24 octobre 2017

Bodyworlds

-1.jpg- Dis papa, tu m'accompagnerais à l'exposition sur les corps plastifiés ?

- Mouais... pourquoi pas. Je suis curieux.

 

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08 avril 2016

Salut, ça va ? Ouais, bien, et toi ?...

-1.jpgSujet hautement émotionnel, cette poignée de main, qui fait pâlir les révélations de Panama. Si nous n'avions que ce genre de problème en Suisse, nous pourrions nous considérer comme les plus heureux du monde.

Je me suis fendu d'un commentaire sur le blog de Marie-France de Meuron que je tiens à développer un peu ici.

Je partage l'avis de notre ministre de l'instruction publique qui prône une grande fermeté dans cette affaire. Non pas pour les raisons souvent invoquées de respect de notre culture, mais simplement pour éviter cette politique des petits pas qui permet de grignoter petit à petit le gâteau. N'ouvrons pas la porte car nombreux sont ceux qui vont s'y engouffrer.

Mais personne ne devrait obliger qui que ce soit à donner la main qui est un geste hautement symbolique et qui doit justement exprimer beaucoup plus que le simple formalisme qu'il est devenu au fil du temps. Genre, "Salut, ça va ? Ouais, bien, et toi ?..."

Retrouvons le sens profond qui se cache dans ces petits gestes, ils nous aident à vivre l'instant avec intensité.

C'est ainsi que je ne fais dorénavant plus la bise systématiquement pour dire bonjour au sexe opposé. Je tends la main ou je prends dans mes bras avec éventuellement une seule bise. C'est devenu aussi compliqué que formel. En France c'est deux bises, chez nous trois. Au japon on incline légèrement le buste. En Inde on joint ses deux mains devant la poitrine. L'occidental qui se prête à ce rituel passe pour un allumé qui tente de s'intégrer. Son geste est tellement maladroit et factuel, sans la culture qui l'imprègne, qu' il devient vide de sens.

Alors, pour résumer, l'école devrait supprimer à tous cette obligation de donner la main à la prof, mais surtout ne pas accepter une exception pour qui que ce soit.

24 juillet 2015

TISA, TTIP, la gauche tient son os

2257925266.jpgMon aventure un peu utopique de candidat indépendant au CE en 2013 reposait sur un constat assez largement partagé de l'effacement des distinctions entre gauches et droites et l'espoir un peu prématuré d'une participation plus large des jeunes, qui ne se retrouvent dans aucun parti, grâce aux outils numériques.

Dans mon site de campagne, je me définissais comme un libertaire à la suisse, donc raisonnable, et suggérait un Etat plus maigre qui se concentre sur ses tâches régaliennes en laissant au privé les autres qui ne nécessitent pas de protections particulières, favorisant une saine concurrence.

Aujourd'hui, je ne sais plus trop. Si je reste convaincu que l'éducation, la responsabilisation personnelle et le développement de la conscience individuelle sont des vertus cardinales dans l'évolution de nos sociétés, j'observe que les dérives du libéralisme prennent des proportions encore jamais atteintes et les écarts se creusent dangereusement accentuant les travers d'une société à deux vitesses qui ne projette rien de bon pour l'humanité.

En poussant la logique de la concurrence et de la compétition jusqu'au bout, non seulement nous nions le caractère limité de notre environnement, la Terre, et de ses ressources, mais nous encourageons tous les travers collatéraux des systèmes hiérarchiques et l'exploitation des plus démunis par les plus idiots.

Tout s'accélère et la machine risque bien de s'emballer. En sport, pour satisfaire la demande insatiable de records, plus aucun athlète ne peux espérer régater sans prendre de substances. Dans les domaines de la distribution, les grands groupes technologiques comme Amazon ont détruit des pans entiers de l'économie pour offrir des biens à prix presque coûtant. Dans celui des services, Uber n'est que le début d'une aventure qui ne fâche aujourd'hui que les taxis. Demain, lorsque les avocats genevois se verront concurrencer par les services juridiques en ligne qui cassent les prix sans suivre les règles auxquelles sont soumis les concurrents traditionnels, nous verrons peut-être enfin les autorités se réveiller. Eh oui, les avocats sont nombreux à siéger dans les délibératifs, tant à droite qu'à gauche.

Alors oui, la gauche, qui a perdu son âme en rejoignant la logique du marché depuis Blair et qui peine à garder son poids gouvernemental, risque bien de tenir là son os et retrouver les faveurs d'un public beaucoup plus large. Mais fera-t-elle son come-back à temps ou devrons-nous passer par le pire avant de réaliser où nous mène la logique libérale qui, paradoxalement, favorise la création de nouveaux monopoles privés sans garde-fou puisque les instances de surveillance valident à tour de bras les fusions.

La question fondamentale revient à chacun. Pourquoi voulons-nous tout, tout de suite et si possible gratuitement ? Comment se fait-il que nous ne soyons pas conscient du prix réel à payer au final ? Et si, comme le prédit Jeremy Rifkin, nous nous dirigeons vers une ère d'abondance, comment justifier une telle répartition des biens et des moyens d'accès à ces biens lorsqu'une grande partie de l'humanité travaille comme des machines, pour le moment moins chères que les robots, pour engraisser une petite minorité insatiable ?

 

25 août 2014

Modifications règlementaires au Collège

IMG_1709.JPGCe soir, comme chaque année à la rentrée, ma fille m'apporte le guide de l'élève et la déclaration signée par elle et par les parents. Mais cette fois, une lettre sans objet l'accompagne, nous informant des nouvelles règles qui entrent en vigueur ce jour. Il n'est nulle part fait mention de cette lettre dans le document signé par les parents.

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