26 octobre 2015

Un péage urbain à Genève

090930190457.jpgC'est l'idée que promeut Thomas Wenger qui se base sur l'expérience londonienne pour, non pas fluidifier le trafic, mais remplir les caisses de l'Etat et développer les transports publics.

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04 août 2015

Les cyclistes romands boudent l'offre publibike

topelement.jpgOn apprend ce jour dans la Tdg que les offres de vélos publics ne rencontrent pas la demande espérée dans de nombreuses villes. Dans toutes en fait, excepté un petit bout de Lausanne pour les raisons qu'on sait.

Voici l'exemple type de bonnes intentions qui se transforment en dictature. Pour promouvoir la mobilité douce, les milieux de gauche boufffent à tous les râteliers et n'hésitent pas à nous proposer des  services dont nous n'avons rien à faire.

Si encore ces services étaient simples d'accès, on pourrait imaginer une utilisation ponctuelle, mais elle sera horriblement coûteuse. Un luxe de nantis.

Je suis très enthousiaste sur les nouvelles tendances de partage. C'est vrai quoi, pourquoi être absolument propriétaire de son aile delta, des ses bouteilles de plongée, de son VTT et de ses skis ?

Mais aujourd'hui, sur Ricardo.ch, j'ai trouvé une bête urbaine. Un vario allpass à 400.- au lieu de 1400.- Et on voudrait que je loue un de ces rafiots qui pèse des tonnes et qui grince chaque fois que je freine ?

Ok, je me le ferai piquer dans quelques semaines, voire quelques mois. Mais j'en trouverai un autre.

Par ces quelques lignes d'humeur, je rends hommage à Pierre Weiss, qui a eu la sagesse de temporiser sur le dossier du vélib genevois. C'est dans ces petits riens qu'on réalise le bon sens premier des grands.

29 juillet 2015

Téléphérique du Salève

Vlift1932adom.jpgendredi dernier j'ai emmené une amie sur le Salève pour lui montrer la taille de notre ville. Je me réjouissais de remonter dans le téléphérique pour la deuxième fois de ma vie, la première c'était quand j'étais gamin.

J'étais curieux aussi de voir l'évolution de la structure qui a profité de plusieurs liftings et d'un matraquage publicitaire conséquent pour que l'exploitation soit rentable et qu'on évite ainsi de puiser dans les fonds publics pour l'entretien.

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11:33 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Humeur, Mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (7)

16 avril 2015

Spéculation sur les denrées alimentaires

images.jpgLa Jeunesse Socialiste suisse lance une initiative contre la spéculation sur les denrées alimentaires qui crispe les milieux économiques et leurs relais politiques.

Le sujet est relativement complexe et la Suisse joue dans le top trois mondial du négoce des matières premières. La concurrence est rude et le libéralisme qui prévaut dans ce secteur oblige chaque candidat à faire des concessions limite.

Les jeunes socialistes suggèrent que la Suisse aurait intérêt à se profiler sur son segment de prédilection, soit l'anticipation des conflits, la concertation entre les parties, sur un terrain neutre. Proactifs, ils suggèrent d'éviter le prochain scandale dans la foulée du secret bancaire et avant, celui des fonds en déshérence.

L'émission de certificats qui garantiraient le caractère éthique des transactions et donc l'absence de spéculation,  me semble une mesure de transparence qui donne le choix au consommateur, à l'investisseur. Comme pour les labels de fair trade de Max Havelar.

La Déclaration de Berne reste très active sur ce dossier et ne lâche pas sa pression sur le Conseil fédéral. Les récents investissements consentis pour la Genève internationale semblent suggérer que cette voie révolutionnaire n'est pas écartée. Mais nos autorités restent timides. Il manque une MCR au CF.

13:44 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

04 février 2015

Limites de la démocratie parlementaire

topelement.jpgBertrand Buchs est amer. Le député PDC s'interroge sur la nécessité de cette nouvelle Chambre constitutionnelle de la cour de Justice qui vient de gifler le parlement dans un arrêt de 43 pages qui annule la loi sur les taxis votée le 27 mars 2014. Il faut dire que nos députés avaient fait fort en votant une loi en urgence pour contourner les dispositions et autres lois fédérales et cantonales.

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14:58 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Conseil d'Etat, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

08 décembre 2014

Conditions de détention, le Club Med ?

Je me suis déjà offusqué le jour où nous avons appris que les détenus méritaient des compensations parce que la loi prévoit quatre mètres carrés et non pas 3,89 et donc que les détenus devaient être indemnisés.

trois-detenus-envoient-deux-videos-menacantes.jpgA l'époque, sur mon site de candidature, je proposais d'attribuer ces montants compensatoires aux victimes des crimes commis par le détenu souvent insolvable. Je demandais à nos représentants au parlement fédéral de faire preuve d'imagination. http://www.pierrejenni.ch/blog/59-indemniser-les-detenus

La question revenant sur le devant de la scène avec une occupation qui dépasse le triple du "légalement correct", nous assistons à la montée en puissance d'une indignation populaire parfaitement légitime.

La réponse de nos institutions, qu'elles soient politiques ou juridiques, est déplacée. Elle fait le lit des populismes qui surfent sur ces maladresses. Il suffit de quelques clics pour vérifier que les conditions de détention dans notre pays s'apparentent tout simplement à des vacances au club Med. Nourri, blanchi, logé avec TV et formation pour ceux qui le désirent.

L'évolution de nos sociétés devant l'échec du tout répressif, se traduit par un sentiment de culpabilité et d'auto-flagellation expiatoire qui fait la part belle aux malins. Par notre angélisme, nous encourageons le crime.

J'en viens à me demander si nous ne vivons pas sur une île déconnectée des réalités du monde et que notre indignation devant l'horreur des comportements humains ne nous mène au ramollissement intellectuel qui risque bien de nous être fatal. A tel point qu'on en viendrait presque à réclamer une petite guerre pour réveiller nos citoyens bien pensants qui semblent oublier l'Histoire et projettent leur vision paradisiaque d'un Sonderfall onirique.

16:26 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (15)

16 octobre 2014

La traversée de la rade est-elle définitivement enterrée ?

Traversee_Rade.jpgOn pourrait se poser la question à la lecture des chiffres qui viennent de m'être envoyés par Ptolémée 1er.

Les 5,4 kilomètres de la traversée en tunnel du Lac entre Vengeron et Pallanterie sont devisés par l'Etat à 1,9 milliard, soit 350 millions par kilomètre. A ce prix, la traversée de la rade devait coûter 630 millions.

Les 14,2 kilomètres du trajet entre Le Vengeron et la douane de Thônex-Vallard sont devisés par l'Etat à 2,8 milliards, soit 200 millions par kilomètre. A ce prix, la traversée de la rade devait coûter 360 millions.

Pour moi, c'est rideau. Je suis trop vieux et j'ai donné. Mais la relève va s'y coller car, même après l'entrée en fonction du CEVA, nous mesurerons l'ampleur des dégâts.

La première mesure annoncée par Monsieur Barthassat, c'est la fluidité du U lacustre. Fini les feux au quai Gustave Ador et la suppression de voies.

La suite logique mais inavouable, c'est l'abandon de la création de zones dédiées à la mobilité douce et la piétonisation de l'hypercentre. Et oui, n'en déplaise aux intégristes anti-bagnoles, leur refus de traverser la rade implique que le trafic continue à passer par le centre. Fallait réfléchir avant.

Et comme le confirment les prévisions "Mobilités 2030", la mobilité va exploser de 50% toutes catégories confondues d'ici cette date.

Je ne ferai pas partie de ceux qui se réjouiront lorsque l'histoire nous donnera raison.

28 septembre 2014

La claque

s_11_1.jpgJ'ai pas l'habitude. J'en ai pris quelques unes, et des magistrales, mais là j'ai été pris de court. Je pensais sincèrement que les Genevois voulaient sortir des bouchons.

Le score est sans appel. Avec 57% de votants et 63% de refus, c'est clair et net, voire définitif. On fera donc sans. Je ne me réjouis pas trop de voir comment ça va se passer, et l'avenir ne me parait pas trop radieux dans ce domaine. Pourtant, je me suis trompé une fois, je peux encore me tromper pour la suite.

Peut-être que les habitants de Genève envisagent sérieusement de se passer de voiture. Mais alors il faudra qu'ils restent entre-eux, bien au chaud dans les limites du canton. Adieu Grand Genève et autre développement de la métropole lémanique.

Pourquoi pas ? Mais alors disons le franchement. La croissance à outrance ça suffit, on a atteint la masse critique, on ferme les portes. Le 9 février nous en a donné un avant goût bien que Genève se soit à nouveau distinguée dans ce scrutin. Bonjour la schizophrénie.

Ce n'est pas le discours du gouvernement qui va tenter de vendre la grande traversée à Berne pour continuer à prospérer.

Je dois avouer que je suis perplexe. Je ne comprends pas ce vote. Et je me réjouis du temps qui va passer car j'aurai les réponses plus tard. Je crains pourtant qu'elles ne feront que confirmer mes projections...

Mais je vous vois venir, vous allez me traiter de mauvais perdant. Libre à vous, mais ce qui est bien avec ces blogs et autres prises de position écrites c'est qu'elles restent. Alors je vous propose de fermer ce chapitre jusqu'à que d'autres le rouvrent lorsqu'ils ne sauront plus quoi faire.

20:00 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (46)

25 septembre 2014

C'est bon d'être mauvais

images.jpgOn ne devrait pas rire du mal d'autrui. Pourtant, lorsque j'ai appris le montant de la caution que doit payer UBS à la France, je n'ai pu m'empêcher d'esquisser un sourire...

1,1 milliard, c'est à peu près le prix estimé par l'Etat pour la réalisation de la traversée de la rade. Et ce n'est qu'une caution ! L'amende qui s'en suivra sera peut-être bien plus salée. Elle fait suite à celle payée aux USA.

Et après ça on nous dira qu'il n'y a pas d'argent chez nous. Qui peut encore le croire ?

Faut-il rappeler que Genève est le numéro 1 mondial de la finance privée et le numéro 3 du négoce des matières premières ?

Faut-il aussi relever les propos de M. Barthassat qui m'assurait le mois dernier que des princes Saoudiens le suppliaient de pouvoir investir dans un ouvrage pour traverser le lac ?

Quel que soit l'investissement, il sera toujours plus rentable que l'argent qui dort à la banque. Et lorsqu'il est garanti par l'Etat, c'est juste du pain béni.

Aujourd'hui, les fortunes du monde entier ne savent plus où placer leur argent. Alors offrons leur gracieusement cette opportunité par le financement de la traversée de la rade qui arrangera tout le monde et ne fera que des heureux.

17:55 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (2)

24 septembre 2014

Le malaise des bobos, la voix des travailleurs

bobos - sans bourgeois.jpgLes opposants à la traversée de la rade s'agitent. Ils sont nerveux. On les comprend.

Et oui, lorsque la Tribune de Genève sort un sondage qui donne 53% de oui au tunnel, on peut commencer à douter. En effet, si la classe moyenne bourgeoise, qui prend le temps de lire la presse locale et réagit sur les blogs, est déjà favorable à cette traversée on peut s'attendre à un plébiscite dans les urnes.

Car le travailleur, lui, en a assez de ces palabres d'intellos bien-pensants. Tous les matins, et toute la journée pour certains, il doit "faire avec" cette circulation calamiteuse.

Les bobos ont beau se fendre d'un manifeste, ils sont à mille lieues des réalités du terrain. Ils prêchent pour un vote de raison qui devrait réduire au silence la frustration de ceux qui subissent depuis plus de 15 ans une idéologie décalée favorable à l'éradication de la voiture.

Mais la raison est ailleurs. Elle provient du bon sens de la majorité laborieuse, celle qui subit justement les théories fumeuses de la gauche écolo ou de la droite anxieuse et donc peu courageuse devant les investissements publics.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit. La gauche plane et rêve d'une ville sans voitures et la droite flippe sur le manque de moyens.

Dimanche, nous assisterons vraisemblablement à une remise à l'ordre de nos représentants par les travailleurs, ceux qui savent de quoi ils parlent et qui forment la grande majorité de l'électorat.

Ce sera un premier pas vers plus de réalisme, de pragmatisme. Il sera suivi par l'expulsion de tous les députés qui insisteront lourdement en mauvais joueurs et qui tenteront vainement de ne pas mettre en oeuvre la volonté populaire sous toutes sortes de prétextes. Ils nous ont déjà averti, tentant par là d'effrayer une partie des électeurs. Ils paieront le prix cher, du moins pour ceux qui insisteront. Car il y a fort à parier que beaucoup feront semblant pour préserver ce qu'il leur reste, soit pas grand-chose.

17:18 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (6)