28 janvier 2014

La croissance au coeur des questions

images.jpgLa plupart des sujets sur lesquels nous devons nous prononcer ces temps sont tous en relation avec une question de fond; La croissance.

Il ne faudra pas compter sur les élus pour aborder frontalement le sujet car ils devraient prendre des mesures impopulaires et ne seraient donc pas reconduits.

Mais surtout, comme pour toutes les questions de choix sociétaux, les enjeux sont planétaires. Le monde globalisé a transformé la planète en un village et aucune décision ne peut être prise par un des membres de la communauté internationale seul.

Nous vivons une époque charnière qui inquiète et déstabilise les individus et les Etats. La réaction logique est le repli derrière les valeurs nationalistes moribondes. Et aucune gouvernance mondiale ne se dessine malgré les appels du pieds de certains pontes de l'ONU.

La transformation se fera donc vraisemblablement dans la douleur, mais elle se fera. Les chiffres, qui ne sont pas des statistiques mais des données réelles, sont révélateurs :

- En 1800, nous étions 1 milliard d'individus sur Terre;

- Aujourd'hui, nous approchons les 7 milliards;

- A la fin du siècle nous dépasserons les 11 milliards.

Nous devons nous préparer à un changement de paradigme profond en transformant dans nos esprits le terme de croissance par celui de prospérité. Il est temps de prendre en compte les alarmes de la communauté scientifique pour une gestion responsable des ressources non renouvelables. Nous devrions aussi nous préparer à envisager le partage du travail et permettre ainsi au plus grand nombre l'accès aux biens de nécessité et de confort tout en offrant du temps pour d'autres activités créatrices qui ne seraient pas directement liées à la production effrénée de biens de consommation superflus.

Cette transformation ne viendra pas du haut vers le bas. Aucun élu ne vous proposera un tel programme. Il se développera dans les consciences individuelles par une modification des habitudes générée par la quête de sens. Ceux qui ont pris ce risque goûtent déjà les fruits de cette réorientation, mais ils subissent l'inertie de la masse et tentent d'imposer leur vision par des mesures excessives et décalées qui leur font perdre leur crédibilité. L'écologie est récupérée politiquement par presque tous les groupes, mais le message est forcément dilué puisqu'il tente de s'insérer dans la contradiction fondamentale d'une croissance perpétuelle dans un monde forcément limité, notre planète.

15:15 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (17)

27 janvier 2014

Qui oserait questionner le FAIF ?

faller-120543.jpgLe 9 février est une date importante. Le vote sur l'immigration accapare l'attention. Presque personne n'ose remettre en question les 6,5 milliards que la Confédération s'apprête à verser dans le fonds pour les infrastructures ferroviaires.

Cet argent doit bien venir de quelque part. Jusqu'à aujourd'hui, le financement des investissements et de l'entretien des CFF était assuré principalement par les taxes prélevées sur l'utilisation des routes par les poids lourds (RPLP) et sur les huiles minérales et autres impôts sur les véhicules à moteur.

Seulement voilà, les véhicules devenant moins gourmands, voire même émancipés du pétrole, ne rapportent plus suffisamment. Il faudra donc procéder à une augmentation de la TVA et trouver d'autres ressources auprès des usagers de la route.

La votation contre la vignette était un premier signe très clair du ras-le-bol général sur cette propension de l'Etat à vouloir taxer l'automobiliste au delà du raisonnable pour entretenir un service public de transport cher, gourmand et non rentable.

Le manque de ressources disponibles pour l'amélioration du réseau routier est tel qu'il est presque devenu impossible de se déplacer en voiture. La migration sur les alternatives des transports publics est si conséquente qu'il n'est bientôt plus possible de trouver une place assise dans un tram ou un train aux heures de pointe.

Captifs, nous serons bien entendu tentés de valider les investissements prévus par le FAIF, tout particulièrement en Suisse romande pour rattraper le retard.

Je pense que c'est une erreur. Et nous serons peu nombreux à défendre cette position. Le TCS a ciblé son action sur la vignette et s'est déjà engagé à soutenir le fonds. Ce n'est pas le principe, ni le montant prévu pour ce fonds que je remets en question, mais son mode de financement et surtout le fait que cette votation ne soit pas coordonnée avec FORTA qui est l'équivalent du FAIF pour la route.

C'est tout ce que je demande. De la transparence. Que l'on sache d'où viennent les ressources et où elles vont. Alors oui, comme tout le monde, je validerai les investissements pour le rail.

15:21 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Humeur, Mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (7)

09 janvier 2014

Pont ou tunnel, rade ou lac ?

IMG_1913a.jpgGrâce à l'initiative du nouveau président de la commission des transports Daniel Zaugg, dont il semble fier, nous allons  vraisemblablement revivre le drame de 1996 lorsque les genevois ont invalidé leur acceptation du principe d'une traversée de la rade pour une simple question logistique.

Il faut savoir que le parlement a finalement accepté d'entrer en matière sur l'initiative 152 de l'UDC mais les pieds au mur. Le front s'organise donc pour torpiller la traversée de la rade, comme à peu près tout ce qui émane de l'UDC qui semble incarner le diable dans notre canton.

Les conséquences seront évidemment désastreuses. Le doute s'infiltrera dans les consciences et le résultat forcément mitigé permettra à Berne de repousser au calendes grecques le budget pour la traversée autoroutière du lac.

Si cette dernière est évidemment très importante pour faciliter le transit international, le tunnel sous la rade est pareillement incontournable pour les citoyens (contribuables) genevois qui n'en peuvent plus des conséquences désastreuses de la politique de dissuasion à l'encontre des transports individuels motorisés mise en place depuis une quinzaine d'années.

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le relever à plusieurs reprises dans de précédents billets, je rappelle que, selon les projections du rapport Mobilités 2030, nous devrons faire avec 30 % de véhicules privés supplémentaires à l'horizon évoqué. Les transports publics sont déjà saturés aux heures de pointe et le réseau ne peut plus être développé au centre.

L'évocation par les Verts des raisons de santé et de qualité de vie sont bientôt obsolètes puisque le développement de véhicules non polluants est devenu spectaculaire. A tel point que nous ne trouvons plus les sources de financement pour le rail qui étaient prélevées sur la vente des huiles minérales.

Mais surtout, on semble oublier que toutes nos activités quotidiennes dépendent de la mobilité. Tout ce que nous consommons doit parvenir sur les rayons des commerces. La plupart des corps de métier impliquent l'utilisation de véhicules de livraison ou de transport d'outillage et autre matériel d'intervention.

Les raisons de ce positionnement politique sont vraisemblablement à chercher dans le manque de ressources. Mais alors qu'on soit conséquent et qu'on envoie ce dossier à la commission des finances. Car le budget nécessaire à une traversée autoroutière assumée par le canton sera au bas mot quatre fois plus important et le partenariat public-privé ne trouvera les faveurs d'investisseurs qu'avec garantie de rendement conséquent.

07:56 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Humeur, Mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (7)

18 octobre 2013

1000 balles d'amende pour Eric Grassien

3354349564.jpgSur ce coup je sens que je ne vais pas me faire des amis... A lire les divers commentaires sur FB ou sur les blogs, presque tout le monde semble penser que cette amende est indigne.

La serait-elle moins si elle était infligée à une autre personne qui ne souffrirait pas de handicap ?

Je ne connais pas l'histoire d'Eric et je suis ravi que la place des Nations soit restée un espace ouvert aux manifestations. Eric savait à quoi il s'exposait en installant un camping sous la chaise. Grâce à un large soutien populaire et la réticence des autorités à faire preuve d'inhumanité, il a pu squatter la place plus d'un mois et a fini par obtenir un logement. Tant mieux pour lui.

Photo: ©Haykel Ezzeddine

Nous transportons fréquemment des personnes à mobilité réduite ou sérieusement handicapées dans nos taxis. Un grande majorité d'entre-eux ne sollicitent pas l'aide du chauffeur et développent une autonomie admirable. Seule une petite minorité se victimisent et font sentir leur mal être.

Eric fait assurément partie des battants. Fort du soutien massif des Genevois, il dénonce cette amende et obtiendra vraisemblablement satisfaction. D'une manière ou d'une autre. Tant mieux pour lui, ici encore. Mais sans moi.

Je relevais, un peu narquois, sur le blog d'Ezzeddine que 1000.- c'est pas cher payer pour un appartement à Genève. A la place d'Eric, j'en serais resté là et j'aurais payé cette amende presque avec plaisir. Non seulement j'aurais assumé cette modeste conséquence de mon acte, mais j'aurais posé une pierre de plus dans l'édifice de la non discrimination.

16:05 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

16 octobre 2013

Le féminisme en politique

761624592.JPGLe féminisme  existe-t-il en dehors de la politique ?

C'est avec compassion que je lis Mme Liliane Maury-Pasquier, membre des Femmes Socialistes, dans la TDG de ce jour lorsqu'elle nous dit : "Mais derrière tous ces hommes d’Etat et ces combattants, il y a des épouses, des mères ou des compagnes qui ont eu leur influence", pour fustiger l'absence de femmes célèbres dans un documentaire de la SSR ciblé sur une période définie de l'histoire suisse.

Qui mettrait en doute la complémentarité des hommes et des femmes ? Et pourquoi tant de femmes éprouvent ce besoin de faire comme les hommes ?

Sans ma mère, mon père n'aurait assurément pas réalisé la moitié de ses rêves. Ou bien est-ce grâce à elle qu'il en a développé deux fois plus ? Les femmes avec qui j'ai pu partager un bout de mon existence m'ont toutes augmenté. J'ose espérer que la réciproque est reconnue.

Une théorie suggère que l'homme tente désespérément d'atteindre le niveau de réalisation d'une femme lorsqu'elle met au monde le petit d'homme par une créativité compulsive et forcément insatisfaisante.

Nombre de ces femmes s'épanouissent à la simple observation de cette frénésie masculine et ne semblent pas éprouver la moindre des frustrations à servir de faire valoir au sens ou semble le suggérer Mme Maury-Pasquier. En ce sens, elles ont assurément atteint une sagesse dont semblent dépourvues les partisanes de la parité des genres.

Finalement, je plains un peu ces femmes qui entrent en guerre avec elles-mêmes et passent à côté d'expressions, de sentiments, d'épanouissements et de sensations exclusives à leur genre dont aucun homme n'oserait rêver.

21:00 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

08 octobre 2013

Fin et suite...

Voilà, une page se tourne. L'aventure a été intense.

J'y reviendrai...

Communiqué de presse du 8 octobre

Après réflexion je renonce à me présenter au second tour de l'élection au Conseil d'Etat Genevois. Je souhaite continuer à porter les idées pour lesquelles je me bats, mais le résultat que j'ai obtenu ne justifie pas ces prolongations. Je réalise la difficulté d'être candidat indépendant et j'en assume les conséquences.

Je reste cependant engagé afin que le nouveau gouvernement réalise pleinement l'importance de la traversée de la rade et de sa réalisation à court terme. C'est un projet d'importance majeure pour l'économie et l'emploi, pour la mobilité en général y compris la mobilité douce, pour le tourisme, pour le développement de notre région et pour la liberté des citoyens.

Afin que l'idée s'imprègne, elle doit être incarnée et défendue au sein du collège. Pour ma part j'y contribuerai autrement, dans la mesure des circonstances et selon mes compétences.

Je remercie chaleureusement celles et ceux qui ont cru comme moi que les temps étaient mûrs pour remettre en question les stratégies partisanes et idéologiques. Et j'espère que les pragmatiques continueront à voter utile pour débloquer et faire avancer Genève.

Pierre Jenni

13:38 Écrit par Pierre JENNI dans Conseil d'Etat, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (8)

30 septembre 2013

Une nouvelle loi sur les taxis

IMG_0110.JPGAinsi le parlement sortant s'apprêterait à voter en urgence une Xième loi sur les taxis et limousines, après plus de 7 ans de travaux dont 3 à la commission des transports.

Ces travaux se sont fait à huit clos rigoureux puisque aucun commissaire n'était autorisé à sortir les comptes rendus de séances et communiquer sur l'avancement.

Ainsi, les milieux professionnels du transport de personnes n'ont été auditionnés qu'une fois courant 2010. Malgré les promesses du président de la commission, ils n'ont pas pu s'exprimer sur les conclusions de la sous-commission avant le vote en plénière. Nous avons pu télécharger le projet avant-hier, comme tout le monde, et constater que les fuites étaient confirmées et les craintes fondées.

Ce sont donc moins de 7 personnes qui vont décider de l'avenir du transport professionnel de personnes et plus particulièrement des taxis. Ils se cacheront derrière le vote du parlement, qui ne saurait remettre en question cet énorme travail, et qui se cachera, à son tour, derrière le peuple qui devra valider cette loi.

Alors que la loi actuelle avait fait l'unanimité mais n'a pas été appliquée, essentiellement par manque de ressources, cette nouvelle mouture subira les mêmes défauts, aucun investissement n'étant programmé pour effectuer les contrôles.

Comment justifier une telle précipitation à faire passer en force un texte rejeté par les principaux concernés ? Comment fera le nouveau ministre en charge de la mise en musique d'une loi qu'il réprouvera ?

Cette manière de procéder est un vrai déni de démocratie que je dénonce haut et fort.

Pourvu qu'ils n'aient pas le temps d'entrer en matière...

17:15 Écrit par Pierre JENNI dans Genève, Humeur, Mobilité | Lien permanent | Commentaires (3)

13 août 2013

Aéroport de Genève

Je publie ici ma chronique mobilité parue dans la Tdg de ce jour.

saurer-(suisse)-aeroport-de-geneve-cointrin-9971.jpg Nous apprenions dans la Tdg du 12 juin que la fronde s'organise contre l'extension de l'aéroport.

On connaît l'objection des Verts, et des associations qui leur sont proches, à la croissance et l'opposition des communes concernées ne surprendra personne.

Indépendamment des arguments discutables de l'augmentation des nuisances, le fond du débat se tient évidemment autour de la crainte d'un développement effréné et non maîtrisé de la région.

Voilà qui pourrait surprendre puisqu'on ne cesse de parler du Grand Genève et qu'il s'agirait justement d'anticiper ce développement, le cadrer par un aménagement du territoire réfléchi, un urbanisme qui permette la création d'éco-quartiers et la limitation des déplacements parasitaires.

A Genève, nous avons la chance d'avoir un aéroport proche du centre qui permet un gain de temps extrêmement apprécié par tous les visiteurs et plus particulièrement par les hommes d'affaires.

La modernisation de son aile est justement la garantie que le site est conservé et qu'on ne verra pas de sitôt un projet de délocalisation d'un aéroport à l'étroit entre la ville et la frontière.

Mais surtout, on mesure l'inconscience et l'inconséquence des opposants qui seront les premiers à hurler lorsque les multinationales, qui représentent près de 25 % de la masse salariale du canton, et les organisations internationales iront voir ailleurs si l'herbe est plus verte.

Ils auront alors la satisfaction de revivre dans un village, mais ils n'auront plus de travail.

00:26 Écrit par Pierre JENNI dans Conseil d'Etat, Genève, Mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

05 août 2013

Armée suisse

Armee-suisse_pics_809.jpgSuite à un article sur le blog de Charles Piguet sur la votation du 22 septembre, je suis tombé sur un commentaire de Yann qui va droit à l'essentiel. Je me permets de le reproduire ici.

Soit nous avons fait l'armée et donc vérifié les propos de Yann, soit nous avons des enfants, des neveux, qui nous racontent une histoire tellement semblable qu'on ne peut que se poser des questions.

Merci à Yann pour ce discours atypique du 1er août !

 

Vos spécialistes étrangers, ils me font bien rire. J'en ai vu un cet année en cours de répétition. Un major d'un pays nordique. Il est venu se promener, on lui a fait visiter en coup de vent les 2 ou 3 trucs qui marchaient le moins mal en se gardant bien de lui montrer le gros de la troupe en train de fumer des joints ou de faire la sieste planqué dans un coin. Il a reçu un joli panier avec des bouteilles de pinard et un bon repas, et il est reparti bêtement le sourire au lèvres.

Et c'est en gros le problème perpétuel. En s'accrochant au modèle d'armée que nous avons, on cache honteusement la vérité à la population: Notre armée est faite de bras cassés qui tiendraient 3 minutes en cas de conflit. A moins qu'on ne se décide à régler les guerres par des jeux à boire ou par un tournoi de jass, qui sont grosso modo les seules compétences qu'on acquière encore dans l'armée suisse, ce serait un massacre.

L'armée que nous avons actuellement est le plus grand danger pour la sécurité nationale qui soit.

Parce qu'elle fait tellement tout pour paraître utile qu'elle passe son temps à cacher son impréparation. PERSONNE n'est motivé. Personne n'y croit. Personne ne fait d'effort parce que la formation est absurde. Tout le monde réussit les tests haut la main, mais uniquement parce qu'ils sont une mascarade. Les sous-officiers donnent les réponses aux soldats pendant l'examen pour ne pas risquer de se faire sucrer les sorties. Du coup personne n'apprend rien, puisque de toutes façons, ça ne sert à rien. Mais les apparences sont sauvées: Sur le papier tout le monde a été formé.

Les situations où un gars mal formé crée du danger avec une arme mal assurée ou en faisant le con avec du matériel cher ou des véhicules sont quotidiennes. Tout le monde est à la frontière de l'alcoolisme. Les sommes d'argent gaspillées honteusement, rien qu'en carburant ou en cartouches (toujours commandées en quantité dix fois trop grandes et finies en rafale à l'arrache histoire de justifier leur commande) seraient un scandale d'une ampleur rare dans l'histoire suisse récente si on s'amusait à faire un audit sur l'armée.

Sur l'entier de ma compagnie, 80% de la troupe facilement assurait le mois dernier voter OUI à cette initiative. Et pas pour ne pas finir ses jours, puisque le temps que ce soit mis en place, peu d'entre nous seront encore là. Non, simplement parce que plus personne ne comprend ce qu'il fout là, à faire semblant d'être une armée alors que nous ne sommes qu'un ramassis d'ivrognes qui tourne en rond, sans rien faire.

Si même au sein de l'armée, plus personne n'en comprend l'intérêt, peut-être serait-il temps de réaliser que nous avons un problème profond avec cette institution gérée par des incapables. Les officiers font joujou et s'imaginent que c'est un jeu, mais ne savent en majorité pas gérer des hommes et seraient les premiers à se faire dessus en situation réelle. Où d'ailleurs personne n'accepterait de les suivre tant il est clair que cela finirait en carnage. Sans mission claire et dangereuse, il serait temps de donner un grand coup de pied dans l'armée suisse. J'aurais plus confiance en 10'000 personnes formées et motivées qu'en 100'000 couillons qui attendent la fin sans savoir ce qu'ils font là. Oui, notre armée actuelle est une menace pour notre sécurité. Et prétendre le contraire, c'est soit ne pas y avoir mis les pieds ces 10 dernières années (au moins), soit être un contractuel et avoir peur pour son beurre, soit vivre dans un monde parallèle.

Aucun argument ne remplacera l'expérience de plusieurs années à voir de l'intérieur cette institution se transformer en vaudeville pitoyable... Mais malheureusement, les vieux nostalgiques ne voudront jamais le croire, le résultat sera non, et on pourra continuer à creuser, puisque le fond a déjà été atteint. Mais soutenir l'armée dans sa forme actuelle en continuant à prétendre qu'elle nous protège, pour moi c'est presque une trahison envers le pays...

Écrit par : Yann | 01/08/2013

16:46 Écrit par Pierre JENNI dans Air du temps, Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

04 août 2013

Géothermie

images.jpgDans la tribune du 31 juillet 2013, nous découvrons un semblant d'information sur les éventuelles causes de la secousse sismique dans le canton de Saint-Gall.

En fait, nous n'apprenons rien, puisque personne ne connait les causes de cet incident qui n'est pas une exception dans cette région du globe. En effet, la Suisse vit dans une région particulièrement sensible du fait de la présence des Alpes.

La prudence est de mise lorsque l'on entreprend des forages d'envergure. Je salue donc le réflexe des autorités et des sociétés actives dans la promotion de la géothermie.

En revanche, je fustige les frileux qui voudraient mettre un terme à cette recherche prometteuse qui permettrait certainement de diminuer de manière conséquente notre consommation de matières premières et donc d'atteindre les objectifs minimaux instaurés lors de la signature du protocole de Kyoto il y a déjà plus de 20 ans et auxquels nous avons adhéré.

De tous temps les humains ont diabolisé les "sorciers" qui n'étaient que des esprits pensants. Des êtres qui entendaient penser par eux-mêmes et développer ce merveilleux outil inhérent à notre genre, l'intelligence.

Grâce à eux, et à tous ceux que nous avons brûlés et torturés, nous vivons aujourd'hui dans des sociétés avancées et confortables. Grâce à eux, nous continuerons à évoluer en tenant compte de la limitation de nos ressources.

13:13 Écrit par Pierre JENNI dans Conseil d'Etat, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1)