07 février 2014

Proprios écolos à Zürich

En perte de vitesse un peu partout, les Verts, en désespoir de cause, deviennent les nouveaux dictateurs de la bonne parole.

Si je m'en réfère à l'article de la Tdg de ce jour, les écolos veulent imposer des standards très contraignants en matière de normes énergétiques aux propriétaires immobiliers des communes zurichoises.

Selon eux, si nous ne faisons rien, il ne se passera rien. Et nous n'atteindrons pas le but d'une société à 2000 watts.

Ces mesures coercitives sont donc prises pour faire le bien des propriétaires malgré eux puisque les investissements consentis devraient être rentables à moyen et long terme.

Je m'étonne que les milieux de l'immobilier n'aient pas fait leurs calculs. Mais surtout j'observe que, chaque fois que l'Etat intervient pour contraindre, les victimes de ces mesures réagissent de manière presque épidermique et trouvent toutes sortes d'esquives qui alourdissent d'autant les services de l'Etat que ce soit par les recours ou les contrôles.

Nous devrions avoir appris que les meilleurs résultats s'obtiennent par l'incitation, la coopération, la communication. A Genève, nous avons une école à la pointe, L'IHEID, avec son nouveau bâtiment du Graduate Institute, où l'on enseigne l'art de la négociation, de la coopération en amont des conflits, de la diplomatie pour étouffer dans l'oeuf les foyers brûlants. Ne pourrions-nous pas nous inspirer de ce que nous professons au monde entier ?

"On enseigne le mieux ce qu'on a le plus besoin d'apprendre" Richard Bach, Le messie récalcitrant 1977.

17:44 Écrit par Pierre JENNI dans écologie, immobilier, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (11)

05 février 2014

"Papy boomers" en exil, ça ne vous rappelle rien ?

6a00e550896e09883301310ffd96e6970c-pi.pngC'est avec une telle idée qu' Yves Nidegger a loupé son ticket pour le Conseil d'Etat. En proposant de créer une enclave au Maroc pour permettre aux retraités qui souhaitent vivre leur troisième âge dans un pays au climat plus clément et à moindre frais, il s'est attiré l'indignation générale.

Faut dire que Monsieur Nidegger est UDC. A Genève, c'est presque une maladie. Aux Etats-Unis, ce type de migration est devenu un véritable trend. On se rue en Amérique du Sud et ces pays se tirent la bourre pour attirer cette population par des mesures plus qu'incitatives.

La Thaïlande a déjà fait le pas il y a quelques années en octroyant un permis d'établissement permanent aux étrangers dès l'âge de 50 ans pour autant qu'ils puissent justifier d'une fortune ou d'une rente personnelle parfaitement abordable.

La Thaïlande, j'en reviens justement après deux semaines de farniente sur une plage avec mes filles. Quelle n'a pas été ma stupéfaction au retour de découvrir que j'étais cool. Le climat, la nourriture, le rythme de vie, les sourires, m'ont transformé.

Alors oui, j'y pense aussi. C'est une forme d'aventure, la dernière. Skype et Facetime nous permettent d'être en contact permanent avec nos proches qui seront par ailleurs ravis de venir nous rendre visite dans ces paradis terrestres.

Lisez l'article de la Tdg de ce jour, il vous en dira bien plus ! Et ensuite, si vous le voulez, on pourra continuer à parler d'immigration...

22:37 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, papy boomers | Lien permanent | Commentaires (32)

03 février 2014

Les inquiétudes de Philippe Souaille

1407734.jpgPhilippe persiste et signe. Il me confirme par mail qu'il ne publiera pas mon commentaire sur son blog.

Voilà qui en dit long sur ses inquiétudes face à l'échéance du 9 février.

En fait, il me fait un superbe cadeau. D'une part il me laisse penser que mon avis pourrait avoir une quelconque portée, et d'autre part, en me censurant, il manifeste son malaise.

Philippe est un journaliste brillant et il se considère comme tel. Ils sont nombreux à se considérer comme faisant partie d'une certaine élite intellectuelle et, bien qu'ils n'oseront jamais le reconnaitre, ils déplorent notre démocratie directe.

Philippe est un grand ennemi de l'UDC et il profite de chaque occasion pour fustiger cette politique conservatrice. C'est un humaniste qui milite pour un monde globalisé équitable. Ce qui est tout à son honneur.

Comme l'ensemble des partis, excepté l'UDC, ainsi que les milieux "économiques", il dénonce un vote émotionnel, une décision populaire qui viendrait du coeur ou des tripes et prône l'intelligence, cette faculté suprême qui nous permet d'analyser objectivement les situations et prendre des décisions raisonnables et raisonnées. Il semble juste oublier que les vérités d'un jour ne sont pas celles de demain et que le mental est un outil pratique lorsqu'il s'agit de fonctionner, mais devient vite une entrave lorsque nous pensons détenir la vérité.

C'est tout le problème des élites, de la crème, qui peste régulièrement contre les décisions soi-disant peu éclairées du souverain et fustigent la capacité aux "populistes" de convaincre la masse ignorante.

Dieu merci, chez nous, en Suisse, nous nous méfions de ceux qui pensent savoir. Et les sanctions dans les urnes témoignent d'une sagesse plus profonde, intégrée, incarnée qui vient heureusement du coeur et donc de plus profond que les idées volatiles.

J'ai publié le commentaire censuré par Philippe sur mon blog "Gossips". Ce n'est pas juste par provocation, mais parce que je suis un vrai démocrate et que je supporte mal sa propagande qui s'exprime par la publication de ce qui l'intéresse. Il devrait soit fermer ses blogs aux commentaires et faire sa star, soit publier toutes les prises de positions qui favorisent le débat.

 

 

Parking de la clé de Rive

Je publie ici ma dernière chronique mobilité publiée dans la TDG de ce jour


Traverser la rade : La clé de l'ouverture

Si le projet de réaménagement du centre peut se faire tel qu'il nous est présenté dans la tribune de Genève du 23 janvier alors c'est que nos élus auront fait un pas de géant.

Tout devient possible et je résiste pas à  vous communiquer mon enthousiasme.

Plus de 15 ans de bisbilles entre la Ville et le Canton, entre les pro et anti-voitures qui, comme par miracle, semblent ne jamais avoir existé.

C'est toute une mentalité qui change dans chaque camp. Et tout le monde gagne.

Enfin nous allons pouvoir flâner dans un centre complètement dégagé des véhicules individuels motorisés, pour le plus grand plaisir des citoyens, des visiteurs et des commerçants.

Si cette sagesse subite devait persister, alors nos représentants n'ont plus qu'à faire le pas suivant qui s'impose : la traversée de la rade.

C'est alors que nous pourrons enfin dédier l'entier du noyau urbain à la mobilité douce tout en favorisant la fluidité des transports, toutes catégories confondues.

Il sera bien assez tôt pour engager les travaux de la traversée autoroutière du lac, dédiée au transit international, lorsque nous aurons convaincu la Confédération de la nécessité de l'inscrire au budget.

 

11:10 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Genève, Humeur, Mobilité, Politique, rade | Lien permanent | Commentaires (2)

31 janvier 2014

Traversée du lac indispensable, mais pour qui ?

pont-juscelino-kubitschek-1078202.jpgLa chronique mobilité de ce jour, rédigée par Natalie Hardyn, présidente du Groupe Transport et Economie (GTE) suggère dans son titre que la traversée autoroutière du lac est indispensable.

Pourtant, le corps de son texte semble bien plus prudent, voire même contradictoire lorsqu'il s'agit de parler de financement.

En effet, Mme Hardyn suggère que dépenser un milliard pour les Genevois avec une traversée de la rade telle que proposée par l'initiative 152 risquerait d'hypothéquer d'autres investissements d'importance. Elle nous encourage donc à étudier le "contre-projet" de la commission des transports qui propose de financer une traversée autoroutière du lac qui, elle, devrait coûter environ 4 fois plus. Cherchez l'erreur !

Mais surtout ce que ne semble pas réaliser le GTE, c'est que cette traversée autoroutière n'est nullement un contre-projet puisqu'elle sera essentiellement dédiée au trafic international de transit.

Les projections et autres simulations feraient état d'une augmentation significative de la circulation sur certains axes liés à la traversée de la rade. C'est évidemment le but recherché puisque nous pourrons enfin dédier le centre à la mobilité douce et le pont du Mont-Blanc aux transports publics.

Ne nous y trompons pas. La traversée de la rade est non seulement nécessaire, mais vitale si nous tenons compte des projections à l'horizon 2030 avec 30 % de véhicules individuels motorisés supplémentaires. Nous avons déjà atteint la saturation, voulons-nous la paralysie ?

Je m'interroge sur les objectifs du GTE et comprends bien la prudence dont fait preuve Mme Hardyn. Mais alors, n'aurait-elle pas dû plutôt s'abstenir et commencer par consulter ses membres. Car je doute sérieusement qu'ils valident sa prise de position évasive.

28 janvier 2014

La croissance au coeur des questions

images.jpgLa plupart des sujets sur lesquels nous devons nous prononcer ces temps sont tous en relation avec une question de fond; La croissance.

Il ne faudra pas compter sur les élus pour aborder frontalement le sujet car ils devraient prendre des mesures impopulaires et ne seraient donc pas reconduits.

Mais surtout, comme pour toutes les questions de choix sociétaux, les enjeux sont planétaires. Le monde globalisé a transformé la planète en un village et aucune décision ne peut être prise par un des membres de la communauté internationale seul.

Nous vivons une époque charnière qui inquiète et déstabilise les individus et les Etats. La réaction logique est le repli derrière les valeurs nationalistes moribondes. Et aucune gouvernance mondiale ne se dessine malgré les appels du pieds de certains pontes de l'ONU.

La transformation se fera donc vraisemblablement dans la douleur, mais elle se fera. Les chiffres, qui ne sont pas des statistiques mais des données réelles, sont révélateurs :

- En 1800, nous étions 1 milliard d'individus sur Terre;

- Aujourd'hui, nous approchons les 7 milliards;

- A la fin du siècle nous dépasserons les 11 milliards.

Nous devons nous préparer à un changement de paradigme profond en transformant dans nos esprits le terme de croissance par celui de prospérité. Il est temps de prendre en compte les alarmes de la communauté scientifique pour une gestion responsable des ressources non renouvelables. Nous devrions aussi nous préparer à envisager le partage du travail et permettre ainsi au plus grand nombre l'accès aux biens de nécessité et de confort tout en offrant du temps pour d'autres activités créatrices qui ne seraient pas directement liées à la production effrénée de biens de consommation superflus.

Cette transformation ne viendra pas du haut vers le bas. Aucun élu ne vous proposera un tel programme. Il se développera dans les consciences individuelles par une modification des habitudes générée par la quête de sens. Ceux qui ont pris ce risque goûtent déjà les fruits de cette réorientation, mais ils subissent l'inertie de la masse et tentent d'imposer leur vision par des mesures excessives et décalées qui leur font perdre leur crédibilité. L'écologie est récupérée politiquement par presque tous les groupes, mais le message est forcément dilué puisqu'il tente de s'insérer dans la contradiction fondamentale d'une croissance perpétuelle dans un monde forcément limité, notre planète.

15:15 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (17)

27 janvier 2014

Qui oserait questionner le FAIF ?

faller-120543.jpgLe 9 février est une date importante. Le vote sur l'immigration accapare l'attention. Presque personne n'ose remettre en question les 6,5 milliards que la Confédération s'apprête à verser dans le fonds pour les infrastructures ferroviaires.

Cet argent doit bien venir de quelque part. Jusqu'à aujourd'hui, le financement des investissements et de l'entretien des CFF était assuré principalement par les taxes prélevées sur l'utilisation des routes par les poids lourds (RPLP) et sur les huiles minérales et autres impôts sur les véhicules à moteur.

Seulement voilà, les véhicules devenant moins gourmands, voire même émancipés du pétrole, ne rapportent plus suffisamment. Il faudra donc procéder à une augmentation de la TVA et trouver d'autres ressources auprès des usagers de la route.

La votation contre la vignette était un premier signe très clair du ras-le-bol général sur cette propension de l'Etat à vouloir taxer l'automobiliste au delà du raisonnable pour entretenir un service public de transport cher, gourmand et non rentable.

Le manque de ressources disponibles pour l'amélioration du réseau routier est tel qu'il est presque devenu impossible de se déplacer en voiture. La migration sur les alternatives des transports publics est si conséquente qu'il n'est bientôt plus possible de trouver une place assise dans un tram ou un train aux heures de pointe.

Captifs, nous serons bien entendu tentés de valider les investissements prévus par le FAIF, tout particulièrement en Suisse romande pour rattraper le retard.

Je pense que c'est une erreur. Et nous serons peu nombreux à défendre cette position. Le TCS a ciblé son action sur la vignette et s'est déjà engagé à soutenir le fonds. Ce n'est pas le principe, ni le montant prévu pour ce fonds que je remets en question, mais son mode de financement et surtout le fait que cette votation ne soit pas coordonnée avec FORTA qui est l'équivalent du FAIF pour la route.

C'est tout ce que je demande. De la transparence. Que l'on sache d'où viennent les ressources et où elles vont. Alors oui, comme tout le monde, je validerai les investissements pour le rail.

15:21 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Humeur, Mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (7)

09 janvier 2014

Pont ou tunnel, rade ou lac ?

IMG_1913a.jpgGrâce à l'initiative du nouveau président de la commission des transports Daniel Zaugg, dont il semble fier, nous allons  vraisemblablement revivre le drame de 1996 lorsque les genevois ont invalidé leur acceptation du principe d'une traversée de la rade pour une simple question logistique.

Il faut savoir que le parlement a finalement accepté d'entrer en matière sur l'initiative 152 de l'UDC mais les pieds au mur. Le front s'organise donc pour torpiller la traversée de la rade, comme à peu près tout ce qui émane de l'UDC qui semble incarner le diable dans notre canton.

Les conséquences seront évidemment désastreuses. Le doute s'infiltrera dans les consciences et le résultat forcément mitigé permettra à Berne de repousser au calendes grecques le budget pour la traversée autoroutière du lac.

Si cette dernière est évidemment très importante pour faciliter le transit international, le tunnel sous la rade est pareillement incontournable pour les citoyens (contribuables) genevois qui n'en peuvent plus des conséquences désastreuses de la politique de dissuasion à l'encontre des transports individuels motorisés mise en place depuis une quinzaine d'années.

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le relever à plusieurs reprises dans de précédents billets, je rappelle que, selon les projections du rapport Mobilités 2030, nous devrons faire avec 30 % de véhicules privés supplémentaires à l'horizon évoqué. Les transports publics sont déjà saturés aux heures de pointe et le réseau ne peut plus être développé au centre.

L'évocation par les Verts des raisons de santé et de qualité de vie sont bientôt obsolètes puisque le développement de véhicules non polluants est devenu spectaculaire. A tel point que nous ne trouvons plus les sources de financement pour le rail qui étaient prélevées sur la vente des huiles minérales.

Mais surtout, on semble oublier que toutes nos activités quotidiennes dépendent de la mobilité. Tout ce que nous consommons doit parvenir sur les rayons des commerces. La plupart des corps de métier impliquent l'utilisation de véhicules de livraison ou de transport d'outillage et autre matériel d'intervention.

Les raisons de ce positionnement politique sont vraisemblablement à chercher dans le manque de ressources. Mais alors qu'on soit conséquent et qu'on envoie ce dossier à la commission des finances. Car le budget nécessaire à une traversée autoroutière assumée par le canton sera au bas mot quatre fois plus important et le partenariat public-privé ne trouvera les faveurs d'investisseurs qu'avec garantie de rendement conséquent.

07:56 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Humeur, Mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (7)

18 octobre 2013

1000 balles d'amende pour Eric Grassien

3354349564.jpgSur ce coup je sens que je ne vais pas me faire des amis... A lire les divers commentaires sur FB ou sur les blogs, presque tout le monde semble penser que cette amende est indigne.

La serait-elle moins si elle était infligée à une autre personne qui ne souffrirait pas de handicap ?

Je ne connais pas l'histoire d'Eric et je suis ravi que la place des Nations soit restée un espace ouvert aux manifestations. Eric savait à quoi il s'exposait en installant un camping sous la chaise. Grâce à un large soutien populaire et la réticence des autorités à faire preuve d'inhumanité, il a pu squatter la place plus d'un mois et a fini par obtenir un logement. Tant mieux pour lui.

Photo: ©Haykel Ezzeddine

Nous transportons fréquemment des personnes à mobilité réduite ou sérieusement handicapées dans nos taxis. Un grande majorité d'entre-eux ne sollicitent pas l'aide du chauffeur et développent une autonomie admirable. Seule une petite minorité se victimisent et font sentir leur mal être.

Eric fait assurément partie des battants. Fort du soutien massif des Genevois, il dénonce cette amende et obtiendra vraisemblablement satisfaction. D'une manière ou d'une autre. Tant mieux pour lui, ici encore. Mais sans moi.

Je relevais, un peu narquois, sur le blog d'Ezzeddine que 1000.- c'est pas cher payer pour un appartement à Genève. A la place d'Eric, j'en serais resté là et j'aurais payé cette amende presque avec plaisir. Non seulement j'aurais assumé cette modeste conséquence de mon acte, mais j'aurais posé une pierre de plus dans l'édifice de la non discrimination.

16:05 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

16 octobre 2013

Le féminisme en politique

761624592.JPGLe féminisme  existe-t-il en dehors de la politique ?

C'est avec compassion que je lis Mme Liliane Maury-Pasquier, membre des Femmes Socialistes, dans la TDG de ce jour lorsqu'elle nous dit : "Mais derrière tous ces hommes d’Etat et ces combattants, il y a des épouses, des mères ou des compagnes qui ont eu leur influence", pour fustiger l'absence de femmes célèbres dans un documentaire de la SSR ciblé sur une période définie de l'histoire suisse.

Qui mettrait en doute la complémentarité des hommes et des femmes ? Et pourquoi tant de femmes éprouvent ce besoin de faire comme les hommes ?

Sans ma mère, mon père n'aurait assurément pas réalisé la moitié de ses rêves. Ou bien est-ce grâce à elle qu'il en a développé deux fois plus ? Les femmes avec qui j'ai pu partager un bout de mon existence m'ont toutes augmenté. J'ose espérer que la réciproque est reconnue.

Une théorie suggère que l'homme tente désespérément d'atteindre le niveau de réalisation d'une femme lorsqu'elle met au monde le petit d'homme par une créativité compulsive et forcément insatisfaisante.

Nombre de ces femmes s'épanouissent à la simple observation de cette frénésie masculine et ne semblent pas éprouver la moindre des frustrations à servir de faire valoir au sens ou semble le suggérer Mme Maury-Pasquier. En ce sens, elles ont assurément atteint une sagesse dont semblent dépourvues les partisanes de la parité des genres.

Finalement, je plains un peu ces femmes qui entrent en guerre avec elles-mêmes et passent à côté d'expressions, de sentiments, d'épanouissements et de sensations exclusives à leur genre dont aucun homme n'oserait rêver.

21:00 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2)