Humeur - Page 3

  • Une nouvelle loi sur les taxis

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    IMG_0110.JPGAinsi le parlement sortant s'apprêterait à voter en urgence une Xième loi sur les taxis et limousines, après plus de 7 ans de travaux dont 3 à la commission des transports.

    Ces travaux se sont fait à huit clos rigoureux puisque aucun commissaire n'était autorisé à sortir les comptes rendus de séances et communiquer sur l'avancement.

    Ainsi, les milieux professionnels du transport de personnes n'ont été auditionnés qu'une fois courant 2010. Malgré les promesses du président de la commission, ils n'ont pas pu s'exprimer sur les conclusions de la sous-commission avant le vote en plénière. Nous avons pu télécharger le projet avant-hier, comme tout le monde, et constater que les fuites étaient confirmées et les craintes fondées.

    Ce sont donc moins de 7 personnes qui vont décider de l'avenir du transport professionnel de personnes et plus particulièrement des taxis. Ils se cacheront derrière le vote du parlement, qui ne saurait remettre en question cet énorme travail, et qui se cachera, à son tour, derrière le peuple qui devra valider cette loi.

    Alors que la loi actuelle avait fait l'unanimité mais n'a pas été appliquée, essentiellement par manque de ressources, cette nouvelle mouture subira les mêmes défauts, aucun investissement n'étant programmé pour effectuer les contrôles.

    Comment justifier une telle précipitation à faire passer en force un texte rejeté par les principaux concernés ? Comment fera le nouveau ministre en charge de la mise en musique d'une loi qu'il réprouvera ?

    Cette manière de procéder est un vrai déni de démocratie que je dénonce haut et fort.

    Pourvu qu'ils n'aient pas le temps d'entrer en matière...

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  • Drogue et alcool

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    Déjà le titre devrait en faire sourire plus d'un. L'alcool est non seulement une drogue, mais une des plus puissantes et destructrices bien que légale. Ce n'est qu'un des éléments qui plaide en faveur du discours de notre ancienne conseillère fédérale, Ruth Dreiffus, pour la dépénalisation de la consommation des drogues.

    Mais l'article de la TDG du 31 juillet soulève un aspect inquiétant, un constat d'échec, de la politique de prévention à l'attention des jeunes consommateurs.

    7c1b91c6-cc73-11e2-a3c6-772827f74e0f-493x328.jpgS'il n'est pas trop étonnant de vérifier que 91% se targuent de boire de l'alcool lors du recrutement à l'armée, dont 40 % évalués comme population à risque, il est en revanche surprenant d'apprendre qu'ils sont parfaitement conscients des conséquences de leurs habitudes.

    Les associations actives dans la prévention veulent aller plus loin, par des contraintes légales et des augmentation radicales des prix.

    Je prône exactement l'inverse et rejoins Mme Dreyfuss dans son combat. Pas seulement pour diminuer les risques, mais surtout pour développer la conscience individuelle, la responsabilisation. Ce n'est pas en ajoutant des entraves, faciles à contourner, que nous éveillerons la sensibilité des jeunes aux conséquences de leurs actes. Au contraire, le discours paternaliste est ringard et il encourage d'autant plus ceux qui seraient spontanément réticents. L'augmentation des prix favorisera le marché noir et la contrebande, donc la criminalité.

    Rien de tel qu'une sérieuse biture pour comprendre à quel point nous hypothéquons notre capital santé. Rien de tel que les exemples au quotidien de toxico-dépendants qui nous montrent tout ce que nous ne voulons pas.

    Addiction Suisse et toutes les associations actives dans la prévention devraient sérieusement remettre en question leur stratégie à la lumière de ce constat alarmant et mettre un terme à leur fuite en avant vers toujours plus d'interdictions et de contraintes qui font de nous des êtres serviles, incapables de discernement et révoltés par ces innombrables atteintes à nos libertés fondamentales.

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  • Indemniser les détenus ?

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    trois-detenus-envoient-deux-videos-menacantes.jpgComment ne pas être indigné par une telle proposition ?

    Pourtant la loi semble claire. Il faut pouvoir garantir 4 m2 à chaque détenu. Un peu comme les crèches avec 3 m2 par bambin. Et l'Etat ne peut pas violer la loi.

    La première piste à investiguer, c'est la coopération inter cantonale puisque les prisons de Suisse alémanique sont sous exploitées. Ceci dans l'urgence, pour limiter les dégâts. Car en fin de compte, les criminels ne font pas cas de frontières cantonales et ils sont très mobiles. Ce n'est pas parce que Genève fait des efforts payants pour traquer cette population que nous devrions en subir seuls les effets collatéraux.

    Ensuite, pourquoi ne pas entrer en matière sur ces demandes d'indemnisation ? Je trouve que c'est une excellente idée. Pour autant que ces montants aillent directement vers les victimes dont les assurances ne couvrent de loin pas les préjudices tant matériels que moraux.

    Ainsi le droit est respecté et les indemnités bien utilisées. Allez, les élus, un peu d'imagination que diable !

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