle rien ?

6a00e550896e09883301310ffd96e6970c-pi.pngC'est avec une telle idée qu' Yves Nidegger a loupé son ticket pour le Conseil d'Etat. En proposant de créer une enclave au Maroc pour permettre aux retraités qui souhaitent vivre leur troisième âge dans un pays au climat plus clément et à moindre frais, il s'est attiré l'indignation générale.

Faut dire que Monsieur Nidegger est UDC. A Genève, c'est presque une maladie. Aux Etats-Unis, ce type de migration est devenu un véritable trend. On se rue en Amérique du Sud et ces pays se tirent la bourre pour attirer cette population par des mesures plus qu'incitatives.

La Thaïlande a déjà fait le pas il y a quelques années en octroyant un permis d'établissement permanent aux étrangers dès l'âge de 50 ans pour autant qu'ils puissent justifier d'une fortune ou d'une rente personnelle parfaitement abordable.

La Thaïlande, j'en reviens justement après deux semaines de farniente sur une plage avec mes filles. Quelle n'a pas été ma stupéfaction au retour de découvrir que j'étais cool. Le climat, la nourriture, le rythme de vie, les sourires, m'ont transformé.

Alors oui, j'y pense aussi. C'est une forme d'aventure, la dernière. Skype et Facetime nous permettent d'être en contact permanent avec nos proches qui seront par ailleurs ravis de venir nous rendre visite dans ces paradis terrestres.

Lisez l'article de la Tdg de ce jour, il vous en dira bien plus ! Et ensuite, si vous le voulez, on pourra continuer à parler d'immigration...

22:37 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, papy boomers | Lien permanent | Commentaires (32)

03 février 2014

Les inquiétudes de Philippe Souaille

1407734.jpgPhilippe persiste et signe. Il me confirme par mail qu'il ne publiera pas mon commentaire sur son blog.

Voilà qui en dit long sur ses inquiétudes face à l'échéance du 9 février.

En fait, il me fait un superbe cadeau. D'une part il me laisse penser que mon avis pourrait avoir une quelconque portée, et d'autre part, en me censurant, il manifeste son malaise.

Philippe est un journaliste brillant et il se considère comme tel. Ils sont nombreux à se considérer comme faisant partie d'une certaine élite intellectuelle et, bien qu'ils n'oseront jamais le reconnaitre, ils déplorent notre démocratie directe.

Philippe est un grand ennemi de l'UDC et il profite de chaque occasion pour fustiger cette politique conservatrice. C'est un humaniste qui milite pour un monde globalisé équitable. Ce qui est tout à son honneur.

Comme l'ensemble des partis, excepté l'UDC, ainsi que les milieux "économiques", il dénonce un vote émotionnel, une décision populaire qui viendrait du coeur ou des tripes et prône l'intelligence, cette faculté suprême qui nous permet d'analyser objectivement les situations et prendre des décisions raisonnables et raisonnées. Il semble juste oublier que les vérités d'un jour ne sont pas celles de demain et que le mental est un outil pratique lorsqu'il s'agit de fonctionner, mais devient vite une entrave lorsque nous pensons détenir la vérité.

C'est tout le problème des élites, de la crème, qui peste régulièrement contre les décisions soi-disant peu éclairées du souverain et fustigent la capacité aux "populistes" de convaincre la masse ignorante.

Dieu merci, chez nous, en Suisse, nous nous méfions de ceux qui pensent savoir. Et les sanctions dans les urnes témoignent d'une sagesse plus profonde, intégrée, incarnée qui vient heureusement du coeur et donc de plus profond que les idées volatiles.

J'ai publié le commentaire censuré par Philippe sur mon blog "Gossips". Ce n'est pas juste par provocation, mais parce que je suis un vrai démocrate et que je supporte mal sa propagande qui s'exprime par la publication de ce qui l'intéresse. Il devrait soit fermer ses blogs aux commentaires et faire sa star, soit publier toutes les prises de positions qui favorisent le débat.

 

 

Parking de la clé de Rive

Je publie ici ma dernière chronique mobilité publiée dans la TDG de ce jour


Traverser la rade : La clé de l'ouverture

Si le projet de réaménagement du centre peut se faire tel qu'il nous est présenté dans la tribune de Genève du 23 janvier alors c'est que nos élus auront fait un pas de géant.

Tout devient possible et je résiste pas à  vous communiquer mon enthousiasme.

Plus de 15 ans de bisbilles entre la Ville et le Canton, entre les pro et anti-voitures qui, comme par miracle, semblent ne jamais avoir existé.

C'est toute une mentalité qui change dans chaque camp. Et tout le monde gagne.

Enfin nous allons pouvoir flâner dans un centre complètement dégagé des véhicules individuels motorisés, pour le plus grand plaisir des citoyens, des visiteurs et des commerçants.

Si cette sagesse subite devait persister, alors nos représentants n'ont plus qu'à faire le pas suivant qui s'impose : la traversée de la rade.

C'est alors que nous pourrons enfin dédier l'entier du noyau urbain à la mobilité douce tout en favorisant la fluidité des transports, toutes catégories confondues.

Il sera bien assez tôt pour engager les travaux de la traversée autoroutière du lac, dédiée au transit international, lorsque nous aurons convaincu la Confédération de la nécessité de l'inscrire au budget.

 

11:10 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Genève, Humeur, Mobilité, Politique, rade | Lien permanent | Commentaires (2)

31 janvier 2014

Traversée du lac indispensable, mais pour qui ?

pont-juscelino-kubitschek-1078202.jpgLa chronique mobilité de ce jour, rédigée par Natalie Hardyn, présidente du Groupe Transport et Economie (GTE) suggère dans son titre que la traversée autoroutière du lac est indispensable.

Pourtant, le corps de son texte semble bien plus prudent, voire même contradictoire lorsqu'il s'agit de parler de financement.

En effet, Mme Hardyn suggère que dépenser un milliard pour les Genevois avec une traversée de la rade telle que proposée par l'initiative 152 risquerait d'hypothéquer d'autres investissements d'importance. Elle nous encourage donc à étudier le "contre-projet" de la commission des transports qui propose de financer une traversée autoroutière du lac qui, elle, devrait coûter environ 4 fois plus. Cherchez l'erreur !

Mais surtout ce que ne semble pas réaliser le GTE, c'est que cette traversée autoroutière n'est nullement un contre-projet puisqu'elle sera essentiellement dédiée au trafic international de transit.

Les projections et autres simulations feraient état d'une augmentation significative de la circulation sur certains axes liés à la traversée de la rade. C'est évidemment le but recherché puisque nous pourrons enfin dédier le centre à la mobilité douce et le pont du Mont-Blanc aux transports publics.

Ne nous y trompons pas. La traversée de la rade est non seulement nécessaire, mais vitale si nous tenons compte des projections à l'horizon 2030 avec 30 % de véhicules individuels motorisés supplémentaires. Nous avons déjà atteint la saturation, voulons-nous la paralysie ?

Je m'interroge sur les objectifs du GTE et comprends bien la prudence dont fait preuve Mme Hardyn. Mais alors, n'aurait-elle pas dû plutôt s'abstenir et commencer par consulter ses membres. Car je doute sérieusement qu'ils valident sa prise de position évasive.

28 janvier 2014

La croissance au coeur des questions

images.jpgLa plupart des sujets sur lesquels nous devons nous prononcer ces temps sont tous en relation avec une question de fond; La croissance.

Il ne faudra pas compter sur les élus pour aborder frontalement le sujet car ils devraient prendre des mesures impopulaires et ne seraient donc pas reconduits.

Mais surtout, comme pour toutes les questions de choix sociétaux, les enjeux sont planétaires. Le monde globalisé a transformé la planète en un village et aucune décision ne peut être prise par un des membres de la communauté internationale seul.

Nous vivons une époque charnière qui inquiète et déstabilise les individus et les Etats. La réaction logique est le repli derrière les valeurs nationalistes moribondes. Et aucune gouvernance mondiale ne se dessine malgré les appels du pieds de certains pontes de l'ONU.

La transformation se fera donc vraisemblablement dans la douleur, mais elle se fera. Les chiffres, qui ne sont pas des statistiques mais des données réelles, sont révélateurs :

- En 1800, nous étions 1 milliard d'individus sur Terre;

- Aujourd'hui, nous approchons les 7 milliards;

- A la fin du siècle nous dépasserons les 11 milliards.

Nous devons nous préparer à un changement de paradigme profond en transformant dans nos esprits le terme de croissance par celui de prospérité. Il est temps de prendre en compte les alarmes de la communauté scientifique pour une gestion responsable des ressources non renouvelables. Nous devrions aussi nous préparer à envisager le partage du travail et permettre ainsi au plus grand nombre l'accès aux biens de nécessité et de confort tout en offrant du temps pour d'autres activités créatrices qui ne seraient pas directement liées à la production effrénée de biens de consommation superflus.

Cette transformation ne viendra pas du haut vers le bas. Aucun élu ne vous proposera un tel programme. Il se développera dans les consciences individuelles par une modification des habitudes générée par la quête de sens. Ceux qui ont pris ce risque goûtent déjà les fruits de cette réorientation, mais ils subissent l'inertie de la masse et tentent d'imposer leur vision par des mesures excessives et décalées qui leur font perdre leur crédibilité. L'écologie est récupérée politiquement par presque tous les groupes, mais le message est forcément dilué puisqu'il tente de s'insérer dans la contradiction fondamentale d'une croissance perpétuelle dans un monde forcément limité, notre planète.

15:15 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (17)