11 août 2014

Traversée de la Rade : Stop à la mauvaise foi !

10_686_jjkphoto.jpgC’est parti. La mauvaise foi domine déjà dans les prises de position sur la traversée de la rade. L’Etat double les coûts sans expliquer pourquoi. Les opposants publient des chiffres totalement fantaisistes et, en plus, ils mentent sans vergogne en prétendant que le tunnel débouchera dans le parc de la Perle du Lac et dans celui des Eaux-Vives. Ils nous servent des photomontages dramatiques totalement déformés qui nous font croire à la disparition des parcs, voire de la Rade toute entière.
 
Il est urgent de rétablir la vérité. D’abord le texte est clair : il parle de l’Avenue de France, du Port Noir et de Malagnou. Aucun de ces trois lieux n’est un parc !
 
Tunnel quai Wilson.JPGEnsuite, les tunnels récemment construits à Vésenaz et Meyrin montrent bien comment un tunnel peut s’immiscer dans la rue existante avec discrétion, en laissant le trafic de proximité passer de part et d’autre sans que la voie n’ait besoin d’être élargie. Rien à voir avec ces bouches géantes et voraces que l’on nous montre.
 
Au contraire des photomontages horribles, les plans des différentes variantes d’accrochage en rives gauche et droite montrent des accès qui se fondent dans les axes existants, sans grignotage des parcelles qui les entourent. Sur la rive droite, l’entrée imaginée avec intelligence par le TCS sur la rue de Lausanne ferait de même et, en plus, délesterait sensiblement le carrefour rue de Lausanne et avenue de France qui est constamment encombré.
 
Nous avons tous besoin que la traversée de la rade se réalise, quel que soit notre moyen de transport. Ceci en fait un sujet sensible et explique que l’on découvre les pires horreurs dans la campagne qui se joue. Mais cela ne justifie pas de tels excès de mauvaise foi.

14 juin 2014

Merci Monsieur Barthassat

Wilsdorf04.JPGD'aucuns se sont moqués en son temps de ce paysan qui accédait à la fonction suprême dans notre canton.

Aujourd'hui ils pourront faire leur mea culpa et reconnaitre que les gens proches de la terre ont des vertus plutôt rares en politique. Le bon sens et le respect de la parole n'en sont que deux exemples qui prennent ici du relief.

Il est vrai que cette décision de rouvrir la rue de l'Ecole-de-Médecine dans les deux sens était plutôt facile puisque cette disposition faisait partie intégrante du "deal" avec la fondation Wilsdorf.

Mais il a fallut batailler. Contre l'intégrisme de la Ville d'abord, mais sans heurter de front son magistrat avec qui il faudra collaborer à long terme. Puis convaincre les diverses associations écologiques qui ne comprennent toujours pas que l'ennemi n'est pas la voiture qui reste incontournable, mais le bruit et la pollution. Or l'immobilisme induit par les mesures de découragement prônées par les deux précédents magistrats en charge de la mobilité ont sérieusement péjoré ces données.

J'espère maintenant que ce premier geste concret sera suivi de bien d'autres. Notamment la suppression de tous les obstacles artificiels destinés à décourager les automobilistes. Je reste prudent sur le quai Gustave Ador, car, contrairement à vous Monsieur Barthassat, je crois encore à la sagesse populaire qui devrait valider la traversée de la rade. Si, comme je l'espère, ce projet passera la rampe il sera temps de le compléter par une plage digne de ce nom et une circulation en adéquation avec cette redéfinition profonde du quartier.

11 juin 2014

Traversée de la rade et politique politicienne

Pont 4.5Mo.jpgEn 1996, la raison du refus des Genevois pour traverser la rade n'a pas été la division entre pont et tunnel, mais plutôt la question financière.

En effet, la situation économique s'était radicalement détériorée depuis le plébiscite pour cet ouvrage en 1988. L'impôt sur les véhicules à moteur en a découragé plus d'un.

Aujourd'hui nous risquons de revivre un scénario similaire vu l'état des finances de notre canton. Mais ce serait un très mauvais calcul car la mobilité est une condition première du développement économique.

Et cette fois le joug est tombé. Berne n'a pas inscrit la traversée du lac dans le budget 2030. Il y a le feu au lac. Il est parfaitement impensable de ne rien faire avant 2040, voire 2050.

Seulement voilà... Les partis se sont déjà prononcés pour la grande traversée à une large majorité. Ainsi que le ministre en charge des transports, Monsieur Barthassat.

On apprend que le PLR se déchire sur la question. Les motifs sont peu louables; Ne pas laisser le terrain des pro-voitures à l'UDC, ne pas retourner sa veste et soutenir l'UDC, ne pas désavouer le président PLR de la commission des transports qui n'a pas anticipé le refus de Berne, etc...

De plus en plus, les décisions du parlement font l'objet de marchandages et d'alliances qui ne servent qu'a engranger des victoires politiques à mille lieues des préoccupations des Genevois.

Espérons que, cette fois, les citoyens sanctionneront cette politique politicienne méprisante et valideront enfin cette traversée incontournable.

03 février 2014

Parking de la clé de Rive

Je publie ici ma dernière chronique mobilité publiée dans la TDG de ce jour


Traverser la rade : La clé de l'ouverture

Si le projet de réaménagement du centre peut se faire tel qu'il nous est présenté dans la tribune de Genève du 23 janvier alors c'est que nos élus auront fait un pas de géant.

Tout devient possible et je résiste pas à  vous communiquer mon enthousiasme.

Plus de 15 ans de bisbilles entre la Ville et le Canton, entre les pro et anti-voitures qui, comme par miracle, semblent ne jamais avoir existé.

C'est toute une mentalité qui change dans chaque camp. Et tout le monde gagne.

Enfin nous allons pouvoir flâner dans un centre complètement dégagé des véhicules individuels motorisés, pour le plus grand plaisir des citoyens, des visiteurs et des commerçants.

Si cette sagesse subite devait persister, alors nos représentants n'ont plus qu'à faire le pas suivant qui s'impose : la traversée de la rade.

C'est alors que nous pourrons enfin dédier l'entier du noyau urbain à la mobilité douce tout en favorisant la fluidité des transports, toutes catégories confondues.

Il sera bien assez tôt pour engager les travaux de la traversée autoroutière du lac, dédiée au transit international, lorsque nous aurons convaincu la Confédération de la nécessité de l'inscrire au budget.

 

11:10 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Genève, Humeur, Mobilité, Politique, rade | Lien permanent | Commentaires (2)

31 janvier 2014

Traversée du lac indispensable, mais pour qui ?

pont-juscelino-kubitschek-1078202.jpgLa chronique mobilité de ce jour, rédigée par Natalie Hardyn, présidente du Groupe Transport et Economie (GTE) suggère dans son titre que la traversée autoroutière du lac est indispensable.

Pourtant, le corps de son texte semble bien plus prudent, voire même contradictoire lorsqu'il s'agit de parler de financement.

En effet, Mme Hardyn suggère que dépenser un milliard pour les Genevois avec une traversée de la rade telle que proposée par l'initiative 152 risquerait d'hypothéquer d'autres investissements d'importance. Elle nous encourage donc à étudier le "contre-projet" de la commission des transports qui propose de financer une traversée autoroutière du lac qui, elle, devrait coûter environ 4 fois plus. Cherchez l'erreur !

Mais surtout ce que ne semble pas réaliser le GTE, c'est que cette traversée autoroutière n'est nullement un contre-projet puisqu'elle sera essentiellement dédiée au trafic international de transit.

Les projections et autres simulations feraient état d'une augmentation significative de la circulation sur certains axes liés à la traversée de la rade. C'est évidemment le but recherché puisque nous pourrons enfin dédier le centre à la mobilité douce et le pont du Mont-Blanc aux transports publics.

Ne nous y trompons pas. La traversée de la rade est non seulement nécessaire, mais vitale si nous tenons compte des projections à l'horizon 2030 avec 30 % de véhicules individuels motorisés supplémentaires. Nous avons déjà atteint la saturation, voulons-nous la paralysie ?

Je m'interroge sur les objectifs du GTE et comprends bien la prudence dont fait preuve Mme Hardyn. Mais alors, n'aurait-elle pas dû plutôt s'abstenir et commencer par consulter ses membres. Car je doute sérieusement qu'ils valident sa prise de position évasive.

27 janvier 2014

Qui oserait questionner le FAIF ?

faller-120543.jpgLe 9 février est une date importante. Le vote sur l'immigration accapare l'attention. Presque personne n'ose remettre en question les 6,5 milliards que la Confédération s'apprête à verser dans le fonds pour les infrastructures ferroviaires.

Cet argent doit bien venir de quelque part. Jusqu'à aujourd'hui, le financement des investissements et de l'entretien des CFF était assuré principalement par les taxes prélevées sur l'utilisation des routes par les poids lourds (RPLP) et sur les huiles minérales et autres impôts sur les véhicules à moteur.

Seulement voilà, les véhicules devenant moins gourmands, voire même émancipés du pétrole, ne rapportent plus suffisamment. Il faudra donc procéder à une augmentation de la TVA et trouver d'autres ressources auprès des usagers de la route.

La votation contre la vignette était un premier signe très clair du ras-le-bol général sur cette propension de l'Etat à vouloir taxer l'automobiliste au delà du raisonnable pour entretenir un service public de transport cher, gourmand et non rentable.

Le manque de ressources disponibles pour l'amélioration du réseau routier est tel qu'il est presque devenu impossible de se déplacer en voiture. La migration sur les alternatives des transports publics est si conséquente qu'il n'est bientôt plus possible de trouver une place assise dans un tram ou un train aux heures de pointe.

Captifs, nous serons bien entendu tentés de valider les investissements prévus par le FAIF, tout particulièrement en Suisse romande pour rattraper le retard.

Je pense que c'est une erreur. Et nous serons peu nombreux à défendre cette position. Le TCS a ciblé son action sur la vignette et s'est déjà engagé à soutenir le fonds. Ce n'est pas le principe, ni le montant prévu pour ce fonds que je remets en question, mais son mode de financement et surtout le fait que cette votation ne soit pas coordonnée avec FORTA qui est l'équivalent du FAIF pour la route.

C'est tout ce que je demande. De la transparence. Que l'on sache d'où viennent les ressources et où elles vont. Alors oui, comme tout le monde, je validerai les investissements pour le rail.

15:21 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Humeur, Mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (7)

09 janvier 2014

Pont ou tunnel, rade ou lac ?

IMG_1913a.jpgGrâce à l'initiative du nouveau président de la commission des transports Daniel Zaugg, dont il semble fier, nous allons  vraisemblablement revivre le drame de 1996 lorsque les genevois ont invalidé leur acceptation du principe d'une traversée de la rade pour une simple question logistique.

Il faut savoir que le parlement a finalement accepté d'entrer en matière sur l'initiative 152 de l'UDC mais les pieds au mur. Le front s'organise donc pour torpiller la traversée de la rade, comme à peu près tout ce qui émane de l'UDC qui semble incarner le diable dans notre canton.

Les conséquences seront évidemment désastreuses. Le doute s'infiltrera dans les consciences et le résultat forcément mitigé permettra à Berne de repousser au calendes grecques le budget pour la traversée autoroutière du lac.

Si cette dernière est évidemment très importante pour faciliter le transit international, le tunnel sous la rade est pareillement incontournable pour les citoyens (contribuables) genevois qui n'en peuvent plus des conséquences désastreuses de la politique de dissuasion à l'encontre des transports individuels motorisés mise en place depuis une quinzaine d'années.

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le relever à plusieurs reprises dans de précédents billets, je rappelle que, selon les projections du rapport Mobilités 2030, nous devrons faire avec 30 % de véhicules privés supplémentaires à l'horizon évoqué. Les transports publics sont déjà saturés aux heures de pointe et le réseau ne peut plus être développé au centre.

L'évocation par les Verts des raisons de santé et de qualité de vie sont bientôt obsolètes puisque le développement de véhicules non polluants est devenu spectaculaire. A tel point que nous ne trouvons plus les sources de financement pour le rail qui étaient prélevées sur la vente des huiles minérales.

Mais surtout, on semble oublier que toutes nos activités quotidiennes dépendent de la mobilité. Tout ce que nous consommons doit parvenir sur les rayons des commerces. La plupart des corps de métier impliquent l'utilisation de véhicules de livraison ou de transport d'outillage et autre matériel d'intervention.

Les raisons de ce positionnement politique sont vraisemblablement à chercher dans le manque de ressources. Mais alors qu'on soit conséquent et qu'on envoie ce dossier à la commission des finances. Car le budget nécessaire à une traversée autoroutière assumée par le canton sera au bas mot quatre fois plus important et le partenariat public-privé ne trouvera les faveurs d'investisseurs qu'avec garantie de rendement conséquent.

07:56 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Humeur, Mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (7)

30 septembre 2013

Une nouvelle loi sur les taxis

IMG_0110.JPGAinsi le parlement sortant s'apprêterait à voter en urgence une Xième loi sur les taxis et limousines, après plus de 7 ans de travaux dont 3 à la commission des transports.

Ces travaux se sont fait à huit clos rigoureux puisque aucun commissaire n'était autorisé à sortir les comptes rendus de séances et communiquer sur l'avancement.

Ainsi, les milieux professionnels du transport de personnes n'ont été auditionnés qu'une fois courant 2010. Malgré les promesses du président de la commission, ils n'ont pas pu s'exprimer sur les conclusions de la sous-commission avant le vote en plénière. Nous avons pu télécharger le projet avant-hier, comme tout le monde, et constater que les fuites étaient confirmées et les craintes fondées.

Ce sont donc moins de 7 personnes qui vont décider de l'avenir du transport professionnel de personnes et plus particulièrement des taxis. Ils se cacheront derrière le vote du parlement, qui ne saurait remettre en question cet énorme travail, et qui se cachera, à son tour, derrière le peuple qui devra valider cette loi.

Alors que la loi actuelle avait fait l'unanimité mais n'a pas été appliquée, essentiellement par manque de ressources, cette nouvelle mouture subira les mêmes défauts, aucun investissement n'étant programmé pour effectuer les contrôles.

Comment justifier une telle précipitation à faire passer en force un texte rejeté par les principaux concernés ? Comment fera le nouveau ministre en charge de la mise en musique d'une loi qu'il réprouvera ?

Cette manière de procéder est un vrai déni de démocratie que je dénonce haut et fort.

Pourvu qu'ils n'aient pas le temps d'entrer en matière...

17:15 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Humeur, Mobilité | Lien permanent | Commentaires (3)

13 août 2013

Aéroport de Genève

Je publie ici ma chronique mobilité parue dans la Tdg de ce jour.

saurer-(suisse)-aeroport-de-geneve-cointrin-9971.jpg Nous apprenions dans la Tdg du 12 juin que la fronde s'organise contre l'extension de l'aéroport.

On connaît l'objection des Verts, et des associations qui leur sont proches, à la croissance et l'opposition des communes concernées ne surprendra personne.

Indépendamment des arguments discutables de l'augmentation des nuisances, le fond du débat se tient évidemment autour de la crainte d'un développement effréné et non maîtrisé de la région.

Voilà qui pourrait surprendre puisqu'on ne cesse de parler du Grand Genève et qu'il s'agirait justement d'anticiper ce développement, le cadrer par un aménagement du territoire réfléchi, un urbanisme qui permette la création d'éco-quartiers et la limitation des déplacements parasitaires.

A Genève, nous avons la chance d'avoir un aéroport proche du centre qui permet un gain de temps extrêmement apprécié par tous les visiteurs et plus particulièrement par les hommes d'affaires.

La modernisation de son aile est justement la garantie que le site est conservé et qu'on ne verra pas de sitôt un projet de délocalisation d'un aéroport à l'étroit entre la ville et la frontière.

Mais surtout, on mesure l'inconscience et l'inconséquence des opposants qui seront les premiers à hurler lorsque les multinationales, qui représentent près de 25 % de la masse salariale du canton, et les organisations internationales iront voir ailleurs si l'herbe est plus verte.

Ils auront alors la satisfaction de revivre dans un village, mais ils n'auront plus de travail.

00:26 Écrit par Pierre JENNI dans Conseil d'Etat, Genève, Mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

03 juillet 2013

La plage Cramer

ATT00001.jpgJe suis prêt à parier que le WWF ne communiquera pas le nombre de défections au sein de sa section genevoise si un journaliste voulait bien se pencher sur la question.

Je ne partage pas le pessimisme ambiant et reste persuadé que cette plage se fera. D'ailleurs, ce contre-temps permettra d'affiner un nouveau projet qui tienne compte de la traversée de la rade. Elle sera proposée à la population avant 2015 et devrait être réalisée dans les 6 ans qui suivront son acceptation.

Les remblais seront alors largement disponibles sur place.

J'imagine que le WWF s'opposera aussi à la création de ce tunnel qui devrait avoir des conséquences autrement plus dévastatrices sur la faune aquatique. Et pourtant, le recours sera sèchement rejeté cette fois pour des questions d'intérêt prépondérant et de proportionnalité. On mesure ici le degré d'incohérence d'un tribunal tatillon présidé par un ancien du WWF. Si le formalisme et la lettre de la loi sont des garants d'impartialité, l'esprit reste important et traduit la substance du texte.

Cessons de pleurnicher et rassemblons les bonnes volontés pour avancer. Le projet de la plage s'insère parfaitement dans une vision du mieux vivre en ville. La traversée de la rade permettra de vider le centre des véhicules parasitaires et il sera enfin possible de développer les zones piétonnes. Les citoyens genevois et les visiteurs prendront un réel plaisir à se déplacer à pied ou à vélo dans l'hypercentre.

 

 

11:54 Écrit par Pierre JENNI dans Conseil d'Etat, Genève, Mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (5)