07 juin 2013

Quizlet

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Ma fille Maya est en première année du Collège. L'autre jour elle est venue vers moi, toute enthousiaste, me montrer la dernière trouvaille du "geek" de sa classe.

Andreï a concocté un petit menu personnalisé pour tous ses potes de classe sur l'application Quizlet. Il a téléchargé la version PDF du bouquin d'allemand et fait des copier-collés des chapitres à connaitre pour la trim de fin d'année.

Résultat, tout ce petit monde pianotait sur son clavier de smartphone pendant la récréation pour battre leur record de temps de réponse aux questions de vocabulaire.

Quand Maya m'a fait la démonstration j'étais totalement sous le charme. Imaginez nos fameuses cartes que l'on découpait dans un papier cartonné pour écrire le mot en français d'un côté et en allemand de l'autre. Et bien d'un glissement de doigt sur la vitre la carte se tourne et une voix nous dit le mot avec un accent parfait, au singulier et au pluriel. On peut, bien entendu, choisir le sens. Le jeu qui a été mis en place permet de battre son propre record. Tout le monde craque et s'amuse.

C'était mon rêve et ma grande frustration à l'école. Apprendre en s'amusant. C'est dorénavant possible et de plus en plus.

Je savais que la rénovation de l'enseignement viendrait tôt ou tard. Pas seulement parce que les profs en ont marre de remplacer les parents dans un rôle de tuteur disciplinaire, mais parce que l'on a de plus en plus besoin de sens pour être motivé dans l'apprentissage, quel qu'il soit.

Les premières tentatives se sont avérées infructueuses. L'abandon des notes a déstabilisé tout le monde par la perte de repères. Et le monde d'aujourd'hui suit toujours un modèle compétitif où la concurrence internationale est acharnée.

Ce n'est pas grave. Nous y viendrons, nous y sommes déjà mais nous ne le savons pas encore. L'école de demain sera radicalement différente et accessible à tous, gratuitement. Nous pourrons choisir nos profs en ligne, les contenus des cours seront très rapidement adaptés au monde réel, à l'économie, bien sûr, mais pas seulement.

La souplesse et la flexibilité qui sont devenus des must dans la vie professionnelle vont enfin trouver leur écho dans la formation. Une révolution douce est en route. Elle se fera tout naturellement, sans effort, de manière évidente et incontournable.

Quel bonheur !

22:39 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Conseil d'Etat, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

27 mai 2013

Premier Genève à chaud !

 

30301-16_geneve-a-chaud_2013-05-27_19-00-00.jpgOuf, Pascal Décaillet ne m'a pas assaisonné pour cette première !

Il m'a même suggéré de l'appeler Pascal. Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd.

Je trouve particulièrement pénible d'entendre ses "victimes" lui donner du Pascal Décaillet par çi, et encore du Pascal Décaillet par là.

Et cinq syllabes c'est trop long si l'on considère le temps imparti.

Merci Pascal !

http://www.lemanbleu.ch/vod/geneve-a-chaud-27052013

23:57 Écrit par Pierre JENNI dans Conseil d'Etat, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

24 mai 2013

Rénovation du scolaire et ARLE

15924_629_ECOLE.jpgJe partage sur ce point les réflexions de Monsieur Pascal Décaillet. L'éducation, l'instruction, la culture sont des domaines primordiaux pour le développement harmonieux de nos sociétés. Peut-être même plus que les tâches régaliennes qui visent à assurer la sécurité, la protection des citoyens.

Mais là aussi il va falloir savoir faire la part des choses entre ce qui est souhaitable et ce qui est réaliste. A notre époque de globalisation, il n'est pas possible de proposer des bifurcations importantes dans les orientations de la formation au niveau local communal, cantonal ou national, si nos voisins ne sont pas prêts à en faire de même.

Tant que le modèle qui prévaut est la compétitivité avec les scores sanction des études PISA et autres évaluations, il serait suicidaire d'implémenter un modèle révolutionnaire. Les écoles privées ont pourtant tenté l'aventure avec plus ou moins de succès, mais l'école publique,  qui a essayé de suivre le mouvement, s'est très vitre recroquevillée pour sauver les restes d'une rénovation mal maîtrisée.

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10:11 Écrit par Pierre JENNI dans Conseil d'Etat, Politique | Lien permanent | Commentaires (2)