12 septembre 2014

La route des Nations

3415-NAT-DRA-030-_96H_Photo-800.jpgEtonnamment personne n’en parle dans le débat sur la traversée de la rade. A part Monsieur Zaugg, opposant qui ne semble pas réaliser à quel point il est contradictoire.

Et pourtant cet ouvrage majeur a reçu l’aval du Conseil d’Etat en 2005 et suit les prescription de l’OFROU qui est responsable de la gestion autoroutière et donc de la jonction entre la route des Nations et le tunnel de Ferney par l’échangeur du Grand-Saconnex.


Cette énorme pénétrante de 2 x 2 voies arrivera jusqu’à l’ONU par l’avenue Appia. Faut-il vous faire un dessin pour comprendre que le prolongement sur le tunnel de l’avenue de France s’impose.

L’idéal serait de modifier sensiblement le projet d’accès en déplaçant la trémie nord sur le haut de l’avenue de France évitant du même coup le carrefour de la rue de Lausanne et permettant la liaison directe avec le haut de l’avenue de la Paix, l’avenue Appia et la route des Nations ainsi que l’axe tangentiel de l’avenue Giuseppe Motta. Alors disposerons-nous enfin d’une véritable ceinture urbaine et de plusieurs liaisons autoroutières.


Pour vous faire une meilleure idée, visitez : ge.ch/mobilite/politique-de-la-mobilite/les-grandsprojets/
les-grandes-infrastructures-routieres/route-des-nations-e...
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17:50 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (5)

10 septembre 2014

Périphérique du Lac et petite ceinture de la Rade

CCI00000.jpgLes opposants à la petite traversée parlent d’un projet obsolète et estiment que seule la grande ceinture autoroutière fait sens.
Il est évident que nous avons aussi besoin de ce contournement qui ne remplit pas les mêmes fonctions.


En effet, le contournement autoroutier est dédié au trafic de transit alors que la traversée de la rade est destinée à fluidifier le trafic urbain.
Si nous tenons compte des projections « Mobilités 2030 » il faudra s’attendre à une augmentation générale des transports à cet horizon dont environ 30 % du trafic individuel motorisé.


Si rien n’est entrepris d’ici là, nous subirons une paralysie totale qui aura des répercussions catastrophiques sur l’économie de notre canton.
Ce d’autant plus que nous devrons impérativement entreprendre des travaux de rénovation du Pont du Mont-Blanc.


Nous savons que la traversée du lac ne verra pas le jour avant 2050, au mieux, puisqu’elle n’est pas inscrite au programme des infrastructures de la Confédération 2030.
Et elle ne saurait être financée par le canton non seulement en raison de son coût 4 fois plus élevé, mais aussi par la difficulté, voire l’impossibilité, d’obtenir des partenariats public-privé pour ce type de réalisations.


La petite ceinture sera en revanche d’une énorme utilité pour les Genevois. La traversée de la Rade est le maillon manquant entre l’Amandolier, Louis Aubert, le tunnel de Carouge, le pont Butin, les Coudriers et la route de Ferney ou la route des Nations qui sera bientôt réalisée.

14:31 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (1)

03 septembre 2014

Le mieux est l'ennemi du bien ou de l'art de vivre avec son temps.

images.jpgVoilà que Pascal Décaillet s'y met aussi. Il n'est pourtant pas connu pour bêler avec le troupeau. Il prétend que la traversée de la Rade est trop étriquée, pas assez visionnaire.

Il propose donc de "sauter un tour, en rongeant son frein... afin d'obtenir un jour les crédits pour une grande traversée." Voilà qui en dit long.

D'abord sur les délais. Ce ne sera pas avant 2050 si tout va bien. Car la concurrence est rude au niveau de la Confédération et le Canton semble pauvre.

Puis sur les conséquences d'une telle temporisation. Ronger son frein, nous le faisons déjà depuis longtemps puisque cette traversée a déjà plus de 100 ans d'histoire. La paralysie est bientôt totale.

Mais surtout, j'observe que les opposants sont ceux qui ont un train de retard. Leur combat se dirige contre la voiture qui représente le mal suprême alors que, comme le reconnait tout de même Pascal Décaillet "les voitures seront toujours là dans dix ans, trente ans". Ces engins qui sont déjà des merveilles de technologies et d'une utilité incontestée seront très bientôt silencieux et non polluants. Ils complèteront toujours les offres des transports publics et les infrastructures routières resteront indispensables pour tous les modes.

toyota_fun-vii_concept_carrosserie_flower.jpg

J'encourage vivement Monsieur Décaillet, et tous ceux qui se prétendent visionnaires, à lire les oeuvres de l'essayiste Jeremy Rifkin, notamment "The thrid industrual revolution" (traduit en français) et son dernier "The zero marginal cost society". Vous y découvrirez ce que vous devez déjà intuitivement envisager depuis l'avènement d'internet. Dans moins de 25 ans il sera possible de construire soi-même sa propre voiture avec une imprimante 3D pour un coût avoisinant zéro tant pour sa fabrication que pour son usage.

Nicolas Hayek travaille depuis quelques temps déjà au développement d'unités à hydrogène qui permettront à chaque ménage de devenir autonomes en énergie avec un appareil de la taille d'une machine à laver.

Bref, tout ça pour dire que les visionnaires ne sont pas ceux qu'on pense et ceux qui attendent la fin de la voiture vont déchanter. Ils devraient sérieusement envisager de quitter les centres urbains pour retrouver une vie harmonieuse au milieu de la nature. La bonne nouvelle selon Jeremy Rifkin c'est qu'ils n'auront plus besoin de vivre en ville pour travailler car le travail n'existera bientôt plus.

Mais je ne vous en dit pas plus, courrez vous procurer ces essais visionnaires qui ne manqueront pas de vous interpeller. Avant la votation si possible !

25 août 2014

Modifications règlementaires au Collège

IMG_1709.JPGCe soir, comme chaque année à la rentrée, ma fille m'apporte le guide de l'élève et la déclaration signée par elle et par les parents. Mais cette fois, une lettre sans objet l'accompagne, nous informant des nouvelles règles qui entrent en vigueur ce jour. Il n'est nulle part fait mention de cette lettre dans le document signé par les parents.

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22 août 2014

Pas les moyens ? ça ne prend pas !

Je reprends ici ma chronique qui a été publiée dans l'invité de la TDG du mercredi 20 août 2014

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14 août 2014

Tunnel de la Rade, analyse politique sommaire

Plage Cramer.jpgEn observant les différents camps en présence, je me suis interrogé sur l'absence des milieux économiques dans le débat. Et pourtant la mobilité est un des éléments centraux de l'économie.

Il ne faudra pas chercher trop loin. Nous assistons à la déliquescence du politique qui perd de plus en plus de crédibilité auprès de son électorat.

Le PLR en est ici un des exemples les plus frappants. On le sent nerveux, à s'agiter dans tous les sens pour tenter de retenir les dissidents tels que M. Barth, exécutif de Veyrier, fidèle aux principes de son groupe qui n'hésite pas à afficher son soutien au tunnel en rejoignant le comité du TCS ou M. Jeannerat, directeur de la CCIG qui s'exprimait dans Le Temps du 11 septembre 2013.

www.letemps.ch/Page/Uuid/80ab89a8-1aed-11e3-bf1a-fc6369dd209c/Les_milieux_économiques_plaident_pour_une_traversée_de_la_rade

et sur son blog : blog.ccig.ch/la-ccig-soutient-linitiative-pour-une-traversee-de-la-rade/

Les projets d'élargissement du pont du Mont-Blanc, ou plus récemment de la relance de la traversée du Lac, témoignent de cet égarement du PLR.

La droite se trouve coincée entre son besoin de réduire la dette et continuer à investir dans les infrastructures indispensables au bon développement économique de notre région. C'est ainsi que, disciplinés, en rangs serrés derrière les mots d'ordre du parti, les milieux économiques se taisent. Ils n'osent plus trop parler du Grand Genève, fond de commerce du MCG qui les déborde par la droite.

Et pourtant, le problème financier n'en est pas un. Monsieur Barthassat m'avouait l'autre jour que des investisseurs Quataris le suppliaient de pouvoir financer un ouvrage pour traverser le lac. Ils savent bien que le rendement serait assuré par un péage automatique au moyen de caméras et leur mise de fonds garantie par l'Etat.

Les arguments des opposants qui actionnent la fibre sociale des Genevois en prévoyant la réduction drastique des investissements pour la santé, l'éducation et les transports publics sont donc parfaitement infondés.

La gauche ne fait pas mieux. Fidèle à son crédo égalitaire elle prône le nivellement par le bas en entassant tout le monde dans des bétaillères odorantes et inconfortables en niant l'impossibilité matérielle pour de nombreux citoyens d'utiliser les transports publics. Notamment les personnes à mobilité réduite qu'en d'autres circonstances elle utilise comme fond de commerce.

Les Verts ne demandent pas moins que l'éradication de la voiture. Allez, tout le monde sur des vélos ! Ou à pied, ça vous fera les mollets. En parfaite incohérence, ils s'empêchent de voir leur rêve se réaliser puisque le tunnel est le seul moyen de vider le centre des véhicules motorisés parasitaires.

Bref, il ne faudra pas s'étonner que les vieilles recettes des partis ne fonctionnent plus. L'électorat ne s'y retrouve plus. Droite, gauche, ça ne veut plus rien dire. Et le MCG en profite largement en se profilant comme ni de droite, ni de gauche.

12:48 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Humeur, Mobilité, Politique, rade, votations | Lien permanent | Commentaires (1)

11 août 2014

Traversée de la Rade : Stop à la mauvaise foi !

10_686_jjkphoto.jpgC’est parti. La mauvaise foi domine déjà dans les prises de position sur la traversée de la rade. L’Etat double les coûts sans expliquer pourquoi. Les opposants publient des chiffres totalement fantaisistes et, en plus, ils mentent sans vergogne en prétendant que le tunnel débouchera dans le parc de la Perle du Lac et dans celui des Eaux-Vives. Ils nous servent des photomontages dramatiques totalement déformés qui nous font croire à la disparition des parcs, voire de la Rade toute entière.
 
Il est urgent de rétablir la vérité. D’abord le texte est clair : il parle de l’Avenue de France, du Port Noir et de Malagnou. Aucun de ces trois lieux n’est un parc !
 
Tunnel quai Wilson.JPGEnsuite, les tunnels récemment construits à Vésenaz et Meyrin montrent bien comment un tunnel peut s’immiscer dans la rue existante avec discrétion, en laissant le trafic de proximité passer de part et d’autre sans que la voie n’ait besoin d’être élargie. Rien à voir avec ces bouches géantes et voraces que l’on nous montre.
 
Au contraire des photomontages horribles, les plans des différentes variantes d’accrochage en rives gauche et droite montrent des accès qui se fondent dans les axes existants, sans grignotage des parcelles qui les entourent. Sur la rive droite, l’entrée imaginée avec intelligence par le TCS sur la rue de Lausanne ferait de même et, en plus, délesterait sensiblement le carrefour rue de Lausanne et avenue de France qui est constamment encombré.
 
Nous avons tous besoin que la traversée de la rade se réalise, quel que soit notre moyen de transport. Ceci en fait un sujet sensible et explique que l’on découvre les pires horreurs dans la campagne qui se joue. Mais cela ne justifie pas de tels excès de mauvaise foi.

14 juin 2014

Merci Monsieur Barthassat

Wilsdorf04.JPGD'aucuns se sont moqués en son temps de ce paysan qui accédait à la fonction suprême dans notre canton.

Aujourd'hui ils pourront faire leur mea culpa et reconnaitre que les gens proches de la terre ont des vertus plutôt rares en politique. Le bon sens et le respect de la parole n'en sont que deux exemples qui prennent ici du relief.

Il est vrai que cette décision de rouvrir la rue de l'Ecole-de-Médecine dans les deux sens était plutôt facile puisque cette disposition faisait partie intégrante du "deal" avec la fondation Wilsdorf.

Mais il a fallut batailler. Contre l'intégrisme de la Ville d'abord, mais sans heurter de front son magistrat avec qui il faudra collaborer à long terme. Puis convaincre les diverses associations écologiques qui ne comprennent toujours pas que l'ennemi n'est pas la voiture qui reste incontournable, mais le bruit et la pollution. Or l'immobilisme induit par les mesures de découragement prônées par les deux précédents magistrats en charge de la mobilité ont sérieusement péjoré ces données.

J'espère maintenant que ce premier geste concret sera suivi de bien d'autres. Notamment la suppression de tous les obstacles artificiels destinés à décourager les automobilistes. Je reste prudent sur le quai Gustave Ador, car, contrairement à vous Monsieur Barthassat, je crois encore à la sagesse populaire qui devrait valider la traversée de la rade. Si, comme je l'espère, ce projet passera la rampe il sera temps de le compléter par une plage digne de ce nom et une circulation en adéquation avec cette redéfinition profonde du quartier.

11 juin 2014

Traversée de la rade et politique politicienne

Pont 4.5Mo.jpgEn 1996, la raison du refus des Genevois pour traverser la rade n'a pas été la division entre pont et tunnel, mais plutôt la question financière.

En effet, la situation économique s'était radicalement détériorée depuis le plébiscite pour cet ouvrage en 1988. L'impôt sur les véhicules à moteur en a découragé plus d'un.

Aujourd'hui nous risquons de revivre un scénario similaire vu l'état des finances de notre canton. Mais ce serait un très mauvais calcul car la mobilité est une condition première du développement économique.

Et cette fois le joug est tombé. Berne n'a pas inscrit la traversée du lac dans le budget 2030. Il y a le feu au lac. Il est parfaitement impensable de ne rien faire avant 2040, voire 2050.

Seulement voilà... Les partis se sont déjà prononcés pour la grande traversée à une large majorité. Ainsi que le ministre en charge des transports, Monsieur Barthassat.

On apprend que le PLR se déchire sur la question. Les motifs sont peu louables; Ne pas laisser le terrain des pro-voitures à l'UDC, ne pas retourner sa veste et soutenir l'UDC, ne pas désavouer le président PLR de la commission des transports qui n'a pas anticipé le refus de Berne, etc...

De plus en plus, les décisions du parlement font l'objet de marchandages et d'alliances qui ne servent qu'a engranger des victoires politiques à mille lieues des préoccupations des Genevois.

Espérons que, cette fois, les citoyens sanctionneront cette politique politicienne méprisante et valideront enfin cette traversée incontournable.

26 février 2014

Patrouille suisse ou la trouille de Maurer

patrouille_suisse_zoom945.jpgLe malaise commence à se faire sentir. Jusqu'à aujourd'hui, les Suisses ont toujours validé les investissements militaires et ont rejeté plutôt massivement les tentatives de supprimer notre défense nationale.

Mais les temps changent. Les électeurs aussi. Ils se rajeunissent ou proviennent d'autres générations. Aujourd'hui, ceux qu'on appelait les 68ards, font partie de ceux qui votent le plus. C'est statistique.

L'article du 25 février 2014 dans la tribune de Genève "suggère", ou plutôt pose les conditions, pour le maintien de la Patrouille suisse, symbole de fierté et de savoir faire. Soit on accepte le Gripen, soit on perd la Patrouille.

Ce manichéisme réducteur doit être dénoncé. Ce n'est qu'un chantage de plus qui exprime le malaise de nos élus qui, majoritairement, plébiscitent un investissement incohérent. Oui, incohérent est le mot adéquat pour qualifier le dossier Gripen.

Je développe sur mon site, en résumé, quelques aberrations majeures qui, à elles seules devraient suffire à convaincre un majorité des citoyens. Mais en face, il n'y a rien. Aucun argument. Juste la souveraineté nationale qui fut, ma foi, bien mise à mal lors de la dernière aventure du détournement par un co-pilote éthiopien.

Ce qui me fait réagir ici aujourd'hui, ce n'est pas la vacuité des arguments des défenseurs de notre souveraineté, mais plutôt les moyens auxquels ils recourent pour toucher l'âme des Suisses.

La Patrouille ne doit pas disparaitre. Les FA 18 sont presque faits pour. Mais il n'est nul besoin de les transformer pour représenter les couleurs de la Suisse. Il suffit simplement des les "wrapper". Cette technologie permet d'habiller provisoirement, pour des montants ridicules, ces avions par ailleurs destinés à notre protection aérienne et donc toujours opérationnels au moins jusqu'en 2030 si l'on en croit l'article de la Tdg.

Cette fois sera la bonne. Les Suisses ont acquis une maturité qui s'exprime de plus en plus dans les urnes. La propagande médiatique est surpassée par la blogosphère et les réseaux sociaux. Le pouvoir renvient enfin aux gens. Simplement.

19:57 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (2)