12 mai 2016

Traverser le lac de Genève. A quel prix et pour qui ?

ob_5e3fdd_img-6730-1280x768.JPGJe ne voulais pas, mais je me sens obligé.

La traversée de la Rade était mon cheval de bataille dans ma candidature au CE en 2013.

Le 5 juin nous devrons nous prononcer sur la variante PLR d'une traversée autoroutière du lac, dans la logique qui explique le manque de soutien de la droite au projet de l'UDC.

C'est donc pour des bagarres de politique politicienne que les électeurs sont pris en otage pour se prononcer sur une variante qui ne règlera rien à nos problèmes de mobilité dans le canton.

Aucun automobiliste sensé ne fera le détour par la Pallanterie et le Vengeron pour passer d'une rive à l'autre. Cette traversée ne concerne donc que les quelques rares automobilistes privilégiés qui habitent entre Vésenaz et Hermance, ou les frontaliers du secteur, et le trafic international de transit, pour autant qu'ils estiment que le montant du péage en vaille la peine.

Ainsi, nous nous apprêtons à valider un principe à plusieurs milliards alors que nous dépensons déjà presque un million par jour pour couvrir les intérêts d'une dette non maîtrisée qui risque bien de mettre l'Etat de Genève en faillite lorsque les taux d'intérêts reprendront un cours normal.

Je suis un défenseur des libertés et je soutiens la mobilité individuelle qui devient de moins en moins polluante et qui reste beaucoup plus économique que toutes les alternatives proposées à ce jour.  Mais je ne peux cautionner l'autisme de nos autorités exécutives qui font l'impasse sur des alternatives autrement plus efficaces comme le projet Weibel, Genève, route et rail. http://mobilite.blog.tdg.ch/archive/2014/05/15/geneve-rou...

Mais au final, je me marre sous cape. Comme d'hab' on brasse de l'air. Et lorsque viendront les véritables décisions, tout sera balayé comme c'est le cas depuis plus de 100 ans.

Pascal Hollenweg nous décrit le scénario avec son humour pince-sans-rire qui me régale. http://causetoujours.blog.tdg.ch/archive/2016/05/12/trave...

 

12 avril 2016

20.- la pipe

prostitution.jpgMalgré plus de quinze années d'échec avéré de la politique de criminalisation des clients de la prostitution en Suède, les Français ont à leur tour décidé de faire le bien des gens malgré eux.

Ce ne sont pourtant pas les rapports qui manquent. Notamment celui de l'expérience inverse de la Nouvelle Zélande qui confirme les effets encourageants de la dépénalisation du sexe.

Une des premières conséquences pour Genève, c'est un afflux massif des professionnelles du sexe qui, non seulement font pression artificielle sur les tarifs, mais aussi sur les pratiques à risque. Comme vérifié en Suède, la pénalisation oblige les acteurs à se cacher et à fonctionner sans les protections de base.

Indépendamment de ces diverses expériences, on devrait s'interroger sur cette tendance qu'a l'homme à vouloir contrôler la nature au sens large, et la sienne, du moins son caractère animal. Et on devrait aussi objectivement observer ce qui se passe dans nos vies de tous les jours.

Un ami me confiait récemment que ses potes ne s'encombraient pas de maitresses et des galères inhérentes à ces infidélités qui mettaient leur couple en péril. Ils recourent donc, pour la plupart, à des services tarifés, soit sous forme de massages augmentés ou autres petites attentions qui méritent récompense. Car il faut bien le reconnaitre, à partir d'un certain âge et d'un certain nombre d'années de vie conjugale, le désir mutuel s'estompe mais la bête reste vivante. La chimie permet d'ailleurs de prolonger cette force vitale qui participe à une des activités les plus jouissives sur cette Terre.

Je ne me prononcerai pas sur la position des femmes dans cette affaire, incapable que je suis de me mettre à leur place. Mais je m'insurge contre les bien-pensants qui se sentent obligés de décider pour les autres en augmentant considérablement les effets pervers et les risques des femmes qui ont choisi de pratiquer ce métier qui, rappelons-le, reste le plus vieux métier du monde. Mais lorsqu'on écoute les principales concernées, elles rejettent à 98% ces lois liberticides qui ratent leur cible.

08 avril 2016

Salut, ça va ? Ouais, bien, et toi ?...

-1.jpgSujet hautement émotionnel, cette poignée de main, qui fait pâlir les révélations de Panama. Si nous n'avions que ce genre de problème en Suisse, nous pourrions nous considérer comme les plus heureux du monde.

Je me suis fendu d'un commentaire sur le blog de Marie-France de Meuron que je tiens à développer un peu ici.

Je partage l'avis de notre ministre de l'instruction publique qui prône une grande fermeté dans cette affaire. Non pas pour les raisons souvent invoquées de respect de notre culture, mais simplement pour éviter cette politique des petits pas qui permet de grignoter petit à petit le gâteau. N'ouvrons pas la porte car nombreux sont ceux qui vont s'y engouffrer.

Mais personne ne devrait obliger qui que ce soit à donner à la main qui est un geste hautement symbolique et qui doit justement exprimer beaucoup plus que le simple formalisme qu'il est devenu au fil du temps. Genre, "Salut, ça va ? Ouais, bien, et toi ?..."

Retrouvons le sens profond qui se cache dans ces petits gestes, ils nous aident à vivre l'instant avec intensité.

C'est ainsi que je ne fais dorénavant plus la bise systématiquement pour dire bonjour au sexe opposé. Je tends la main ou je prends dans mes bras avec éventuellement une seule bise. C'est devenu aussi compliqué que formel. En France c'est deux bises, chez nous trois. Au japon on incline légèrement le buste. En Inde on joint ses deux mains devant la poitrine. L'occidental qui se prête à ce rituel passe pour un allumé qui tente de s'intégrer. Son geste est tellement maladroit et factuel, sans la culture qui l'imprègne, qu' il devient vide de sens.

Alors, pour résumer, l'école devrait supprimer à tous cette obligation de donner la main à la prof, mais surtout ne pas accepter une exception pour qui que ce soit.

06 avril 2016

Démantèlement des centrales nucléaires, la dure réalité des chiffres.

148761-7829eab0d50b895f7c880f57e35ed8e6.jpgC'est une véritable cacophonie. Dans le désordre, on entend tout et son contraire.

Ainsi, selon la directrice des Forces motrices bernoises (BKW), Mme Thomas, tout est sous contrôle. Et même si le rendement actuel ne permettra pas de couvrir les coûts du démantèlement de la plus vieille centrale de Suisse, sa société provisionne depuis plus de 40 ans.

Son contradicteur à Forum hier, Florian Kasser de Greenpeace suggère au contraire un malaise puisque BKW vient de décider d'allouer 15% de son budget à la progression de ces coûts.

Les parlementaires, qui portent une lourde responsabilité dans les choix de ces dix dernières années puisque les sociétés actives dans l'énergie sont essentiellement en mains publiques, s'écharpent et invoquent nombre d'excuses pour éviter leur remise en question. Ils prient pour une hausse des prix du courant qui viendrait encore plomber la reprise économique.

En décembre 2008, dans l'euphorie de la création d'Alpiq, détenue majoritairement par les services publics romands, EOS Holding distribuait gracieusement de substantiels dividendes à ses actionnaires.

En mai 2011, le Conseil fédéral a décidé d'engager le pays sur la voie de la sortie du nucléaire, à l'échéance de 2034. C'est donc sans surprise que l'Office fédéral de l'énergie annonçait fin 2012 l'explosion des frais liés au démantèlement.

Le 5 septembre 2013, le député Pierre Amstutz déposait une interpellation urgente au Conseil exécutif du canton de Berne pour s'assurer que les fonds étaient disponibles.

La suite, il ne faut pas être grand devin pour la projeter. La responsabilité solidaire des gérants de nos quatre centrales nucléaires de Mühleberg, Beznau, Gösgen et Leibstadt est une foutaise puisque ces sociétés sont proches de la faillite. C'est donc bien la Confédération, et donc chaque citoyen de ce pays, qui devra passer à la caisse.

Et dire qu'on entend encore des députés défendre la production d'électricité par le nucléaire. Et que penser de la mise en vente de ce joyau durable qu'est la Grande-Dixence ? Y a-t-il un capitaine sur le navire ?

04 avril 2016

Panama, ben voyons ! Un os à ronger.

20130915-Towerbank-Panama.jpgA chaud, et sans rien comprendre à la finance, je réagis.

La presse va presser le citron jusqu'à la peau avec pulpe et pépins. Le public mouille. On a du lourd, ça va saigner.

Sauf que... qui en doutait ? Franchement...

Et puis c'est bizarre, mais d'après les premiers noms diffusés, il semblerait que ces pratiques ne concernent qu'une partie du globe...

De qui se moque-t-on ? Qui peut croire un seul instant que le recours aux montages financiers n'est pas généralisé et encouragé par le champion toutes catégories, le goliath qui a terrassé la Suisse au travers de procédures largement médiatisées  qui ont détourné l'attention pour un temps sur le nain qui fait peur.

Et ce silence politique assourdissant. Ils ont l'air malins nos décideurs et autres parlementaires qui défendent la place économique et l'intégrité de nos institutions. Ils vont venir avec quelles excuses lorsqu'ils oseront causer ?

Oui, c'est moche, mais c'est la règle et elle est validée par tous, de gauche à droite, de l'est à l'ouest et du nord au sud.

Entre lanceurs d'alertes et délateurs il y a un monde. Mais au delà des principes moraux, il y a des faits que nous pouvons tous apprécier à leur juste valeur. Et surtout il y a une forme de transparence délicieuse, permise par la technologie, qui fermera momentanément le caquet de ceux qui donnent des leçons pour détourner l'attention.

Nous vivons vraiment une époque formidable !

 

29 mars 2016

2500.- par mois, à perpétuité !

initiative_salaires_0.pngEn mai 2013, j'ai assisté à une table ronde organisée à UNI Dufour par l'association Basic Income Earth Network (BIEN) Suisse avec la participation du philosophe et économiste Philippe Van Parijs. J'avouais alors mon scepticisme sur mon blog de campagne pour le CE.

Depuis, pas mal d'eau à coulé sous les ponts et la numérisation de l'économie a commencé à déployer ses effets dans tous les domaines. Uber n'en était qu'un des éléments annonciateur de la quatrième révolution industrielle dont seuls les politiques tardent à mesurer l'impact.

Les grands pontes de Davos et le Fonds monétaire international (FMI) sont très clairs; d'ici une dizaine d'années 40 % des postes de travail auront disparu et ne seront vraisemblablement pas remplacés pour trois raisons principales :

- L'augmentation spectaculaire de la population mondiale qui aura décuplé en à peine trois cents ans.

- Le vieillissement de la population avec une espérance de vie qui augmente d'une année chaque année.

- L'automatisation et la robotisation des tâches ingrates où l'humain n'est plus requis.

L'accélération est spectaculaire. On n'a plus besoin de caissières à la Migros, Mac Do remplace ses vendeurs par des bornes, les conseils juridiques en ligne rendent obsolète l'obtention d'un brevet d'avocat et les médecins utilisent IBM Watson Health pour conseiller leurs patients. Même les banques s'inquiètent avec l'utilisation de plus en plus populaire de la monnaie dématérialisée (Bitcoin, Ether).

La révolution en marche est irréversible et il serait aussi vain que regrettable de vouloir la freiner. Au contraire, il s'agit de l'accompagner avec des règles équitables pour tous afin d'éviter de creuser plus les inégalités.

Les questions fondamentales et existentielles telles que la finalité du travail reviennent sur le devant de la scène et la votation du 5 juin sur le revenu de base inconditionnel (RBI) offre aux Suisses le privilège d'être les premiers à se prononcer sur cet outil idéal pour accompagner le changement profond de paradigme.

Malheureusement, nos représentants, tous partis confondus, ne sont pas préparés et ne semblent pas encore réaliser l'ampleur de la mutation sociétale. La proposition sera donc rejetée, mais le débat ne fait que commencer.

Dans vingt ans, tout le monde se demandera comment il était possible que nous n'ayons rien vu venir. Le RBI sera une pratique universelle qui remplacera la plupart des aides sociales en encourageant le travail volontaire et motivé. Les tâches les plus ingrates seront rémunérées à leur juste valeur et la créativité et l'engagement bénévole permettront de renforcer les liens des communautés.

02 mars 2016

Oooh ouiiii, mets-la moi... profond !

tafta.jpgC'est par ces mots que j'ai eu l'outrecuidance de commenter le dernier billet de M. Thévoz. Ils reprenaient en partie sa rhétorique et certaines allusions pour défendre sa cause. Comme c'est le cas pour une majorité de représentants politiques de la gauche, ma contribution fut censurée. Il faut croire que M. Thévoz n'a pas vraiment le sens de l'humour, ou qu'il se réserve le droit de pratiquer la sienne à l'exclusion de celle des autres.

Cette allégorie visait un but. Dénoncer l'incurie du politique au sens général et son asservissement à l'économie qui n'est non seulement plus un secret, mais une réalité avouée avec un certain cynisme par Mauro Poggia, conseiller d'Etat et Bertand Buchs, député au Grand-Conseil.

Le petit peuple, qui se prétend souverain, frémit aux premières semonces des réalités du marché. Chacun craint pour sa place de travail et valide tous les projets gouvernementaux ou les initiatives qui le lui promettent. C'est ainsi que, dans cette logique imparable, les dernières tentatives de juguler les pratiques discutables des multinationales, qui ont pignon sur rue dans notre pays, furent balayées.

Nous verrons demain si ce choix était justifié. J'en doute car certains grands groupes transnationaux ont déjà annoncé leur migration sous d'autres cieux en prévision de l'imposition à 13%.

Mais la véritable question est ailleurs. Quel monde voulons-nous ? Dans quel univers voulons-nous vivre ? Si nous suivons la logique libérale de la croissance, nous pouvons déjà voir aujourd'hui où elle nous mènera. Non seulement les ressources de la Terre sont limitées, mais les conséquences de leur surexploitation se font déjà sentir.

Il faut se poser la question des raisons qui incitent les maîtres du monde à garder secrets les tractations en cours entre l'UE et les USA pour un partenariat transatlantique qui supprimera les barrières "artificielles" au libre commerce. Il faudrait aussi s'interroger sur les conséquences de certaines décisions comme, pour ne prendre que cet exemple, l'autorisation de certains pesticides qui déciment les pollinisatrices que sont les abeilles à un point tel qu'il faille remplir leur tâche manuellement dans certaines régions du globe.  Merci à Monsanto and Co.

Tous ces choix ne visent qu'un seul but. S'enrichir. Mais attention, pas pour tous. Juste pour ceux qui ont déjà les moyens et qui n'en auront jamais assez. Selon Joseph Stiglitz, prix nobel d''économie (2001), ils représentent 1 % de la population. Le reste est là pour les servir, en attendant les robots qui sont encore trop chers.

Au final, il ne restera que la révolte pour se faire entendre. Mais là encore, nous risquons bien de vérifier à quel point il est déjà un peu tard pour se réveiller. En effet, tout est déjà organisé pour prévenir ce cas de figure presque opportun qui permettra de réduire la population mondiale à des niveaux gérables.

 

17:10 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Politique, TAFTA, TTIP | Lien permanent | Commentaires (167)

26 février 2016

economiesuisse, bonjour la transparence !

topelement.jpgLe 21 septembre 2015, economiesuisse a publié son rapport sur les accords transatlantiques en négociation entre l'UE et les USA. Au bas du document se trouvent deux liens de contact "pour toute question".

J'ai donc envoyé un mail le 20 novembre 2015 à Monsieur Carlo Lagana dans lequel je lui pose les questions suivantes :

- Comment voulez-vous que des exploitations agricoles de la taille de celles que nous pouvons envisager en Suisse puissent régater avec les mégastructures des concurrents ?
- Pourquoi peignez-vous le diable sur la muraille dans le domaine de l'horlogerie et comment expliquer que vous ne mentionnez pas la venue des montres intelligentes ?
- Comment se fait-il que vous ne mentionnez pas les sujets qui fâchent comme celui prévu par l'accord sur l'impossibilité de re-nationaliser un service qui aurait été libéralisé ?

Sans réponse, je le relance le 25 décembre 2015 et reçois cette fois une réponse automatique d'absence du bureau jusqu'au 4 janvier. Date à laquelle Monsieur Lagana m'explique que "Pour des raisons inconnues, votre premier courriel ne m’était pas parvenu. Navré. J’y donnerai suite cette semaine."

Toujours sans suite, je relance Monsieur Lagana le 18 janvier, puis le 23 février...

Bref, je suggère qu'economiesuisse efface les liens de contact proposés à la fin de son rapport car on pourrait penser que certains sujets fâchent ou qu'ils ne méritent que mépris.

 

 

 

11:06 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, écologie, Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (19)

22 février 2016

Croquer la pomme

2000px-Apple_logo_black.jpgSi les médias de chez nous n'en font pas un fromage, à part dans les milieux geeks, outre-atlantique la polémique entre Apple et le FBI ne passe pas inaperçue, c'est le moins qu'on puisse dire.

D'abord parce que Donald Trump n'allait pas laisser passer cette occasion pour mieux se profiler dans son camp de va-t'en guerre. Le discours répressif est en parfaite adéquation avec les valeurs républicaines.

Mais surtout parce qu'on touche à un élément sacro-saint aux USA et qui a d'ailleurs passablement défrayé la chronique dans le cadre des écoutes de la NSA, du moins en interne, car pour ce qui est des autres on n'est jamais assez prudent; la protection de la sphère privée.

Si Apple cède, on ouvre la boite de Pandore. Je suis particulièrement surpris de ne pas entendre les Pirates dont c'est un des combats majeurs, notamment Alexis Roussel qui intervient périodiquement sur les blogs de la TdG.

Le sujet est hautement émotionnel. Il s'agit de traquer un criminel. Seulement voilà, les autorités américaines ne peuvent obliger Apple à violer ses règles contractuelles qui garantissent le respect de la sphère privée de ses clients. Non seulement la société serait poursuivie en justice, mais elle perdrait massivement des parts de marché.

Le droit semble donc du côté d'Apple. Mais le scenario risque bien de changer par une modification législative. S'il est peu probable que l'establishment permette à un allumé de la trempe de Trump d'accéder à la fonction présidentielle, il est en revanche possible, voire probable, que le déchirement des démocrates entre le progressiste Sanders et Mme Clinton permette l'alternance avec l'élection d'un républicain à la plus haute fonction.

Et là, au vu de leur récupération du sujet lors de la campagne, ils seront vraisemblablement enclins à voter une loi qui obligerait les sociétés technologiques à divulguer des informations sensibles sur leurs clients.

Ce serait la fin programmée de tous les espoirs que suscite l'internet et la récupération de l'outil afin de perpétuer un modèle de société qui accentue le fossé entre la petite portion de nantis et leurs esclaves des temps modernes qui n'auront plus que l'option de la révolte.

Mais un doute m'effleure... Si tout cela n'était que du bla-bla ? Qui croit encore que Apple, ou Facebook, ne divulgue pas d'informations ? Ferait-elle autant de bruit, telle une vierge effarouchée, pour justement cacher des pratiques inavouables ?

Décidément, nous vivons une époque formidable !

 

18:49 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Politique | Lien permanent | Commentaires (13)

20 février 2016

Gothard pour barre

tbm_s-210_alptransit_faido_east.jpgLe silence assourdissant qui règne autour du projet Weibel est préoccupant. Je remercie donc vivement ici Monsieur Pierre-André Bobillier, éminent professeur de l'EPFL, pour sa contribution dans l'invité de la TdG de ce jour.

Il s'étonne aussi de ce silence : "Il est très surprenant, même incompréhensible, que personne n'ait mentionné une autre solution , connue depuis plusieurs mois. Elle dérange, parce qu'elle n'est pas issue des instances"officielles""

Les médias ont à peine effleuré le sujet. La tdg et le 20mn fin janvier 2016 et aujourd'hui, de manière indirecte, en donnant la parole à un spécialiste, ainsi que Domaine Public, décembre 2015.

Monsieur Weibel a fait tout juste. Non seulement dans l'élaboration de son projet, mais dans sa promotion et son inlassable combat pour qu'il soit pris en compte. Il a même pu obtenir une réponse de Mme Leuthard qui a malheureusement été suivie d'un silence évocateur.

Mais le plus grave, c'est que l'Office Fédéral des Routes (OFROU) a apporté une réponse complètement à côté de la plaque, à un point tel qu'on se demande si l'auteur de ce rapport est un ingénieur et qu'il comprend ce qu'il lit et écrit. Il faut absolument prendre connaissance de la réponse point par point de Monsieur Weibel à l'OFROU.

Et ensuite dénoncer. Inlassablement. Et demander des explications !

Car le projet Weibel, c'est juste du bon sens et une réponse à toutes les interrogations et toutes les oppositions.

On aimerait pouvoir compter sur nos élus pour, au moins, s'informer et si possible demander des comptes. Pour le moment, ils bêlent avec le troupeau.

 

 

19:44 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Humeur, Mobilité, votations | Lien permanent | Commentaires (9)