Humeur - Page 2

  • La quatrième révolution industrielle

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    1194978_davos-le-regard-des-economistes-sur-la-quatrieme-revolution-industrielle-web-021645413281.jpgLe rythme s'accélère. Entre l'invention du moteur à vapeur et la numérisation, les basculements de paradigme et les bouleversements sociétaux induits nous laissent sans voix et donc sans explication.

    La quatrième révolution porte mal son nom car il est difficile de parler industrie lorsqu'on évoque la dématérialisation et la prédominance progressive du monde virtuel. Ces notions restent floues pour le plus grand nombre et l'accélération des changements depuis la découverte du WWW, il y a moins de trente ans, n'a pas fini de déployer ses effets.

    Il ne faudra pas attendre grand chose des décideurs du monde qui se sont réunis au forum de Davos pour traiter cette question. Ils n'y voient qu'une opportunité de maximiser leurs profits comme le disent si bien les deux Vincent à 26'. http://www.rts.ch/play/tv/26-minutes/video/26-minutes-plus-tot-le-wef-debute-mercredi-prochain?id=7417505

    Et pourtant, ce changement, comme les précédents, est peut-être bien l'occasion de revoir notre fonctionnement en profondeur et revisiter les lois du marché et le capitalisme financier qui continuent à creuser dangereusement l'écart entre les nantis, qui représentent un petit pourcent des habitants de cette planète, et l'écrasante majorité qui travaille plus dur que des robots pour les engraisser sans espoir de les satisfaire.

    Comment est-il possible qu'aucun journaliste n'ait encore fait le parallèle entre les taxis et les agriculteurs en France ? On traite ces informations séparément sans aller aux sources, sans essayer de comprendre ce qui provoque ces débordements. Tout est lié.

    La population comprend bien qu'il est impossible de travailler sans un rendement minimal. Et pourtant, personne ne fera rien s'il doit le payer de sa poche. Ainsi, on valide des aberrations qui permettent l'exploitation des plus démunis pour offrir des biens et des services à des prix inexplicables. Et cette population qui veut tout, tout de suite et au meilleur prix est aussi celle qui élit nos représentants. Il n'est donc pas surprenant qu'aucun élu ne prenne le risque de fâcher son électorat. Jusqu'au jour où...

    ...nous serons personnellement et directement concernés par ce qu'on appelle aujourd'hui l'ubérisation de la société. C'est ça la 4ème révolution industrielle. Et elle ne concerne déjà plus que les taxis. (http://heytaxi.blog.tdg.ch/archive/2015/05/02/uberall-266854.html) Tel un cancer, ses métastases touchent bientôt tous les secteurs. L'idée sous-jacente consiste à faire de l'argent sans travailler. C'est un beau programme auquel j'adhère d'ailleurs en soutenant l'initiative pour un revenu de base inconditionnel qui permettrait enfin de travailler à ce qui nous motive au lieu de trouver de la motivation pour faire ce qui nous ennuie. Mais ce programme devrait permettre à tous de parvenir à cet idéal et non pas à une petite minorité opportuniste qui profite d'un système dévastateur.

    Il est inutile de vouloir stopper ou même freiner cette évolution. Il s'agit de l'accompagner avec des règles équitables qui permettent à tous d'utiliser les technologies pour le plus grand bien des consommateurs.

    Mais qui va oser s'y coller ?

     

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  • Les cyclistes romands boudent l'offre publibike

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    topelement.jpgOn apprend ce jour dans la Tdg que les offres de vélos publics ne rencontrent pas la demande espérée dans de nombreuses villes. Dans toutes en fait, excepté un petit bout de Lausanne pour les raisons qu'on sait.

    Voici l'exemple type de bonnes intentions qui se transforment en dictature. Pour promouvoir la mobilité douce, les milieux de gauche boufffent à tous les râteliers et n'hésitent pas à nous proposer des  services dont nous n'avons rien à faire.

    Si encore ces services étaient simples d'accès, on pourrait imaginer une utilisation ponctuelle, mais elle sera horriblement coûteuse. Un luxe de nantis.

    Je suis très enthousiaste sur les nouvelles tendances de partage. C'est vrai quoi, pourquoi être absolument propriétaire de son aile delta, des ses bouteilles de plongée, de son VTT et de ses skis ?

    Mais aujourd'hui, sur Ricardo.ch, j'ai trouvé une bête urbaine. Un vario allpass à 400.- au lieu de 1400.- Et on voudrait que je loue un de ces rafiots qui pèse des tonnes et qui grince chaque fois que je freine ?

    Ok, je me le ferai piquer dans quelques semaines, voire quelques mois. Mais j'en trouverai un autre.

    Par ces quelques lignes d'humeur, je rends hommage à Pierre Weiss, qui a eu la sagesse de temporiser sur le dossier du vélib genevois. C'est dans ces petits riens qu'on réalise le bon sens premier des grands.

  • Téléphérique du Salève

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    Vlift1932adom.jpgendredi dernier j'ai emmené une amie sur le Salève pour lui montrer la taille de notre ville. Je me réjouissais de remonter dans le téléphérique pour la deuxième fois de ma vie, la première c'était quand j'étais gamin.

    J'étais curieux aussi de voir l'évolution de la structure qui a profité de plusieurs liftings et d'un matraquage publicitaire conséquent pour que l'exploitation soit rentable et qu'on évite ainsi de puiser dans les fonds publics pour l'entretien.

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  • Tunnel de la Rade, analyse politique sommaire

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    Plage Cramer.jpgEn observant les différents camps en présence, je me suis interrogé sur l'absence des milieux économiques dans le débat. Et pourtant la mobilité est un des éléments centraux de l'économie.

    Il ne faudra pas chercher trop loin. Nous assistons à la déliquescence du politique qui perd de plus en plus de crédibilité auprès de son électorat.

    Le PLR en est ici un des exemples les plus frappants. On le sent nerveux, à s'agiter dans tous les sens pour tenter de retenir les dissidents tels que M. Barth, exécutif de Veyrier, fidèle aux principes de son groupe qui n'hésite pas à afficher son soutien au tunnel en rejoignant le comité du TCS ou M. Jeannerat, directeur de la CCIG qui s'exprimait dans Le Temps du 11 septembre 2013.

    www.letemps.ch/Page/Uuid/80ab89a8-1aed-11e3-bf1a-fc6369dd209c/Les_milieux_économiques_plaident_pour_une_traversée_de_la_rade

    et sur son blog : blog.ccig.ch/la-ccig-soutient-linitiative-pour-une-traversee-de-la-rade/

    Les projets d'élargissement du pont du Mont-Blanc, ou plus récemment de la relance de la traversée du Lac, témoignent de cet égarement du PLR.

    La droite se trouve coincée entre son besoin de réduire la dette et continuer à investir dans les infrastructures indispensables au bon développement économique de notre région. C'est ainsi que, disciplinés, en rangs serrés derrière les mots d'ordre du parti, les milieux économiques se taisent. Ils n'osent plus trop parler du Grand Genève, fond de commerce du MCG qui les déborde par la droite.

    Et pourtant, le problème financier n'en est pas un. Monsieur Barthassat m'avouait l'autre jour que des investisseurs Quataris le suppliaient de pouvoir financer un ouvrage pour traverser le lac. Ils savent bien que le rendement serait assuré par un péage automatique au moyen de caméras et leur mise de fonds garantie par l'Etat.

    Les arguments des opposants qui actionnent la fibre sociale des Genevois en prévoyant la réduction drastique des investissements pour la santé, l'éducation et les transports publics sont donc parfaitement infondés.

    La gauche ne fait pas mieux. Fidèle à son crédo égalitaire elle prône le nivellement par le bas en entassant tout le monde dans des bétaillères odorantes et inconfortables en niant l'impossibilité matérielle pour de nombreux citoyens d'utiliser les transports publics. Notamment les personnes à mobilité réduite qu'en d'autres circonstances elle utilise comme fond de commerce.

    Les Verts ne demandent pas moins que l'éradication de la voiture. Allez, tout le monde sur des vélos ! Ou à pied, ça vous fera les mollets. En parfaite incohérence, ils s'empêchent de voir leur rêve se réaliser puisque le tunnel est le seul moyen de vider le centre des véhicules motorisés parasitaires.

    Bref, il ne faudra pas s'étonner que les vieilles recettes des partis ne fonctionnent plus. L'électorat ne s'y retrouve plus. Droite, gauche, ça ne veut plus rien dire. Et le MCG en profite largement en se profilant comme ni de droite, ni de gauche.

  • Traversée de la rade et politique politicienne

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    Pont 4.5Mo.jpgEn 1996, la raison du refus des Genevois pour traverser la rade n'a pas été la division entre pont et tunnel, mais plutôt la question financière.

    En effet, la situation économique s'était radicalement détériorée depuis le plébiscite pour cet ouvrage en 1988. L'impôt sur les véhicules à moteur en a découragé plus d'un.

    Aujourd'hui nous risquons de revivre un scénario similaire vu l'état des finances de notre canton. Mais ce serait un très mauvais calcul car la mobilité est une condition première du développement économique.

    Et cette fois le joug est tombé. Berne n'a pas inscrit la traversée du lac dans le budget 2030. Il y a le feu au lac. Il est parfaitement impensable de ne rien faire avant 2040, voire 2050.

    Seulement voilà... Les partis se sont déjà prononcés pour la grande traversée à une large majorité. Ainsi que le ministre en charge des transports, Monsieur Barthassat.

    On apprend que le PLR se déchire sur la question. Les motifs sont peu louables; Ne pas laisser le terrain des pro-voitures à l'UDC, ne pas retourner sa veste et soutenir l'UDC, ne pas désavouer le président PLR de la commission des transports qui n'a pas anticipé le refus de Berne, etc...

    De plus en plus, les décisions du parlement font l'objet de marchandages et d'alliances qui ne servent qu'a engranger des victoires politiques à mille lieues des préoccupations des Genevois.

    Espérons que, cette fois, les citoyens sanctionneront cette politique politicienne méprisante et valideront enfin cette traversée incontournable.

  • Les inquiétudes de Philippe Souaille

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    1407734.jpgPhilippe persiste et signe. Il me confirme par mail qu'il ne publiera pas mon commentaire sur son blog.

    Voilà qui en dit long sur ses inquiétudes face à l'échéance du 9 février.

    En fait, il me fait un superbe cadeau. D'une part il me laisse penser que mon avis pourrait avoir une quelconque portée, et d'autre part, en me censurant, il manifeste son malaise.

    Philippe est un journaliste brillant et il se considère comme tel. Ils sont nombreux à se considérer comme faisant partie d'une certaine élite intellectuelle et, bien qu'ils n'oseront jamais le reconnaitre, ils déplorent notre démocratie directe.

    Philippe est un grand ennemi de l'UDC et il profite de chaque occasion pour fustiger cette politique conservatrice. C'est un humaniste qui milite pour un monde globalisé équitable. Ce qui est tout à son honneur.

    Comme l'ensemble des partis, excepté l'UDC, ainsi que les milieux "économiques", il dénonce un vote émotionnel, une décision populaire qui viendrait du coeur ou des tripes et prône l'intelligence, cette faculté suprême qui nous permet d'analyser objectivement les situations et prendre des décisions raisonnables et raisonnées. Il semble juste oublier que les vérités d'un jour ne sont pas celles de demain et que le mental est un outil pratique lorsqu'il s'agit de fonctionner, mais devient vite une entrave lorsque nous pensons détenir la vérité.

    C'est tout le problème des élites, de la crème, qui peste régulièrement contre les décisions soi-disant peu éclairées du souverain et fustigent la capacité aux "populistes" de convaincre la masse ignorante.

    Dieu merci, chez nous, en Suisse, nous nous méfions de ceux qui pensent savoir. Et les sanctions dans les urnes témoignent d'une sagesse plus profonde, intégrée, incarnée qui vient heureusement du coeur et donc de plus profond que les idées volatiles.

    J'ai publié le commentaire censuré par Philippe sur mon blog "Gossips". Ce n'est pas juste par provocation, mais parce que je suis un vrai démocrate et que je supporte mal sa propagande qui s'exprime par la publication de ce qui l'intéresse. Il devrait soit fermer ses blogs aux commentaires et faire sa star, soit publier toutes les prises de positions qui favorisent le débat.

     

     

  • Parking de la clé de Rive

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    Je publie ici ma dernière chronique mobilité publiée dans la TDG de ce jour


    Traverser la rade : La clé de l'ouverture

    Si le projet de réaménagement du centre peut se faire tel qu'il nous est présenté dans la tribune de Genève du 23 janvier alors c'est que nos élus auront fait un pas de géant.

    Tout devient possible et je résiste pas à  vous communiquer mon enthousiasme.

    Plus de 15 ans de bisbilles entre la Ville et le Canton, entre les pro et anti-voitures qui, comme par miracle, semblent ne jamais avoir existé.

    C'est toute une mentalité qui change dans chaque camp. Et tout le monde gagne.

    Enfin nous allons pouvoir flâner dans un centre complètement dégagé des véhicules individuels motorisés, pour le plus grand plaisir des citoyens, des visiteurs et des commerçants.

    Si cette sagesse subite devait persister, alors nos représentants n'ont plus qu'à faire le pas suivant qui s'impose : la traversée de la rade.

    C'est alors que nous pourrons enfin dédier l'entier du noyau urbain à la mobilité douce tout en favorisant la fluidité des transports, toutes catégories confondues.

    Il sera bien assez tôt pour engager les travaux de la traversée autoroutière du lac, dédiée au transit international, lorsque nous aurons convaincu la Confédération de la nécessité de l'inscrire au budget.

     

  • Traversée du lac indispensable, mais pour qui ?

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    pont-juscelino-kubitschek-1078202.jpgLa chronique mobilité de ce jour, rédigée par Natalie Hardyn, présidente du Groupe Transport et Economie (GTE) suggère dans son titre que la traversée autoroutière du lac est indispensable.

    Pourtant, le corps de son texte semble bien plus prudent, voire même contradictoire lorsqu'il s'agit de parler de financement.

    En effet, Mme Hardyn suggère que dépenser un milliard pour les Genevois avec une traversée de la rade telle que proposée par l'initiative 152 risquerait d'hypothéquer d'autres investissements d'importance. Elle nous encourage donc à étudier le "contre-projet" de la commission des transports qui propose de financer une traversée autoroutière du lac qui, elle, devrait coûter environ 4 fois plus. Cherchez l'erreur !

    Mais surtout ce que ne semble pas réaliser le GTE, c'est que cette traversée autoroutière n'est nullement un contre-projet puisqu'elle sera essentiellement dédiée au trafic international de transit.

    Les projections et autres simulations feraient état d'une augmentation significative de la circulation sur certains axes liés à la traversée de la rade. C'est évidemment le but recherché puisque nous pourrons enfin dédier le centre à la mobilité douce et le pont du Mont-Blanc aux transports publics.

    Ne nous y trompons pas. La traversée de la rade est non seulement nécessaire, mais vitale si nous tenons compte des projections à l'horizon 2030 avec 30 % de véhicules individuels motorisés supplémentaires. Nous avons déjà atteint la saturation, voulons-nous la paralysie ?

    Je m'interroge sur les objectifs du GTE et comprends bien la prudence dont fait preuve Mme Hardyn. Mais alors, n'aurait-elle pas dû plutôt s'abstenir et commencer par consulter ses membres. Car je doute sérieusement qu'ils valident sa prise de position évasive.

  • Qui oserait questionner le FAIF ?

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    faller-120543.jpgLe 9 février est une date importante. Le vote sur l'immigration accapare l'attention. Presque personne n'ose remettre en question les 6,5 milliards que la Confédération s'apprête à verser dans le fonds pour les infrastructures ferroviaires.

    Cet argent doit bien venir de quelque part. Jusqu'à aujourd'hui, le financement des investissements et de l'entretien des CFF était assuré principalement par les taxes prélevées sur l'utilisation des routes par les poids lourds (RPLP) et sur les huiles minérales et autres impôts sur les véhicules à moteur.

    Seulement voilà, les véhicules devenant moins gourmands, voire même émancipés du pétrole, ne rapportent plus suffisamment. Il faudra donc procéder à une augmentation de la TVA et trouver d'autres ressources auprès des usagers de la route.

    La votation contre la vignette était un premier signe très clair du ras-le-bol général sur cette propension de l'Etat à vouloir taxer l'automobiliste au delà du raisonnable pour entretenir un service public de transport cher, gourmand et non rentable.

    Le manque de ressources disponibles pour l'amélioration du réseau routier est tel qu'il est presque devenu impossible de se déplacer en voiture. La migration sur les alternatives des transports publics est si conséquente qu'il n'est bientôt plus possible de trouver une place assise dans un tram ou un train aux heures de pointe.

    Captifs, nous serons bien entendu tentés de valider les investissements prévus par le FAIF, tout particulièrement en Suisse romande pour rattraper le retard.

    Je pense que c'est une erreur. Et nous serons peu nombreux à défendre cette position. Le TCS a ciblé son action sur la vignette et s'est déjà engagé à soutenir le fonds. Ce n'est pas le principe, ni le montant prévu pour ce fonds que je remets en question, mais son mode de financement et surtout le fait que cette votation ne soit pas coordonnée avec FORTA qui est l'équivalent du FAIF pour la route.

    C'est tout ce que je demande. De la transparence. Que l'on sache d'où viennent les ressources et où elles vont. Alors oui, comme tout le monde, je validerai les investissements pour le rail.

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  • Pont ou tunnel, rade ou lac ?

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    IMG_1913a.jpgGrâce à l'initiative du nouveau président de la commission des transports Daniel Zaugg, dont il semble fier, nous allons  vraisemblablement revivre le drame de 1996 lorsque les genevois ont invalidé leur acceptation du principe d'une traversée de la rade pour une simple question logistique.

    Il faut savoir que le parlement a finalement accepté d'entrer en matière sur l'initiative 152 de l'UDC mais les pieds au mur. Le front s'organise donc pour torpiller la traversée de la rade, comme à peu près tout ce qui émane de l'UDC qui semble incarner le diable dans notre canton.

    Les conséquences seront évidemment désastreuses. Le doute s'infiltrera dans les consciences et le résultat forcément mitigé permettra à Berne de repousser au calendes grecques le budget pour la traversée autoroutière du lac.

    Si cette dernière est évidemment très importante pour faciliter le transit international, le tunnel sous la rade est pareillement incontournable pour les citoyens (contribuables) genevois qui n'en peuvent plus des conséquences désastreuses de la politique de dissuasion à l'encontre des transports individuels motorisés mise en place depuis une quinzaine d'années.

    Comme j'ai déjà eu l'occasion de le relever à plusieurs reprises dans de précédents billets, je rappelle que, selon les projections du rapport Mobilités 2030, nous devrons faire avec 30 % de véhicules privés supplémentaires à l'horizon évoqué. Les transports publics sont déjà saturés aux heures de pointe et le réseau ne peut plus être développé au centre.

    L'évocation par les Verts des raisons de santé et de qualité de vie sont bientôt obsolètes puisque le développement de véhicules non polluants est devenu spectaculaire. A tel point que nous ne trouvons plus les sources de financement pour le rail qui étaient prélevées sur la vente des huiles minérales.

    Mais surtout, on semble oublier que toutes nos activités quotidiennes dépendent de la mobilité. Tout ce que nous consommons doit parvenir sur les rayons des commerces. La plupart des corps de métier impliquent l'utilisation de véhicules de livraison ou de transport d'outillage et autre matériel d'intervention.

    Les raisons de ce positionnement politique sont vraisemblablement à chercher dans le manque de ressources. Mais alors qu'on soit conséquent et qu'on envoie ce dossier à la commission des finances. Car le budget nécessaire à une traversée autoroutière assumée par le canton sera au bas mot quatre fois plus important et le partenariat public-privé ne trouvera les faveurs d'investisseurs qu'avec garantie de rendement conséquent.

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