24 septembre 2014

Le malaise des bobos, la voix des travailleurs

bobos - sans bourgeois.jpgLes opposants à la traversée de la rade s'agitent. Ils sont nerveux. On les comprend.

Et oui, lorsque la Tribune de Genève sort un sondage qui donne 53% de oui au tunnel, on peut commencer à douter. En effet, si la classe moyenne bourgeoise, qui prend le temps de lire la presse locale et réagit sur les blogs, est déjà favorable à cette traversée on peut s'attendre à un plébiscite dans les urnes.

Car le travailleur, lui, en a assez de ces palabres d'intellos bien-pensants. Tous les matins, et toute la journée pour certains, il doit "faire avec" cette circulation calamiteuse.

Les bobos ont beau se fendre d'un manifeste, ils sont à mille lieues des réalités du terrain. Ils prêchent pour un vote de raison qui devrait réduire au silence la frustration de ceux qui subissent depuis plus de 15 ans une idéologie décalée favorable à l'éradication de la voiture.

Mais la raison est ailleurs. Elle provient du bon sens de la majorité laborieuse, celle qui subit justement les théories fumeuses de la gauche écolo ou de la droite anxieuse et donc peu courageuse devant les investissements publics.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit. La gauche plane et rêve d'une ville sans voitures et la droite flippe sur le manque de moyens.

Dimanche, nous assisterons vraisemblablement à une remise à l'ordre de nos représentants par les travailleurs, ceux qui savent de quoi ils parlent et qui forment la grande majorité de l'électorat.

Ce sera un premier pas vers plus de réalisme, de pragmatisme. Il sera suivi par l'expulsion de tous les députés qui insisteront lourdement en mauvais joueurs et qui tenteront vainement de ne pas mettre en oeuvre la volonté populaire sous toutes sortes de prétextes. Ils nous ont déjà averti, tentant par là d'effrayer une partie des électeurs. Ils paieront le prix cher, du moins pour ceux qui insisteront. Car il y a fort à parier que beaucoup feront semblant pour préserver ce qu'il leur reste, soit pas grand-chose.

17:18 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (6)

22 septembre 2014

L'ultime argument

topelement.jpg« Quel que soit le résultat du scrutin, elle ne se fera pas ! »
C’est ainsi que parlent aujourd’hui les opposants au tunnel sous la rade.

Trop engoncés dans leur rhétorique philosophique sur l’avenir de la voiture ou technique sur les projections financières, ils sentent que le sujet leur échappe alors ils menacent les Genevois.


On relèvera le « elle » ne se fera pas qui évite le « on » impersonnel mais qui suggère tout de même qu’il y a des décideurs derrière. Comme si l’ouvrage pouvait se faire ou pas tout seul... Quel courage !


Le premier c’est Luc Barthassat qui assure qu’il sollicitera la Confédération pour annuler le projet en raison des menaces qui pèseraient sur la nappe phréatique. Il invoque le droit supérieur.
Ensuite, plusieurs députés, à l’instar de Boris Calame, nous assurent que le parlement refusera de voter les crédits d’études. Il nous le dit franchement et sans ciller, le Grand Conseil s’assoira sur la volonté populaire.


Ainsi, par leurs blocages systématiques à tous les échelons du processus, vont-ils, comme pour le
CEVA, faire exploser la facture finale et justifier du coup leurs prévisions funestes.
Si la menace n’était pas sérieuse, je remercierais ces députés qui, à court d’arguments, tentent d’effrayer les citoyens. Car, par leur attitude, ils apportent le dernier soutien pour un plébiscite dans les urnes. Malheureusement, nous risquons bien de vivre un long psychodrame qui aura au moins le mérite de voir ces députés arrogants expulsés du parlement lors des prochaines élections.

10:14 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (13)

18 septembre 2014

La grande traversée du lac coûtera plus de 2 milliards à Genève !

2010201_pic_970x641.jpgLe débat de mardi de la Tribune de Genève nous a réservé une belle surprise, dont le rédacteur en chef Pierre Ruetschi se garde bien de parler dans son édito du jour. Normal : il a fait son coming-out en écrivant qu’il est résolument contre le tunnel sous la Rade !
 
Peu importe, revenons à la surprise. Elle nous vient de M. Franco Tufo, Directeur Général du bureau d’ingénieurs CITEC, mandaté par Luc Barthassat pour dire tout le mal qu’il pense du projet soumis au vote le 28 septembre. M. Tufo, pris dans l’intensité du débat, a lâché par inadvertance une information que le Canton doit sans doute considérer comme un secret défense : le prix de la grande traversée du lac pour Genève. Celle pour laquelle roule Luc Barthassat donc, qui bouclerait  le périphérique autoroutier entre Le Vengeron et Pointe à la Bise. La bombe lancée par ce spécialiste est… atomique : la Confédération, si un jour elle accepte de participer au financement de ce projet, ne s’engagera vraisemblablement qu’à hauteur de 40% des coûts totaux !
 
Traduisons cela en montants sonnants et trébuchants : les études actuelles font osciller le coût de la grande traversée entre 3,2 et 4 milliards. La Confédération prenant à sa charge les 40% annoncés par le spécialiste mandaté par l’Etat, il restera donc 60% à régler par Genève. Soit entre 1,92 et 2,4 milliards. Donc entre 3 et 4 fois le prix de la traversée de la Rade !!! Oui, vous avez bien lu. Et ce n’est pas un modeste citoyen comme moi qui le dit, c’est le patron du bureau d’ingénieurs mandaté par Luc Barthassat !
 
Alors les Genevois qui hésitaient encore sont désormais fixés : pour un projet de grande traversée inscrit dans les limbes, qui se réalisera peut-être d’ici 2050 ou 2060, si la Berne toute puissante le veut bien, Genève s’endettera quatre fois plus que pour la traversée de la Rade. Conclusion : votez OUI le 28 septembre et réalisons enfin notre traversée de la Rade d’ici 10 ans, au meilleur coût.

17 septembre 2014

Lorsque la voix en dit plus que les mots

PARLER-EN-PUBLIC-2009-copie-2.jpgJe vous propose un petit exercice. Ecoutez les extraits audio des invités au débat sur la traversée de la rade.

Si possible en fermant les yeux et en faisant abstraction du contenu et de vos inclinations personnelles.

Vous découvrirez des facettes plus ou moins cachées qui en disent long sur les personnages.

Ainsi, les gamines Mazzone et Amaudruz ont l'assurance de la jeunesse qui sait tout. Le doute n'a pas sa place. A 30 ans on est encore immortel. On sent l'hésitation provoquée par le manque de métier, en revanche le ton est autoritaire. Moi je sais, toi tais toi !

Luc Barthassat se dévoile plus. Je doute qu'il se rende compte à quel point il est tendu et manque d'assurance. Il a besoin du public et est obligé de placer un bon mot de ci de là, un gag, une anecdote qui fasse rire, pour se mettre à l'aise. Et ça marche, le public le lui donne. Si ce n'était pas le cas, il serait très mal. Sa longue expérience dans le monde politique compense et trompe son monde. Il a l'air à l'aise. Il a appris.

Les experts techniques ont du métier et surtout ils savent qui paye. Chaque mot est pesé pour ne pas donner l'impression d'être partisan. On se place au dessus du débat. Ben oui quoi, on est expert ou on ne l'est pas.

François Membrez sort clairement du lot. C'est son coeur qui parle. Et il maitrise son sujet. En revanche ses belles manières, son respect et sa politesse, lui empêchent de prendre la place. Il est obligé d'approcher le micro à la limite de la saturation pour ne pas avoir à hausser le ton. Et il ne se battra pas pour conserver son temps de parole. Il en aura pourtant moins besoin que les autres car chaque mot est important et choisi sans adjectifs superflus, sans effets de manche, simplement il nous fait part très honnêtement de sa conviction. Et il n'a rien à cacher. C'est fou ce que ça fait du bien !

21:45 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (5)

16 septembre 2014

Traversée de la rade et nappe phréatique : rien de nouveau, des solutions existent

geothermie_nappe_phreatique_aquathermie_nappe phreatique.JPGA la page 122 du Rapport de la Commission des transports chargée d’étudier l’initiative populaire 152 « Pour une traversée de la rade » commence le Rapport final des études du GROUPE DE TRAVAIL « CONTOURNEMENT DE GENEVE », daté du 24 septembre 2004, rédigé par SGI et al.
 
Le Groupe de travail « contournement de Genève » était alors présidé par Monsieur Robert Cramer. Les études techniques que ce groupe a confiées aux bureaux privés SGI et al. ont évidemment été menées sous la conduite de l’administration cantonale - Département de l’intérieur, de l’agriculture et de l’environnement – Conseiller d’Etat en charge, Monsieur Cramer.
 
Voici un extrait concernant la nappe phréatique, en page 171 :
« Dans le parc des Eaux-Vives le tunnel remonte avec une pente forte de 5 % sur une longueur d’environ 170 m afin de sortir au plus vite de la nappe phréatique. Ensuite la pente du tunnel s’adoucit pour atteindre la valeur de 3,5% qui est conservée sur la majeure partie du tunnel. Il est à noter que le tunnel passera en dessous du tunnel ferroviaire du projet CEVA ».
 
Plus loin, à la page 175, on trouve encore :
 « 4.6.3.4.1. TRANCHEES COUVERTES SOUS LE PARC DES EAUX-VIVES
Cette tranchée couverte sera réalisée en partie dans la nappe phréatique protégée. Un soin particulier sera apportée aux travaux afin d’assurer la protection de la nappe. Plusieurs techniques sont envisageables. Afin de ne pas perturber le régime hydraulique de la nappe, il est envisagé d’effectuer la majeure partie des travaux dans l’eau sans rabattement et d’utiliser les techniques courantes de travaux maritimes semblables à celles utilisées pour le tunnel sous-lacustre comme l’immersion d’éléments préfabriqués. Une fois sorti de l’emprise de la nappe phréatique, le tronçon sera rendu étanche permettant ainsi une libre circulation vers le front d’attaque du tunnel. »
 
On constate donc qu’en 2004 déjà, la question de la nappe phréatique avait été adressée, la nécessité de la protéger exprimée et la possibilité de la préserver expliquée.
 
Ce qui était possible en 2004, avec l’aval manifeste de l’administration cantonale, sous la présidence de Monsieur Robert Cramer, ne le serait plus aujourd’hui ?

12 septembre 2014

La route des Nations

3415-NAT-DRA-030-_96H_Photo-800.jpgEtonnamment personne n’en parle dans le débat sur la traversée de la rade. A part Monsieur Zaugg, opposant qui ne semble pas réaliser à quel point il est contradictoire.

Et pourtant cet ouvrage majeur a reçu l’aval du Conseil d’Etat en 2005 et suit les prescription de l’OFROU qui est responsable de la gestion autoroutière et donc de la jonction entre la route des Nations et le tunnel de Ferney par l’échangeur du Grand-Saconnex.


Cette énorme pénétrante de 2 x 2 voies arrivera jusqu’à l’ONU par l’avenue Appia. Faut-il vous faire un dessin pour comprendre que le prolongement sur le tunnel de l’avenue de France s’impose.

L’idéal serait de modifier sensiblement le projet d’accès en déplaçant la trémie nord sur le haut de l’avenue de France évitant du même coup le carrefour de la rue de Lausanne et permettant la liaison directe avec le haut de l’avenue de la Paix, l’avenue Appia et la route des Nations ainsi que l’axe tangentiel de l’avenue Giuseppe Motta. Alors disposerons-nous enfin d’une véritable ceinture urbaine et de plusieurs liaisons autoroutières.


Pour vous faire une meilleure idée, visitez : ge.ch/mobilite/politique-de-la-mobilite/les-grandsprojets/
les-grandes-infrastructures-routieres/route-des-nations-e...
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17:50 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (7)

10 septembre 2014

Périphérique du Lac et petite ceinture de la Rade

1319985867.jpgLes opposants à la petite traversée parlent d’un projet obsolète et estiment que seule la grande ceinture autoroutière fait sens.
Il est évident que nous avons aussi besoin de ce contournement qui ne remplit pas les mêmes fonctions.


En effet, le contournement autoroutier est dédié au trafic de transit alors que la traversée de la rade est destinée à fluidifier le trafic urbain.
Si nous tenons compte des projections « Mobilités 2030 » il faudra s’attendre à une augmentation générale des transports à cet horizon dont environ 30 % du trafic individuel motorisé.


Si rien n’est entrepris d’ici là, nous subirons une paralysie totale qui aura des répercussions catastrophiques sur l’économie de notre canton.
Ce d’autant plus que nous devrons impérativement entreprendre des travaux de rénovation du Pont du Mont-Blanc.


Nous savons que la traversée du lac ne verra pas le jour avant 2050, au mieux, puisqu’elle n’est pas inscrite au programme des infrastructures de la Confédération 2030.
Et elle ne saurait être financée par le canton non seulement en raison de son coût 4 fois plus élevé, mais aussi par la difficulté, voire l’impossibilité, d’obtenir des partenariats public-privé pour ce type de réalisations.


La petite ceinture sera en revanche d’une énorme utilité pour les Genevois. La traversée de la Rade est le maillon manquant entre l’Amandolier, Louis Aubert, le tunnel de Carouge, le pont Butin, les Coudriers et la route de Ferney ou la route des Nations qui sera bientôt réalisée.

14:31 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (1)

03 septembre 2014

Le mieux est l'ennemi du bien ou de l'art de vivre avec son temps.

images.jpgVoilà que Pascal Décaillet s'y met aussi. Il n'est pourtant pas connu pour bêler avec le troupeau. Il prétend que la traversée de la Rade est trop étriquée, pas assez visionnaire.

Il propose donc de "sauter un tour, en rongeant son frein... afin d'obtenir un jour les crédits pour une grande traversée." Voilà qui en dit long.

D'abord sur les délais. Ce ne sera pas avant 2050 si tout va bien. Car la concurrence est rude au niveau de la Confédération et le Canton semble pauvre.

Puis sur les conséquences d'une telle temporisation. Ronger son frein, nous le faisons déjà depuis longtemps puisque cette traversée a déjà plus de 100 ans d'histoire. La paralysie est bientôt totale.

Mais surtout, j'observe que les opposants sont ceux qui ont un train de retard. Leur combat se dirige contre la voiture qui représente le mal suprême alors que, comme le reconnait tout de même Pascal Décaillet "les voitures seront toujours là dans dix ans, trente ans". Ces engins qui sont déjà des merveilles de technologies et d'une utilité incontestée seront très bientôt silencieux et non polluants. Ils complèteront toujours les offres des transports publics et les infrastructures routières resteront indispensables pour tous les modes.

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J'encourage vivement Monsieur Décaillet, et tous ceux qui se prétendent visionnaires, à lire les oeuvres de l'essayiste Jeremy Rifkin, notamment "The thrid industrual revolution" (traduit en français) et son dernier "The zero marginal cost society". Vous y découvrirez ce que vous devez déjà intuitivement envisager depuis l'avènement d'internet. Dans moins de 25 ans il sera possible de construire soi-même sa propre voiture avec une imprimante 3D pour un coût avoisinant zéro tant pour sa fabrication que pour son usage.

Nicolas Hayek travaille depuis quelques temps déjà au développement d'unités à hydrogène qui permettront à chaque ménage de devenir autonomes en énergie avec un appareil de la taille d'une machine à laver.

Bref, tout ça pour dire que les visionnaires ne sont pas ceux qu'on pense et ceux qui attendent la fin de la voiture vont déchanter. Ils devraient sérieusement envisager de quitter les centres urbains pour retrouver une vie harmonieuse au milieu de la nature. La bonne nouvelle selon Jeremy Rifkin c'est qu'ils n'auront plus besoin de vivre en ville pour travailler car le travail n'existera bientôt plus.

Mais je ne vous en dit pas plus, courrez vous procurer ces essais visionnaires qui ne manqueront pas de vous interpeller. Avant la votation si possible !

22 août 2014

Pas les moyens ? ça ne prend pas !

Je reprends ici ma chronique qui a été publiée dans l'invité de la TDG du mercredi 20 août 2014

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14 août 2014

Tunnel de la Rade, analyse politique sommaire

Plage Cramer.jpgEn observant les différents camps en présence, je me suis interrogé sur l'absence des milieux économiques dans le débat. Et pourtant la mobilité est un des éléments centraux de l'économie.

Il ne faudra pas chercher trop loin. Nous assistons à la déliquescence du politique qui perd de plus en plus de crédibilité auprès de son électorat.

Le PLR en est ici un des exemples les plus frappants. On le sent nerveux, à s'agiter dans tous les sens pour tenter de retenir les dissidents tels que M. Barth, exécutif de Veyrier, fidèle aux principes de son groupe qui n'hésite pas à afficher son soutien au tunnel en rejoignant le comité du TCS ou M. Jeannerat, directeur de la CCIG qui s'exprimait dans Le Temps du 11 septembre 2013.

www.letemps.ch/Page/Uuid/80ab89a8-1aed-11e3-bf1a-fc6369dd209c/Les_milieux_économiques_plaident_pour_une_traversée_de_la_rade

et sur son blog : blog.ccig.ch/la-ccig-soutient-linitiative-pour-une-traversee-de-la-rade/

Les projets d'élargissement du pont du Mont-Blanc, ou plus récemment de la relance de la traversée du Lac, témoignent de cet égarement du PLR.

La droite se trouve coincée entre son besoin de réduire la dette et continuer à investir dans les infrastructures indispensables au bon développement économique de notre région. C'est ainsi que, disciplinés, en rangs serrés derrière les mots d'ordre du parti, les milieux économiques se taisent. Ils n'osent plus trop parler du Grand Genève, fond de commerce du MCG qui les déborde par la droite.

Et pourtant, le problème financier n'en est pas un. Monsieur Barthassat m'avouait l'autre jour que des investisseurs Quataris le suppliaient de pouvoir financer un ouvrage pour traverser le lac. Ils savent bien que le rendement serait assuré par un péage automatique au moyen de caméras et leur mise de fonds garantie par l'Etat.

Les arguments des opposants qui actionnent la fibre sociale des Genevois en prévoyant la réduction drastique des investissements pour la santé, l'éducation et les transports publics sont donc parfaitement infondés.

La gauche ne fait pas mieux. Fidèle à son crédo égalitaire elle prône le nivellement par le bas en entassant tout le monde dans des bétaillères odorantes et inconfortables en niant l'impossibilité matérielle pour de nombreux citoyens d'utiliser les transports publics. Notamment les personnes à mobilité réduite qu'en d'autres circonstances elle utilise comme fond de commerce.

Les Verts ne demandent pas moins que l'éradication de la voiture. Allez, tout le monde sur des vélos ! Ou à pied, ça vous fera les mollets. En parfaite incohérence, ils s'empêchent de voir leur rêve se réaliser puisque le tunnel est le seul moyen de vider le centre des véhicules motorisés parasitaires.

Bref, il ne faudra pas s'étonner que les vieilles recettes des partis ne fonctionnent plus. L'électorat ne s'y retrouve plus. Droite, gauche, ça ne veut plus rien dire. Et le MCG en profite largement en se profilant comme ni de droite, ni de gauche.

12:48 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Humeur, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (1)