12 avril 2016

20.- la pipe

prostitution.jpgMalgré plus de quinze années d'échec avéré de la politique de criminalisation des clients de la prostitution en Suède, les Français ont à leur tour décidé de faire le bien des gens malgré eux.

Ce ne sont pourtant pas les rapports qui manquent. Notamment celui de l'expérience inverse de la Nouvelle Zélande qui confirme les effets encourageants de la dépénalisation du sexe.

Une des premières conséquences pour Genève, c'est un afflux massif des professionnelles du sexe qui, non seulement font pression artificielle sur les tarifs, mais aussi sur les pratiques à risque. Comme vérifié en Suède, la pénalisation oblige les acteurs à se cacher et à fonctionner sans les protections de base.

Indépendamment de ces diverses expériences, on devrait s'interroger sur cette tendance qu'a l'homme à vouloir contrôler la nature au sens large, et la sienne, du moins son caractère animal. Et on devrait aussi objectivement observer ce qui se passe dans nos vies de tous les jours.

Un ami me confiait récemment que ses potes ne s'encombraient pas de maitresses et des galères inhérentes à ces infidélités qui mettaient leur couple en péril. Ils recourent donc, pour la plupart, à des services tarifés, soit sous forme de massages augmentés ou autres petites attentions qui méritent récompense. Car il faut bien le reconnaitre, à partir d'un certain âge et d'un certain nombre d'années de vie conjugale, le désir mutuel s'estompe mais la bête reste vivante. La chimie permet d'ailleurs de prolonger cette force vitale qui participe à une des activités les plus jouissives sur cette Terre.

Je ne me prononcerai pas sur la position des femmes dans cette affaire, incapable que je suis de me mettre à leur place. Mais je m'insurge contre les bien-pensants qui se sentent obligés de décider pour les autres en augmentant considérablement les effets pervers et les risques des femmes qui ont choisi de pratiquer ce métier qui, rappelons-le, reste le plus vieux métier du monde. Mais lorsqu'on écoute les principales concernées, elles rejettent à 98% ces lois liberticides qui ratent leur cible.